IMAGINE ME & YOU : INTERVIEW DES ACTRICES LENA HEADEY ET PIPER PERABO
(SUITE)
Et vous êtes la seule femme dans la bataille des Thermopyles ?
LENA : Je suis la Reine de Sparte, aux côtés de Gerry Butler qui joue le Roi. Ils partent faire la guerre et je reste pour maintenir la résistance politique pendant qu’ils vont combattre. Les Vénitiens sont en supériorité numérique.
PIPER : C’est toi la Reine de Sparte ?
LENA : Ouais. J’ai vraiment un rôle fantastique. C’était vraiment une très bonne expérience. L’étrange écran bleu vert était effrayant. C’est un peu bizarre et émotionnellement il n’y a rien à quoi se connecter excepté le fait qu’il y ait l’autre acteur – mais il n’y a pas de chaise, pas de table, pas de livre. C’est très étrange mais le réalisateur est génial et c’est un être humain exceptionnel et un réalisateur brillant. Je me suis éclatée.
Piper, vous avez tourné dans neuf films en deux ans. Pour lesquels êtes-vous le plus enthousiaste ?
PIPER : La rétrospective Piper va sortir d’un moment à l’autre maintenant. Ça sonne tellement cliché de dire que j’aime celui-ci et puis celui-là. Je trouve ça tellement drôle. C’est finalement très agréable de ne pas vous sentir gênée de dire lorsque vous aimez vraiment vos films. Maintenant, je dis des choses du genre : « Allez le voir, vous allez l’aimer. » C’est vraiment un sentiment agréable parce que d’habitude vous dites plutôt (elle murmure): « Ça s’appelle Slap Her She’s French [Giflez-la, elle est française] et j’espère que vous irez le voir. » Et j’ai aussi tourné dans ce film avec Guy Pearce qui s’appelle « First Snow » qui m’enthousiasme vraiment. Il a été réalisé par Mark Fergus dont c’était la première réalisation, et c’est une sorte de drame psychologique de la désolation qui se passe à Albuquerque. Vraiment réjouissant.
Vous avez fait des choix professionnels vraiment intéressants, de Coyote Girls en passant par Treize à la douzaine. Comment prenez-vous ces décisions ?
PIPER : Ça dépend beaucoup d’avec qui je serai amenée à collaborer. Et ça ne se limite pas juste aux acteurs mais aussi au réalisateur ou au scénariste. S’il y a quelqu’un avec qui je pense qu’il serait intéressant de travailler, genre Steve Martin, c’est plutôt difficile de refuser, peu importe ce qu’il demande. Il est tellement intelligent et drôle donc ça dépend beaucoup de si ce sera potentiellement intéressant à faire.
Lena, est-ce que le tournage des Frères Grimm a été difficile ?
LENA : Je dois avouer que quand j’ai terminé ce film, j’en étais à me dire : « Je ne sais pas si je veux continuer à faire ce métier. » Ça m’a vraiment fait me questionner.
Les critiques prouvent souvent que lorsqu’une actrice ou un acteur américain est engagé dans un film anglais, il se perd parfois à essayer de garder le bon accent. Piper, étiez-vous consciente de ça ?
PIPER : J’étais très attentive à essayer d’être le mieux préparée possible dès le premier jour de tournage, afin de pouvoir tout mettre en place, comme pour n’importe quelle forme d’entraînement. Je déteste voir quelqu’un prendre un accent sans être convaincant. Je trouve ça distrayant et ridicule donc c’était effrayant de faire ce film pour cette raison. Parce que si vous merdez dans un film anglais et qu’ils ont potentiellement engagé n’importe quelle géniale actrice anglaise, vous passez pour une conne, vous voyez ce que je veux dire ? Je trouve que c’est impressionnant lorsque les acteurs le font avec succès et c’est un défi intéressant pour moi d’essayer de modifier sa voix de façon aussi radicale.
Gardiez-vous cet accent entre les prises ?
PIPER : Oui, beaucoup au début. Puis les gens ont commencé à se moquer de moi, donc j’ai dû arrêter. Quand on sortait le soir, je prenais toujours cet accent alors Lena me disait : « Arrête ! »
LENA: Quand on sortait, elle gardait cet accent et je disais : « Je ne la connais pas. »
Traduction Magali Pumpkin (15 Mars 2010)
Interview Originale sur le site Cinecon.com







