Citation de la semaine
« Si l’amour embellit les femmes, les femmes, elles, embellissent l’amour. » (Anne Bernard)
AVEC TOI, CLAIRE, J’AURAIS AIME LA VIE : CLAIRE MAZARD/HELENE LUNE

FICHE TECHNIQUE :
Titre Français : Avec toi, Claire, j’aurais aimé la vie
Titre Original : Avec toi, Claire, j’aurais aimé la vie
Auteur : Claire Mazard & Hélène Lune
Date de Sortie : Octobre 2004
Nationalité : Française
Genre : Roman Adolescent
Nombre de Pages : 155 Pages
Editeur : De La Martinière
ISBN : 2-7324-3193-1
QUATRIÈME DE COUVERTURE :
Hélène va passer me prendre en mobylette tout à l’heure.
Nous irons au Cigalou.
Dans le silence, nous nous sentons si bien.
Le silence ne nous gêne pas, au contraire, il nous rapproche.
Ma petite Hélène, j’ai parfois envie de me confier à toi. Toi seule, j’ai l’impression, peut m’aider.
Me comprendre.
J’aimerais que tu puisses entendre ce que je ne dis pas…
AVIS PERSONNEL :
Ce roman est écrit à quatre mains par Claire Mazard, à qui l’on doit entre autres le très beau Macaron Citron et Hélène Lune dont il s’agit du premier livre publié. Paru dans la collection Confessions des éditions De La Martinière, cet ouvrage sonne effectivement comme une confession.
Tout commence le 2 Juillet 1975 par les mots d’une jeune fille, Claire, sur son journal intime. Le journal intime débutant d’une adolescente qui passe ses vacances chez ses grands-parents qu’elle admire et qu’elle aime, alors que ses parents sont eux totalement absents. Sa meilleure amie, Hélène, vient la voir et elles partent en mobylette à travers champs. Une histoire qui commence de manière simple voire même banale, mais qui se complique à cette petite phrase : « Une question me préoccupe. À la fin de ce journal, y aurai-je répondu ? Dans ce cahier, oserai-je être vraiment sincère ? »
Parce que c’est cela qui est au centre du livre finalement. Ces questions que tout le monde se pose, qui sont sous-jacentes et qui pompent une quantité impressionnante d’énergie à refuser d’obtenir des réponses. Ces questions qui étouffent, qui empêchent de vivre, mais qui finalement construisent les individus et les rendent vivants.
Claire adore être en compagnie d’Hélène et Hélène n’a que Claire à qui se confier et à qui parler. Elles partagent toutes les deux une amitié très forte et puissante qui va au-delà des mots. J’ai adoré la manière dont les conversations tues prennent vie. La manière dont les actes manqués sont plus importants que ceux réalisés.
À ce titre, ce baiser qui n’a pas lieu entre les deux adolescentes, seules dans un pays étranger, dans une chambre d’hôtel, restera des plus marquants. Parce que s’il avait eu lieu, l’histoire aurait été assurément différente. Oui, mais voilà il n’a pas eu lieu.
Un très beau titre sur la difficulté de communiquer, sur l’amour et l’amitié, sur la vie tout simplement.
EXTRAITS :
« Si un jour j’écris, je publierai mes récits sous un pseudonyme. Claire Garrigue. Dans cette phrase : deux idées importantes. Tout d’abord « si un jour j’écris… ». J’ai 16 ans, Plus tard, je veux être écrivain. Ecrivaine.
Besoin d’évasion. De rêve. Envie d’y croire.
J’aime écrire. J’aime les mots sur le papier. Ils m’aident à vivre.
Ce matin, de bonne heure, après avoir acheté les croissants pour mes grands-parents, je suis allée à la librairie, place Arago, la plus grande librairie-papeterie de Perpignan. J’étais seule dans les rayons. J’ai pris mon temps pour choisir un gros cahier, 180 pages, bleu, marque Clairefontaine, et un stylo à plume Waterman avec des cartouches d’encre turquoise.
Aujourd’hui, 2 juillet 1975, sur ce cahier, je commence mon journal.
Oserai-je laisser parler mon cœur ?
Saurai-je l’écouter ?
Arrêter le temps, écrire ce que je ressens…
Ce n’est pas toujours facile…
Une question me préoccupe.
À la fin de ce journal, y aurai-je répondu ?
Dans ce cahier, oserai-je être vraiment sincère ? » (Pages 7-8)
Isabelle B. Price (22 Mars 2010)





