365 Without 377

La dépénalisation de l'homosexualité en Inde en 2009

Année de Production : 2011

Réalisation : Adele Tulli

Scénario : Adele Tulli

Avec : Beena, Pallav, Abheena

Nationalité : Indienne

Genre : Documentaire

Durée : 53 minutes

Titre Original : 365 Without 377

365 Without 377 : Résumé

En 1860 les colons britanniques imposaient au Code Pénal indien la section 377 criminalisant les actes sexuels entre adultes consentants de même sexe, les stigmatisant en les qualifiant d’actes contre nature.

Il a fallu attendre le 02 juillet 2009 pour que la Haute Cours de Delhi supprime cette close. Ce documentaire suit une lesbienne, un gay et un transsexuel qui se sont battus pour obtenir cette dépénalisation.

En 1860 les colons britanniques imposaient au Code Pénal indien la section 377 criminalisant les actes sexuels entre adultes consentants de même sexe, les stigmatisant en les qualifiant d'actes contre nature. Il a fallu attendre le 02 juillet 2009 pour que la Haute Cours de Delhi supprime cette close. Ce documentaire suit une lesbienne, un gay et un transsexuel qui se sont battus pour obtenir cette dépénalisation.

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
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Résumé : Bouleversant d'autant plus que l'homosexualité a été recriminalisée en 2013 en Inde.

Note des lectrices : Soyez la première !
66

Ce documentaire est simplement bouleversant et inoubliable. Il m’a énormément rappelé le documentaire Paragraphe 175 qui traite de la déportation homosexuelle pendant la seconde guerre mondiale. Cette œuvre a la même force et la même puissance. Elle débute par des extraits du code civil indien et explique que la colonisation britannique leur a laissé des lois homophobes qui condamnaient les relations entre personnes consentantes du même sexe et faisaient risquer à leurs auteurs de lourdes peine de prison.

Il faudra attendre 2009, vous vous rendez compte, 2009 ! Pour que cet article soit abrogé. En Inde les associations LGBT et les militants se sont battus pendant des années et des années pour être reconnus en tant qu’individus libres et fiers et ne plus risquer la prison. C’est quand même incroyable quand on y pense. La dépénalisation de l’homosexualité en France n’est peut être pas si ancienne mais elle est quand même intervenue il y a plus de trente ans. Du coup c’était fort de découvrir à quel point ces hommes et ces femmes se battent pour quelque chose d’absolument nécessaire, pour juste avoir le droit d’exister et d’être différents.

Le documentaire a été tourné un an après la dépénalisation. Il suit trois personnes, un gay, une lesbienne et un transsexuel. J’ai particulièrement aimé ces trois portraits. Je crois que celui qui m’a le plus touché c’est celui de ce transsexuel qui explique qu’il s’est toujours senti différent et qu’il s’est battu toute sa vie, contre sa famille et contre la société pour avoir le droit d’être qui elle est. C’est très très fort de sentir à quel point elle s’est toujours engagé pour faire changer les choses et à quel point elle a toujours considéré que cela était nécessaire. Faire évoluer les mentalités reste LE combat de sa vie.

Les interventions des hommes d’église et des politiciens sont criantes d’homophobie. Quelque part on retrouve un peu le discours actuel français concernant l’égalité des droits face au mariage. Sauf que là ils vont bien plus loin dans l’homophobie. La réponse du militant gay qui explique qu’il a tenté de se suicider quand il était enfant m’a foutu des frissons. J’ai eu un moment où je me suis dit « ils ne sont pas suffisamment nombreux pour faire changer les choses ». Ensuite on a assisté à la grande fête qu’ils avaient organisé, on a vu cette vieille dame, mère d’un transsexuel expliquer que son fils est comme il est et qu’elle l’aime. C’était bouleversant.

Un documentaire magistral que je vous recommande vivement.

365 Without 377 : Critiques Presse et Récompenses

Sélection Officielle au Festival du Film de Cineffable 2012.

365 Without 377 : Extraits

« En 1860 les colons britanniques inclus le code 377 dans la constitution indienne. L’homosexualité devient un crime. »

ABHEENA : Depuis l’enfance je sais que je suis différent.

BEENA : J’avais l’impression qu’il y avait des millions de gens devant moi qui voulaient me mettre sur scène en me demandant de dire que je suis lesbienne.

ABHEENA : Même quand on est hétérosexuel on ne peut pas parler de sexe avec ses parents.

BEENA : Je ne voulais pas être anormale. Je ne voulais pas être lesbienne.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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