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« Si l’amour embellit les femmes, les femmes, elles, embellissent l’amour. » (Anne Bernard)


LES ÉCRANS MAUVES : PLUSIEURS CINÉASTES LESBIENNES LIVRENT LEUR VISION DU CINÉMA

 

Les Ecrans MauvesLes Ecrans MauvesLes Ecrans Mauves

 



FICHE TECHNIQUE :


Année de Production : 1999

Réalisateur : Marc Mauceri

Scénariste : Marc Mauceri

Avec : Cheryl Dunye (Elle-Même), Rose Troche (Elle-Même), Maria Maggenti (Elle-Même), Monika Treut (Elle-Même), Sue Friedrich (Elle-Même), Heather Lyn MacDonald (Elle-Même)

Nationalité : Américaine

Genre : Documentaire

Durée : 57 minutes

Titre Original : Lavender Limelight



RÉSUMÉ :


Plusieurs réalisatrices de films lesbiens discutent de leur travail, de leurs motivations, de leurs débuts et de leur vision du cinéma. Cheryl Dunye, Rose Troche, Maria Maggenti, Monika Treut et d’autres parlent de leur vie en tant que femme homosexuelle et du message qu’elles souhaitent faire passer à travers leurs films.



AVIS PERSONNEL :


Lavender Limelight, traduisez Les Écrans Mauves en français, est un documentaire extrêmement intéressant qui donne la parole à plusieurs réalisatrice lesbiennes. Parmi elles vous reconnaîtrez sans problème Cheryl Dunye qui a écrit, réalisé et interprété The Watermelon Woman, Rose Troche à qui l’on doit le célèbre Go Fish et qui a travaillé récemment sur The L-Word, Maria Maggenti qui a également écrit et réalisé L’Incroyable Histoire Vraie de Deux Filles Amoureuses, Monika Treut connue pour Virgin Machine, Sue Friedrich, réalisatrice de Hide and Seek et Heather Lyn MacDonald à qui l’on doit Ballot Measure 9.

L’auteur de ce documentaire, Marc Mauceri, interroge ces précurseurs qui ont proposé au début des années 90 un cinéma différent fait par et pour les homosexuelles. On apprend beaucoup de leur parcours, de ce qu’elles ont vécu et de leur vision de leur métier. Leurs déclarations ressemblent parfois à des confidences entre amies et amènent un éclairage différent sur telle ou telle oeuvre.

Éclairés par des extraits de leurs oeuvres, les propos tenus par les réalisatrices vont plus loin que le simple « je fais des films ». Il est question de frustrations, de passion, de style, d’amitié…

On a l’impression de passer de l’autre côté et de découvrir un peu du processus de création de ces longs-métrages qui ornent les rayons de nos dvdthèques.

À découvrir.



EXTRAITS :


ROSE TROCHE : Le plus drôle à propos de Go Fish, c’est que je l’ai tourné alors que j’étais à la fac. Et ma plus mauvaise note, c’était en « narration ». Je n’écrivais jamais de récit. Quand je voulais tourner un film, je le concevais, je prenais une caméra et je filmais. Pour synchroniser le son, je prenais une journée. Mais pas de narration, c’était très expérimental. Tout ce qu’on peut faire avec de la pellicule, je l’ai fait. Même la brûler. « Laisse-la sur l’ampoule ! » Toutes les choses folles qu’on essaie pour produire des effets optiques et tout ça. Mes courts-métrages sont de cette trempe. C’est un amour différent du cinéma.

MARIA MAGGENTI : Le problème quand on tourne un film lesbien, quand on est une cinéaste lesbienne dans un univers où les voix sont rares, qui manque de filles pour narrer toutes les histoires possibles, c’est qu’on a la responsabilité de répondre aux besoins que la communauté veut voir traités à l’écran. Et aucun cinéaste ne peut faire cela. On ne peut pas. Il faut prendre la responsabilité d’être un artiste avec sa voix propre. Mon film donne ma vision de l’amour entre ados. Ce n’est pas une image universelle.

 

Isabelle B. Price (05 Septembre 2008)

 

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