A Village Affair

Quand une femme mariée et mère de famille tombe amoureuse d’une femme

Année de Production : 1995

Réalisation : Moira Armstrong

Scénario : Alma Cullen d’après le roman de Joanna Trollope

Avec : Sophie Ward (Alice Jordan), Kerry Fox (Clodagh Unwin), Nathaniel Parker (Martin Jordan), Jeremy Northam (Anthony Jordan), Michael Gough (Sir Ralph Unwin), Claire Bloom (Cecily Jordan), Barbara Jefford (Lady Unwin), Peter Jeffrey (Peter Morris), Rosalie Crutchley (Lettice Deverel), Philip Voss (Richard Jordan), Heather Canning (Elizabeth Meadows), Dariel Pertwee (Juliet Dunne), Linda Bassett (Gwen), Sophie Walker (Michelle), Sandra Voe (Mrs. Finch)

Nationalité : Britannique

Genre : Drame, Romance

Durée : 1h 40min.

Titre Original : A Village Affair

A Village Affair : Résumé

Alice est une jeune mère de famille mariée à un séduisant avocat, Martin. Elle mène une vie tranquille de mère au foyer auprès de ses trois enfants et suit son mari lorsqu’il achète une maison dans un petit village de la campagne britannique.

Elle apprécie très rapidement cette vie loin de la ville et se lie d’amitié avec Clodagh, une femme libre et séduisante, fille d’une importante famille dans la région. Martin essaie de séduire Clodagh mais cette dernière lui fait comprendre qu’elle n’est pas intéressée par ce genre d’aventure.

Un jour, Clodagh annonce à Alice qu’elle est lesbienne et lui fait comprendre qu’elle est amoureuse d’elle. Réalisant que leurs sentiments sont réciproques, les deux jeunes femmes débutent une liaison passionnée qui est bientôt découverte par Martin…

Alice est une jeune mère de famille mariée à un séduisant avocat, Martin. Elle mène une vie tranquille de mère au foyer auprès de ses trois enfants et suit son mari lorsqu’il achète une maison dans un petit village de la campagne britannique. Elle apprécie très rapidement cette vie loin de la ville et se lie d’amitié avec Clodagh, une femme libre et séduisante, fille d’une importante famille dans la région. Martin essaie de séduire Clodagh mais cette dernière lui fait comprendre qu’elle n’est pas intéressée par ce genre d’aventure. Un jour, Clodagh annonce à Alice qu’elle est lesbienne et…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Fort mais dur.

Note des lectrices : Soyez la première !
69

A Village Affair est un téléfilm dont j’avais entendu parler il y a plusieurs années déjà et mes souvenirs se résumaient à « l’un des premiers téléfilms lesbiens positifs ». Autant dire que j’attendais avec une impatience certaine de le découvrir. J’étais comme une gamine le soir de Noël devant ses cadeaux quand je l’ai enfin eu entre les mains. Ma passion pour les britanniques est maintenant connue et je n’en attendais que du bien.

Tout commence calmement, tranquillement. Alice est une femme timide, réservée, distante qui retrouve son mari après ce qui a visiblement été un sacré baby blues à la naissance de son troisième enfant. Elle emménage dans leur grande maison et se réjouit à l’idée d’être la femme au foyer idéale pour son avocat de mari. Une vie banale et bien rodée en somme. Mais tout se complique quand son mari rencontre Clodagh Unwin.

Clodagh se comporte très mal avec Alice, séduisant Martin en lui racontant des blagues et se montrant limite agressive avec sa femme. Elle s’invite chez le couple et se rapproche énormément de Martin. Alice, loin de se laisser marcher sur les pieds, lui dit clairement qu’elle n’a pas aimé son attitude. Et puis Clodagh s’excuse et Alice commence alors à l’apprécier. Petit à petit une amitié très forte naît entre les deux femmes. On a l’impression d’un ménage à trois sauf que Martin se fait bien remettre à sa place quand il souhaite passer à l’acte avec Clodagh.

Et puis un jour, Clodagh révèle à Alice qu’elle est lesbienne. Sacrée révélation qui bouleverse Alice parce qu’elle comprend que l’intérêt qui lui est porté n’est pas platonique comme elle le pensait. Un ramassage de peluche, deux mains qui se touchent, deux cœurs qui battent à l’unisson et la romance débute. C’est magnifiquement amené, raconté et tourné. La déclaration d’amour dans l’atelier, alors qu’Alice est en train de peindre est d’une beauté à couper le souffle, d’un romantisme à faire succomber même les plus aigris.

Ensuite il y a la scène d’amour qu’on ne voit pas mais bon, il ne faut pas trop en demander non plus. Il y a quand même de très nombreux baisers, des corps à moitié nus, une proximité physique, on voit qu’elles s’aiment et elles se le prouvent. C’est la lune de miel, Alice est heureuse, Clodagh aussi, et tout devrait s’arrêter là sauf qu’il y a un mari au milieu.

L’arrivée du crétin de beau-frère compromet ce bonheur idyllique. Il essaie de séduire Alice qui le repousse et il révèle à Martin la liaison entre les deux femmes. Refusant d’avoir honte et se sentant prête à tout affronter puisqu’elle possède cet amour, Clodagh confirme leur liaison. Et là, c’est le drame. Martin s’effondre mais reste gentil.

Finalement après de terribles déchirements, Alice et Martin divorcent, Alice et Clodagh se séparent et Alice part pour la ville avec ses enfants, fière, forte, et sûre d’elle grâce à cet amour qui l’a ramenée à la vie. C’est superbement fort parce qu’on sent qu’elle pourra tout affronter mais elle est seule. Là, ma vision du positif a différé de celle des autres parce que moi, je pleurais comme une madeleine. Non mais c’est vrai, pour vivre Alice quitte le village, Clodagh a été déshéritée par ses parents qui la rejettent parce qu’elle est lesbienne et Martin déprime seul dans son coin. Waouh ! Je vous dis pas si le film avait été négatif.

Non, plus sérieusement, pour une histoire datant de 1995, on aurait au moins pu espérer que Clodagh parte avec Alice en se séparant enfin de ses parents et en vivant pour elle. Ça n’a pas été le cas et c’est dommage. Il n’empêche que c’est un téléfilm très fort que je recommande vraiment. Les actrices sont éblouissantes du début à la fin.

A Village Affair : Extraits

ALICE : Le nouveau travail de Martin…
CLODAGH : Qu’est-ce qu’il y a à propos de ce travail ?
ALICE : Il veut savoir s’il l’a obtenu par mérite.
CLODAGH : Oui. De toute manière papa l’aime.
ALICE : Mais tu l’as choisi.
CLODAGH : Ouais… Je l’ai choisi parce que comme tout ce que je fais, j’espérais que ça te rendrait heureuse. Tu vois ce que je veux dire ?
ALICE : Oui.
CLODAGH : Est-ce que je dois arrêter ?
ALICE : Non.
CLODAGH : Je pense à toi tout le temps. Je pense à te prendre dans mes bras… à te toucher… Qu’est-ce que tu ressens Alice ?
ALICE : Je ressens… que je te déteste quand tu quittes la pièce.
CLODAGH : Encore.
ALICE : Tout ce que je fais avec toi est plus drôle, mieux que tout ce que je peux faire avec n’importe qui d’autre ou seule. Je m’aime plus. Je me sens si heureuse. Je me sens si heureuse.

CLODAGH : Est-ce que tu as peur ?
ALICE : Non.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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