Anne Trister

Un film intimiste, une histoire d'amour inoubliable

Année de Production : 1985

Réalisation : Léa Pool

Scénario : Léa Pool, Marcel Beaulieu

Avec : Louise Marleau (Alix), Albane Guilhe (Anne), Lucie Laurier (Sarah), Guy Thauvette (Thomas)

Nationalité : Canadienne

Genre : Drame

Durée : 1h 40min.

Titre Original : Anne Trister

Anne Trister : Résumé

Anne Trister est une jeune artiste peintre qui étudie aux Beaux-arts et vit en Suisse. Après le décès de son père, elle quitte brusquement sa famille et ses amis pour aller s’installer au Québec.

Alix, son amie psychologue pour enfants, l’héberge dans ce nouveau pays. Là, Anne prend conscience du vide profond laissé par la mort de son père. Alors qu’elle apprend petit à petit à se connaître, à reconstruire son identité, elle se lance dans un grand projet artistique et repeint tous les murs d’un grand entrepôt.

L’intimité entre Alix et Anne laisse lentement la place au désir et à l’amour.

Anne Trister est une jeune artiste peintre qui étudie aux Beaux-arts et vit en Suisse. Après le décès de son père, elle quitte brusquement sa famille et ses amis pour aller s'installer au Québec. Alix, son amie psychologue pour enfants, l'héberge dans ce nouveau pays. Là, Anne prend conscience du vide profond laissé par la mort de son père. Alors qu'elle apprend petit à petit à se connaître, à reconstruire son identité, elle se lance dans un grand projet artistique et repeint tous les murs d'un grand entrepôt. L'intimité entre Alix et Anne laisse lentement la place au désir et à…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Un film culte un peu démodé.

Note des lectrices : 3.49 ( 4 votes)
63

Un long-métrage sublime réalisé par Léa Pool qui est beaucoup plus intéressant, profond et abouti que le suivant Lost And Delirious. Il traite d’identité et de désir. Anne est une jeune juive déracinée qui vient de perdre un être cher, tente de faire son deuil et de savoir qui elle est. De plus, le film est monté de manière à créer un parallèle entre Anne et son travail en trompe l’œil avec Alix et son travail de psychologue pour enfants.

Anne Trister est un incontournable de la culture cinématographique lesbienne. La relation entre Anne et Alix évolue lentement, petit à petit. Ici, un regard, un geste et un sourire prennent tout leur sens et il faut lire entre les lignes pour comprendre l’évolution de la relation entre les deux jeunes femmes. C’est intime, pudique, sensible, doux et très bien dépeint.

Certains diront que le film a vieilli. Je dois bien avouer que c’est en partie vrai. Je vous concède que certaines chansons et musiques rappellent furieusement les années 80, tout comme le style vestimentaire. Mais du reste cela s’oublie fort rapidement d’autant plus qu’on a déjà vu des actrices bien plus mal coiffées. Et puis l’actualité du sujet demeure et nous immerge dans la vie de cette jeune femme en quête de son identité.

Définitivement intellectuel et profond, Anne Trister est un film bouleversant qui ne s’oublie pas facilement. Si vous cherchez une histoire d’amour sensible, belle et profonde, ce film est pour vous. Parce que loin d’apporter toutes les réponses, ce film en pose une quantité importante et nous amène à nous intéresser à nous, au rapport entre l’art et le réel, à l’amitié, au deuil.

Pour information, il faut noter, lors du générique final, la superbe utilisation de la chanson de Danielle Messia, « De la Main Gauche« .

Tout simplement culte !

Anne Trister : Critiques Presse et Récompenses

Nommé pour l’Ours d’Or au Festival International du Film de Berlin en 1986.

Vainqueur d’un Genie Award en 1987 dans la Catégorie Meilleure Musique Originale.

Vainqueur d’un Genie Award en 1987 dans la Catégorie Meilleure Photographie.

Nommé aux Genie Awards en 1987 dans la Catégorie Meilleur Second Rôle Féminin pour Lucie Laurier.

Anne Trister : Extraits

ANNE : Comment il prend ça Thomas, que je me sois installée chez toi ?
ALIX : Bien. Pourquoi ?
ANNE : Comme ça. J’ai l’impression que depuis un certain temps, il essaie de t’éloigner de l’appartement.
ALIX : C’est possible. Mais, heu, tu sais il est un peu comme ça. Un peu sauvage. Et puis, ça fait partie de notre façon de vivre : tantôt chez lui, tantôt chez moi. Non, non, il t’aime bien. Autrement il l’aurait dit. Mais tu déranges ses habitudes. Faut pas s’inquiéter. (Elle regarde sa montre). Je retourne à l’hôpital.
ANNE : Tu t’en vas déjà ?
ALIX : Oui. Il faut. Mais si tu veux, on dîne ensemble ce soir. À l’appartement. Thomas est pris toute la soirée. Bye bye. (Elles se font la bise, puis Anne embrasse Alix et cette dernière s’éloigne, gênée). À ce soir.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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