Citation de la semaine
« Ok, tu ne peux pas devenir lesbienne juste parce que tu ne veux pas perdre de poids. Je sais ce que tu penses, tu vois des gens comme… Rosie O’Donnell et tu penses « Eh bien, si elle peut trouver l’amour… » Mais ce n’est pas dans ce sens que va le lesbianisme. Regarde The L-Word. » (Celia dans la série Weeds)
ALICE : COMMENT OUBLIER LE PASSE ?



FICHE TECHNIQUE :
Année de Production : 2002
Réalisatrice : Sylvie Ballyot
Scénariste : Sylvie Ballyot, Laurent Larivière
Avec : Anne Bargain (Alice), Lei Dinety (Elsa), Élodie Mennegand (Manon)
Nationalité : Française
Genre : Moyen Métrage
Durée : 50 minutes
Titre Original : Alice
RESUME :
Alice est une jeune femme de 20 ans. Lorsqu’elle apprend que sa sœur aînée est enceinte et qu’elle la quitte pour se marier, Alice se sent perdue. Elle rencontre Elsa et à travers cette dernière, vit son amour pour Manon.
AVIS PERSONNEL :
Alice est un moyen métrage extrêmement intéressant et captivant. L’image est superbe et l’histoire, riche et complexe se dessine petit à petit, au fil du temps. Le personnage principal, Alice, dévoile, ses failles et ses faiblesses lentement comme si elle prenait confiance dans ceux qui la regardent.
Alice est une jeune femme d’une vingtaine d’années aux cheveux courts. Elle vit au crochet des autres, ne fait rien de sa vie à part revivre son passé et son enfance. Très proche de sa sœur Manon avec laquelle elle entretient une relation fusionnelle, elle est bouleversée en apprenant que cette dernière, enceinte de son fiancé, va se marier. Ebranlée elle va se souvenir de ce qu’elle a vécu quand elle était enfant. Elle se remémore le viol dont elle a été victime par son cousin et se souvient des moments de tendresse et de liberté totale vécus avec Manon.
Cette période coïncide avec la rencontre d’Alice et d’Elsa. Toutes les deux tombent amoureuses et débutent une relation. Tout se mélange dans la tête d’Alice qui doit faire le deuil de son passé pour continuer à avancer.
Sylvie Ballyot, parfaitement maître de son histoire entraîne le spectateur où elle le veut. Les actrices et acteurs sont justes et époustouflants de crédibilité. L’histoire ne tombe jamais dans le voyeurisme même lors des étreintes entre Alice et Elsa et là, ça relève du génie vu que c’est la première que je vois un moyen métrage français aller aussi loin dans les scènes d’amour.
CRITIQUES PRESSE & RECOMPENSES :
Mention Spéciale du Jeune Jury au Festival de Brest 2002.
Prix du Public au Festival Cineffable en 2003.
Prix du Public au Festival de Créteil 2003.
Deuxième Prix du Public au Festival du Film de Berlin en 2003.
EXTRAITS :
GRAND-MERE : J’avais 18 ans quand j’ai eu ta mère. C’était trop jeune. Et puis Jean, je l’ai rencontré tard.
ALICE : Et aujourd’hui, c’est plus quelque chose qui te tente ?
GRAND-MERE : Non.
ALICE : C’est plus pour toi.
GRAND-MERE : Si mais bon… je suis bien toute seule. Je suis bien avec moi-même.
ELSA : Faut que je m’habille, je travaille à 8h00.
ALICE : Je peux rester ici ?
ELSA : Si tu veux, oui. Tu claques la porte en partant.
ALICE : Tu travailles où ?
ELSA : Chez un verrier pas loin d’ici.
ALICE : Tu fais quoi ?
ELSA : Je répare des vitraux.
ALICE : Des vitraux d’Eglise ?
ELSA : Hum.
Isabelle B. Price (20 Juin 2008)




