Beatriz et les Corps Célestes de Lucia Etxebarria

Beatriz et les Corps Célestes de Lucia Etxebarria

Titre Français : Beatriz et les Corps Célestes

Titre Original : Beatriz y los cuerpos celestes

Auteur : Lucia Etxebarria

Date de Sortie : 1998

Nationalité : Espagnole

Genre : Roman Contemporain

Nombre de Pages : 318 pages

Éditeur : 10/18

ISBN : 2-264-03349-5

Beatriz et les Corps Célestes : Quatrième de Couverture

« Beatriz tente de faire son chemin amoureux, et son chemin tout court, entre deux lieux, Madrid, sa ville d’origine, et Edimbourg, sa ville d’adoption, et entre deux amies aux corps célestes, Monica, la mangeuse d’hommes compulsive, et Cat, une lesbienne convaincue. A Edimbourg, Beatriz croisera Ralph, et. Et bientôt Beatriz, qui rêvait d’incendies, et qui se brûlait aux grands feux de l’amour, renaîtra de ses cendres, et pourra enfin vivre de quelques braises de passion partagée. En paix avec elle-même et avec les autres, Lucia Etxebarria épingle la comédie humaine, écrit entre le tendre et le cru, et fait superbement rimer amour avec humour. » Nord Eclair

« On retrouve l’auteur d’Amour, Prozac et autres curiosités dans un roman plus dense et émouvant encore qui lui a valu le prestigieux prix Nadal. » 24 heures

Beatriz et les Corps Célestes : Avis Personnel

Lucia Etxebarria est née en 1966. Elle est romancière et journaliste. Elle publie une biographie de Courtney Love en 1996 et ensuite le très connu Amour, Prozac et autres curiosités. En 1998, elle remporte le Prix Nadal pour Beatriz et les corps célestes.

Ce roman conte l’histoire de Beatriz, sa quête d’amour et sa vie, tout simplement. De son histoire avec Monica, la superbe et intouchable Monica à sa rencontre avec Cat, une lesbienne d’Edimbourg sur d’elle en passant par Ralph, un homme.

J’ai eu du mal à accrocher avec l’écriture particulière de Lucia Etxebarria. Ses métaphores qui durent très longtemps, ses comparaisons lointaines, son écriture. Au début, le style m’a paru impénétrable. Après plusieurs pages et une sacrée dose de persévérance, j’ai fini par me laisser prendre par l’histoire.

Beatriz est un personnage intéressant, ni tout noir ni tout blanc mais tout en nuance. Petit à petit, elle paraît moins lointaine du lecteur et plus humaine que ce qu’elle ne le laissait tout d’abord paraître. Ses errances et ses désirs prennent un sens, on est finalement conquis.

Pour autant, je ne peux pas dire que j’ai compris comment ce roman avait gagné le Prix Nadal (l’équivalent espagnol du Prix Goncourt). Je suis certainement trop terre à terre, une lectrice de base qui préfère les romans policiers.

Beatriz et les Corps Célestes : Extraits

« Quand je repense à Monica et à son corps céleste, j’imagine d’immenses télescopes capables de nous rapprocher des étoiles les plus éloignées, des galaxies s’étirant à l’infini, de la matière brillante des sources de lumière et de rayonnement, des supernovae fulgurantes et des astéroïdes en perpétuelle combustion qui abritent de gigantesques fours nucléaires.

Certes, il y a de la matière brillante dans l’univers, ces étoilent qui diffusent de la lumière et de la chaleur, les géantes rouges et les naines brunes, mais il y a aussi de la matière obscure, des trous noirs, des planètes refroidies, des étoiles errantes, des naines marron, des lunes désertiques et des orbites cimetière.

Quand elle était dans sa chambre, Monica gardait les rideaux tirés, et les ombres projetées par les meubles oscillaient sous la lueur vacillante de la petite lampe de chevet, comme si elles exécutaient des danses étranges au rythme de cette musique gothique. Le territoire de Monica, un tunnel de relativité hors du temps et de l’espace, qu’elle s’était construit à force de volonté, demeurait isolé de la routine qui régnait chez elle. Les ritournelles grincheuses de sa mère n’y parvenaient guère, pas plus que les fredonnements de la bonne ou les disputes puériles de ses frères. » (Page 14)

« Avant de la connaître, je ne regardais jamais les blondes. Sans doute l’image de Monica était-elle si profondément gravée dans mon esprit qu’il m’était impossible de m’intéresser à quelqu’un qui ne lui ressemblait pas. Pourtant, j’ai remarqué Cat dès la première fois.

Je l’ai rencontrée il y a trois ans et demi, alors que je résidais dans cette ville depuis six mois. C’était dans une boîte aux murs sombres et à la musique dissonante dont l’accès était strictement réservé aux femmes. J’avais trouvé l’adresse dans une annonce parue dans The List. Je m’y suis rendue toute seule un soir où ma vie cloîtrée devenait intenable et où mon esprit rebelle réclamait à grands cris de la bière et de la fumée. » (Pages 25-26)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre