Citation de la semaine
« Ok, tu ne peux pas devenir lesbienne juste parce que tu ne veux pas perdre de poids. Je sais ce que tu penses, tu vois des gens comme… Rosie O’Donnell et tu penses « Eh bien, si elle peut trouver l’amour… » Mais ce n’est pas dans ce sens que va le lesbianisme. Regarde The L-Word. » (Celia dans la série Weeds)
MAPLE PALM : UN FILM POLITIQUEMENT ENGAGE COMPLETEMENT RATE



FICHE TECHNIQUE :
Année de Production : 2006
Réalisateur : Ralph Torjan
Scénariste : Robert J. Feldman, Ralph Torjan
Avec : Deborah Stewart (Nicole), Andrea Carvajal (Amy), Taymour Ghazi (Glen, l’Agent de l’Immigration), Robert J. Feldman (Billy), Lynda Lefever (la Mère de Nicole)
Nationalité : Américaine
Genre : Drame
Durée : 1h 56min.
Titre Original : Maple Palm
RESUME :
Nicole et Amy vivent en couple depuis plus de quinze ans. Amoureuses comme au premier jour, elles doivent sans cesse faire attention aux forces de police étant donné que Nicole est illégalement présente sur le sol américain.
AVIS PERSONNEL :
J’ai senti dès les premières images que Maple Palm allait être l’un de ces films que je regrette d’avoir vu. Pas manqué. C’est une lamentable daube et encore je suis gentille.
L’ouverture sur le drapeau américain au vent prouve que l’on va avoir droit à un film politique et engagé. Très bien, ensuite une version carte postale nous fait découvrir l’éblouissant soleil californien, la mer, la végétation et on s’arrête sur une blonde qui observe l’horizon d’un pont. Elle se met à marcher et on prend le mal de mer à la suivre caméra au point. Je me suis dit que le caméraman avait intérêt à stabiliser sa caméra s’il ne voulait pas que je vomisse avant la fin de l’introduction. Heureusement à ce moment là, la blonde termine son long périple sur le trottoir pour s’approcher d’une brune à la peau mâte assise par terre. Elle l’enlace, l’embrasse. Toutes les deux se chamaillent et montrent qu’elles sont amoureuses.
Elles rentrent chez elles et s’envoient en l’air. Je me suis dit « Cool. Une scène d’amour au début. C’est rare. » C’est la seule originalité du long métrage. Rien n’est crédible à partir de cet instant là. Un homme s’introduit dans leur superbe villa pour arrêter Nicole qui est une immigrée illégale. Il est violent et se jette sur Amy qui étant donné qu’elle a la peau foncée est forcément celle qui est en faute. Mais la blonde, Nicole, lui dit d’arrêter, Amy est américaine. C’est elle la criminelle. Et là Amy fait une crise et prouve qu’elle souffre d’importants problèmes de santé. L’agent de l’immigration ne comprend pas comment réagir et observe Nicole s’occuper de la femme qu’elle aime.
Comment justifier que ce film est un navet ? Le scénario est irréaliste au possible. Comment une femme souffrant de tels problèmes de santé, nécessitant un équipement médical et n’ayant pas de couverture sociale peut-elle vivre avec la femme qu’elle aime, qui ne peut pas travailler légalement dans une maison de ce prix là ? Comment peuvent-elles être si bien habillées ? Comment penser que l’officier de l’immigration travaille seul et que personne ne se soucie de son absence ? Comment penser qu’il est aussi stupide ? Complètement incohérent.
Ensuite le jeu des acteurs, il laisse vraiment à désirer. J’ai déjà mentionné la caméra qui ne semble pas savoir ce qu’elle doit vraiment filmer ni comment elle doit le filmer. La bande son est trop forte, trop exposée. Etc etc…
La seule chose positive est le débardeur blanc de la blonde. J’ai adoré le débardeur. Finalement ma mère a tort. Le blanc ça va pas mal aux blond.
EXTRAITS :
NICOLE : La prochaine fois on conduira.
AMY : Non, on ne peut pas, c’est trop risqué.
NICOLE : Et tu es trop précieuse.
AMY : Est-ce que c’est ?
NICOLE : Non, probablement pas.
AMY : Sois juste…
NICOLE : Je suis toujours prudente.
AMY : Arrête.
NICOLE : De finir tes phrases ?
AMY : Oui.
AMY : Ce n’est pas parce que je suis parano que ça veut dire qu’ils ne nous observent pas.
GLEN : Ecoutez, il n’y a aucune manière facile de le dire mais elle va être…
NICOLE : Déportée ?
GLEN : Oui.
NICOLE : Alors vous l’avez coincé contre le mur avec votre corps.
GLEN : Elle résistait et parfois ils courent. Je n’ai pas réalisé.
NICOLE : Exactement. Vous n’avez pas parlé et présumé.
GLEN : Non, j’ai localisé ma cible et je dois y mettre fin.
NICOLE : Ce n’est pas votre cible ! Salaud ! Je le suis ! Elle est américaine. Je suis votre immigrante.
GLEN : Nicole Martin ?
Isabelle B. Price (09 Juillet 2008)




