Déclaration d’Anniversaire d’Eléonore Cannone

Déclaration d'Anniversaire d'Eléonore Cannone

Titre Français : Déclaration d'anniversaire

Titre Original : Déclaration d'anniversaire

Auteur : Eléonore Cannone

Date de Sortie : 01 Mars 2012

Nationalité : Française

Genre : Jeunesse

Nombre de Pages : 112 pages

Éditeur : Océan Éditions

ISBN : 978-2-36247-036-3

Déclaration d'anniversaire : Quatrième de Couverture

Aujourd’hui est un jour spécial pour Aurélien. Non seulement il fêtera ce soir son dix-septième anniversaire, mais il a une annonce un peu particulière à faire au cours du dîner et redoute la réaction de ses mères.
Cette journée et cette soirée sont relatées par six personnages : Aurélien, Juliette, sa mère biologique, Bénédicte, son « autre » mère, Teddy, son oncle et frère de Bénédicte, Cindy, la compagne de ce dernier que personne n’a encore jamais rencontrée, et Milfred, le chat de la famille. Chacun nous faisant partager son point de vue et son avis sur les événements et cette fameuse « déclaration d’anniversaire ».
Ce roman traite sur un ton humoristique du thème de l’intolérance. En effet, personne n’est à l’abri des préjugés. Les chats y compris.

Déclaration d'anniversaire : Avis Personnel

Déclaration d’Anniversaire est un roman magnifique destiné à la jeunesse. Comme le dit l’un des personnages secondaires, il y a vraiment de très beaux livres au rayon jeunesse. Celui-ci en est un exemple typique. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que je ne fais tourner, je trouve qu’il est très juste et très intéressant.

Tout commence par la prise de parole d’Aurélien. C’est son anniversaire aujourd’hui. Il fête ses dix-sept ans. Il nous parle un peu de sa vie, du fait qu’il aime traîner au lit, de sa mère qui fait la cuisine en bas etc… En quelques pages on cerne un peu ce jeune homme et on commence à découvrir sa famille. Une famille peu courante dans le sens où il a deux mamans. Mais c’est traité avec une véritable simplicité. Il nous parle de sa « maman », la femme qui l’a porté et de son autre mère qu’il appelle Bénédicte et qui l’a tout autant désiré.

Puis on voit la même journée, le même matin à travers le regard de Juliette, la mère d’Aurélien puis de Bénédicte, l’autre mère du jeune homme et même du chat. Cela va nous permettre d’apprendre que ces individus ont tous une vie propre, des qualités et des défauts qu’ils cachent ou montrent en fonction de leur humeur. La question de la conception d’Aurélien est réglée rapidement. Ce n’est pas l’important. Et pourtant, c’est ce sentiment de justesse concernant ces quelques mots qui subsiste. La question de l’adoption qui n’est pas possible pour un couple homosexuel, la crainte de faire souffrir un être qui n’a rien demandé à cause de la différence de ses parents etc…Des questions très justes que de nombreux homosexuels se sont posées et se poseront encore à l’avenir.

Et puis surtout c’est la découverte d’un schéma familial qui a ses qualités et ses défauts. Les mères d’Aurélien ne sont pas parfaites, elles se trompent et font des erreurs, comme tout le monde. Mais au final il y a la force de cet amour qui irradie entre tous les membres de cette belle famille qui touche et marque. J’aime quand les personnages homosexuels ne sont pas justes homosexuels et s’avèrent bornés, enquiquinants et mal lunés. Bref, quand ils ne sont pas parfaits. Parce que personne n’est parfait. C’est ici le cas des deux mamans d’Aurélien qui sont des personnages magnifiques et terriblement positifs.

Un roman à découvrir que je conseille aux petits comme aux grands.

Déclaration d'anniversaire : Extraits

« Bénédicte et moi, nous nous laissons gaver sans rien dire. Enfin, surtout moi. Bénédicte, jusqu’à peu de temps, avait encore dans l’idée de rentrer dans le jean slim taille 36 qu’elle avait acheté ado et n’avait jamais pu porter. Elle avait donc régulièrement le visage du moine succombant à la tentation quand elle mangeait la cuisine de maman. Heureusement, il paraît que c’est du passé, que maintenant elle s’accepte comme elle est. Je crois surtout que la cuisine de maman a eu raison de ses derniers scrupules magazino-religieux. Bénédicte est mon autre mère. Comme elle déteste que je l’appelle « mama », puisque le « maman » avait déjà été pris par Juliette, je l’appelle tout simplement Bénédicte. Maman a longtemps essayé de la faire changer d’avis. Elle trouve que cela manque de chaleur et de tendresse d’appeler sa mère par son prénom, mais Bénédicte n’a jamais voulu en démordre. Je me souviens de leur dernière discussion à ce sujet quand j’avais sept ans :
– Ce qui t’embête là-dedans, c’est le regard des autres, avait lancé Bénédicte. » (Pages 13-14)

« Aurélien a fini. Il a tout dit. Les mots ont enfin été lâchés. Je me sens un peu minable tout d’un coup. Aurélien nous a bien remis à notre place. Et il a eu raison. À force de ne discuter qu’avec des gens qui partagent le même point de vue que nous, à force de vivre enfermées dans notre bulle, Juliette et moi sommes devenues aussi intolérantes que les gens que nous critiquons.
Je la regarde à l’autre bout de la table. Elle me sourit. Elle est heureuse. On a réussi. Notre fils est une merveille. L’esprit indépendant et le verbe incisif. Aurélien nous regarde l’une après l’autre. L’inquiétude disparaît de son visage. Il sourit. Il est temps d’apporter le gâteau. Avec les bougies. » (Page 78)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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