ÉTERNELLE : UNE HISTOIRE SUPPLÉMENTAIRE DE VAMPIRES



FICHE TECHNIQUE :
Année de Production : 2004
Réalisateur : Wilhelm Liebenberg, Federico Sanchez
Scénariste : Wilhelm Liebenberg, Federico Sanchez
Avec : Sarah Manninen (Wildcat), Caroline Néron (Elizabeth Kane), Victoria Sanchez (Irina), Conrad Pla (Raymond Pope), Ilona Elkin (Nancy Cusack), Nick Baillie (Dean Cusack), Luke Bélanger (le jeune flic français), Liane Balaban (Lisa), Joey Pla (Nathan), James A. Woods (Tom), Suzanna Lenir (Brenda)
Nationalité : Américaine
Genre : Horreur
Durée : 1h 47min.
Titre Original : Eternal
RÉSUMÉ :
Il y a quatre cents ans, elle a tué 650 femmes pour se baigner dans leur sang. Aujourd'hui, ça recommence...
Le détective Raymond Pope, père d'un petit garçon et amant de la femme de son meilleur ami, réalise un jour qu'il n'a plus de nouvelles de sa femme depuis quelques temps et qu'il ignore où elle est partie. Il décide d'enquêter sur sa disparition de manière non officielle.
La dernière personne à avoir vu Jessica, l'épouse de Raymond, vivante est Elizabeth Kane, une femme mystérieuse habitant dans un palace en compagnie d'Irina. Fasciné par cette personne intrigante et séduisante, Raymond découvre petit à petit qu'elle n'est pas aussi angélique qu'elle y paraît.
En effet, Elizabeth, tue des jeunes femmes après les avoir séduites. Elle se nourrit ensuite de leur sang puis se baigne dans celui-ci, persuadée que cela lui garantit la vie éternelle.
AVIS PERSONNEL :
Encore un film de vampires mais qui n'a rien à voir avec la série Buffy. Il y a de superbes femmes, des meurtres, du sang, de la violence, de la douleur et du sexe. Du sexe à foison. Et comme il semble que vampirisme et lesbianisme soient toujours étroitement liés, il y a souvent deux femmes très séduisantes en train de s'embrasser.
En effet, Elizabeth Kane, la meurtrière sanguinaire, est persuadée que pour garder la jeunesse éternelle, ses victimes doivent lui offrir leur beauté de manière consentante. Pour ce faire, Elizabeth séduit de belles jeunes femmes qu'elle embrasse, dévêtit et assassine. Elle leur promet du sexe et leur offre la mort.
Est-ce que quelques baisers entre plusieurs femmes magnifiques et une bonne dose de sensualité font d'un film un film lesbien ? Assurément non. Le tout ressemble plutôt à un appât pour séduire le public masculin et l'amener à regarder le long-métrage. Un peu comme pour Basic Instinct où la relation saphique entre les deux héroïnes était destinée à assouvir un fantasme masculin. On pourrait nommer cette attitude « Exploitation du filon lesbien ».
Par ailleurs, le reste du film apporte un message relativement simple et pessimiste. La première victime, la femme de l'inspecteur qui apparaît bisexuelle, meurt après avoir quitté son mari pour vivre une relation homosexuelle avec une inconnue. C'est clair et net : ne soyez pas lesbienne ou vous mourrez.
Éternelle est un long-métrage pour public averti qui véhicule une représentation très négative de l'homosexualité féminine et de la bisexualité. Il regorge de violence, de sexe, de sang et de clichés. Sexy mais navrant.
EXTRAITS :
ELIZABETH : Dis-moi, au juste, tu as dit que tu allais où à ton mari ?
JESSICA : Mais quel mari ?
ELIZABETH : C'est très compliqué d'enlever une alliance.
JESSICA : Pardon. Je suis... Je croyais pas que ça… Ça me rend mal à l'aise. Je… C'est important vous croyez ?
ELIZABETH : Pas vraiment. C'est ta première fois ?
JESSICA : Oui.
ELIZABETH : C'est drôle, ça j'en doute beaucoup.
JESSICA : Alors vous avez tort.
ELIZABETH : C'était réussi ta première fois ?
JESSICA : Vous lisez dans les pensées ou quoi ?
ELIZABETH : C'était avec qui ?
JESSICA : Crystal. Crystal Williams.
ELIZABETH : Crystal Williams... J'ai comme l'impression qu'elle t'a marquée.
JESSICA : C'était à l'université.
ELIZABETH : Intéressant.
JESSICA : Ça a été la seule fois, d'ailleurs.
ELIZABETH : Mais tu n'as jamais oublié la sensation.
JESSICA : Non.
ELIZABETH : J'ignore d'où vous sortez mais vous êtes ici sans invitation alors j'espère que vous avez de bonnes raisons de vous imposer.
RAYMOND : Cette femme à qui vous parliez sur le site Internet, quand l'avez-vous vue pour la dernière fois ?
ELIZABETH : Est-ce qu'il lui est arrivé quelque chose ?
RAYMOND : Elle a disparu.
ELIZABETH : Elle a peut-être plaqué son mari.
RAYMOND : Ouais. C'est ma femme. Alors arrêtez donc avec vos réponses qui amusent la galerie et dites ce que vous savez.
Isabelle B. Price (Avril 2006)









