After Delores de Sarah Schulman

After Delores de Sarah Schulman

Titre Français : After Delores

Titre Original : After Delores

Auteur : Sarah Schulman

Date de Sortie : Septembre 1991

Nationalité : Américaine

Genre : Roman d'Amour

Nombre de Pages : 174 pages

Éditeur : L’Incertain

ISBN : 2.906843.13.X

After Delores : Quatrième de Couverture

Serveuse dans un coffee-shop de Manhattan, la narratrice vient de se faire plaquer par Delores, son amie de coeur. Son antidote consiste à traîner dans les rues de New-York et à multiplier les amours de rencontre. Son périple commence par un clone de Priscilla Presley, qui laisse dans son sillage un pistolet de femme à crosse de nacre. Elle est immédiatement suivie par Punkette, danseuse nue dans une boîte d’East Newark, New-Jersey. Un meurtre inattendu, et la soif de vengeance, mènent alors l’héroïne à Charlotte, une actrice d’âge mûr, à la beauté aussi envoûtante que redoutable, autour de laquelle gravite Beatriz, adorable et cruelle, ex-tueuse des Montoneros, réfugiée d’Argentine. Ce polar hors-série est une dérive dans les ruelles écartées, les boutiques et les arrières-salles d’un monde sans homme, qui a ses règles, ses lois et ses rencontres, en compagnie d’une héroïne tendre et inquiétante, ultra-moderne.

After Delores : Avis Personnel

Parler de ce roman n’est pas évident parce que mon avis ne correspond pas aux recherches que j’ai effectuées. Tout d’abord, pour clarifier une petite chose, le titre écrit sur le livre en première pages est After Dolores mas ensuite, sur les autres pages, il est noté After Delores avec un « e ». Et en anglais le titre est bien After Delores avec un « e » donc j’ai gardé ce titre là en me disant qu’il y avait eu une faute de frappe sur la première page. Bref ce n’est pas important mais c’est quand même à signaler.

Ensuite, parce qu’une fois n’est pas coutume, je vais vous parler un peu de l’auteur, Sarah Schulman, née le 28 Juillet 1958 à New York et qui est historienne, écrit des nouvelles et des pièces de théâtre quand elle n’enseigne pas l’anglais à l’Université de New York. Publié par E. P. Dutton en 1988, After Delores a reçu un accueil favorable du New York Times et a été traduit en huit langues. En 1989 il a obtenu le prix « American Library Association Stonewall Book Award ».

Publié en 1991 en France et tombé dans mes mains uniquement en 2008, il faut se rendre compte que vingt ans se sont écoulés depuis son écriture. L’héroïne « ultra-moderne » m’est donc apparue… moins moderne mais quand même très réelle. Et je crois que c’est ce qui m’a le plus dérangé. Le fait que malgré les années le personnage n’ait pas perdu de son réalisme et qu’il représente un peu une génération perdue, en quête de quelque chose, errant dans les rues et traînant son mal être d’inconnu en inconnu.

Et même si les personnages secondaires sont écrits avec soin et ne sont ni noir ni blanc, ils véhiculent une tristesse et un désespoir qui culminent chez l’héroïne. Ici tout est sale, triste et mort. Et il ne m’a pas été facile d’accrocher même si je le reconnais l’écriture est vraiment très soignée.

A vous de juger.

After Delores : Extraits

« Je suis sortie dans la neige, pour fuir le fantôme de Delores qui m’attendait assis dans l’appartement.
La neige saupoudrait le trottoir, mais j’avais connu trop d’hivers pour être encore émue par cette beauté-là. Le ciel couvrait les rues que j’arpentais, comme une nappe mouvante de plastique clair déroulée au-dessus de moi, changeant la ville en une nuit de couloirs transparents.
J’ai zoné pendant quelques bières, dans divers endroits, puis j’ai échoué dans un bal costumé homo, au sous-sol d’un ancien lycée.
Les murailles de la nuit d’hiver se changèrent en hommes et en femmes qui dansaient ensemble, qui dansaient tous seul, ou qui ne dansaient pas du tout. Au verre suivant, la peau de mon visage était devenue complètement insensible.
J’ai réussi à me détendre pour la première fois de la journée.
C’est à ce moment-là que j’ai vu Priscilla. Une fille déguisée en Priscilla Presley, avec une perruque de longs cheveux noirs, et une mini-robe de mariage, sur laquelle on lisait « Je suis une traînée mais au fond je suis une vierge », comme Elvis les aimait. Elle avait tant d’allure dans cette robe, que je me suis surprise à la bouffer des yeux pendant qu’elle froufroutait dans la salle en distribuant des photos du King et en avalant de la Dexedrine. » (Pages 9-10)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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