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Citation de la semaine


« Ok, tu ne peux pas devenir lesbienne juste parce que tu ne veux pas perdre de poids. Je sais ce que tu penses, tu vois des gens comme… Rosie O’Donnell et tu penses « Eh bien, si elle peut trouver l’amour… » Mais ce n’est pas dans ce sens que va le lesbianisme. Regarde The L-Word. » (Celia dans la série Weeds)


A MES AMOURES : CLAUDINE GALEA

A Mes Amoures



FICHE TECHNIQUE :


Titre Français : A Mes AmourEs

Titre Original : A Mes AmourEs

Auteur : Claudine Galea

Date de Sortie : Avril 2007

Nationalité : Française

Genre : Livre pour Enfants

Nombre de Pages : 107 Pages

Editeur : Editions du Rouergue

ISBN : 978-2-8415-6830-7



QUATRIEME DE COUVERTURE :


C’est quoi l’amour ? Comment ça commence ?
Est-ce que c’est pareil pour tous ceux qui s’aiment ?
Rosalie voudrait bien savoir. Elle aime ses deux mamans, Natacha et Mélanie.
Elle aime sa meilleure amie, Lucie.
L’amour, c’est magique, parfois c’est compliqué.
Alors, Rosalie et Lucie dessinent la ronde de ceux qui s’aiment.
Il y a plein de flèches et de cœurs.

Et des toujours, et des jamais, et des peut-être !



AVIS PERSONNEL :


La narratrice de ce roman est une petite fille prénommée Rosalie. Elle aime quand ses mamans lui expliquent l’origine de son prénom. C’est « parce que Mélanie adore les roses » et « parce que Natacha passait son temps à lire » quand elle était dans son ventre. Elle apprécie de les voir répondre en même temps ce qu’elles font tout le temps. Elle aime entendre l’histoire de la rencontre de ses deux mamans, se serrer contre elles sur le canapé…

Rosalie est une enfant qui vit au sein d’une famille heureuse. Pas parfaite, simplement heureuse. Mélanie et Natacha se disputent, comme tout les couples et dans ses moments là, c’est dur pour tout le monde mais elles s’aiment et résolvent toujours leurs problèmes.

L’histoire de Claudine Galea illustrée par Thisou parle d’une petite fille élevée par un couple de femmes. Mais au-delà de cette exception, elle parle surtout d’amour. Lucy, la meilleure amie de Rosalie vit dans une famille recomposée. Sa mère a divorcé, s’est remariée et a eu un enfant avec son nouveau mari. D’autres enfants vivent dans d’autres familles…

Jamais les mots lesbienne ou homosexuelle ne sont prononcés mais il est ici question d’acceptation des différences, de respect, d’ouverture d’esprit etc… Quand la maîtresse explique comment on fait les bébés, Rosalie revient chez elle avec de nombreuses questions. Et elle n’hésite pas à les poser à ces deux mamans. Mais ce qui reste le plus agréable et le plus surprenant c’est que l’auteur n’élude pas le sujet comme c’est si souvent le cas. Elle y répond simplement et avec plein d’humour.

Les normes sociales, les genres, l’orientation sexuelle sont de nombreux sujets abordés avec justesse et pudeur. Magnifiquement illustré par Thisou qui donne vie aux fotes d’orthographe, ce livre est à recommander. Pas uniquement pour les 7 à 10 ans à qui il s’adresse mais à tout un chacun.

A découvrir.



EXTRAITS :


« Le soir quand on est rentrées de l’école, et que Lucie est venue gouthé je lui ai dit : j’ai commencé une histoire d’amour, tu veux voir ? Elle m’a dit oui et je lui ai montré la feuille.
Elle m’a dit : qui c’est qui parle ? A qui on dit je t’aime ? Pourquoi tu écris deux fois la même chose ? Et puis je t’ème ça s’écrit pas comme ça. Et elle a corrigé.
Tu fais plein de fotes, elle a dit.
J’étais vexée. J’étais déçue.
Pas à cause des fotes d’orthographe.
Je ne comprenais pas que Lucie ne comprenne pas. Lucie est ma meilleure maie. L’amour c’est à deux, j’ai dit. » (Pages 6-7)

« Mélanie est plus grande que Natacha.
Elle est plus âgée.
Natacha met des bagues à ses doigts.
Quelquefois Mélanie porte les bagues de Natacha.
Il arrive que Mélanie pleure. Natacha ne pleure jamais.
Quand Mélanie est fatiguée, elle s’allonge dans le noir et écoute de la musique de violon celle. Natacha lui prépare du thé et dépose un baiser sur ses paupières.
Natacha aime bien quand Mélanie la rejoint dans son bain.
Natacha et Mélanie sont les deux AMOURES de ma vie.
Oui je sais, en général, on l’écrit pas comme ça. Mais l’amour c’est pas général, c’est singulier, et je l’écris comme ça parce que, chez moi, amour, c’est féminin et majuscule. » (Pages 9-10)

 

Isabelle B. Price (07 Juillet 2008)


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