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Citation de la semaine


« Ok, tu ne peux pas devenir lesbienne juste parce que tu ne veux pas perdre de poids. Je sais ce que tu penses, tu vois des gens comme… Rosie O’Donnell et tu penses « Eh bien, si elle peut trouver l’amour… » Mais ce n’est pas dans ce sens que va le lesbianisme. Regarde The L-Word. » (Celia dans la série Weeds)


DESERTS DU COEUR : JANE RULE

 

Deserts du Coeur - Jane Rule

 



FICHE TECHNIQUE :


Titre Français : Désert du Coeur

Titre Original : Desert of the Heart

Auteur : Jane Rule

Date de Sortie : 1963

Nationalité : Américaine

Genre : Drame Romantique

Nombre de Pages : 354 Pages

Editeur : Trois

ISBN : 2-920887-46-7



QUATRIEME DE COUVERTURE :


Evelyn Hall, une femme professeur dans une école de New York, arrive un jour au Nevada avec la ferme intention de divorcer. Elle souhaite dissoudre son mariage rapidement et pour se faire, s'installe dans une pension, chez Mme Packer. Là, elle fait la connaissance d'Ann, la fille son hôtesse. Ann est jeune femme libre, indépendante et anticonformiste qui intrigue rapidement Evelyn.

Née à Plainfield (New Jersey) en 1931, Jane Rule vit à Galiano, une île de la Colombie-Britannique. Déserts du cour est le premier livre de l'auteur à paraître en traduction française aux Editions Trois. De cet auteur, les Editions Trois ont, depuis, publié L'aide-mémoire.



AVIS PERSONNEL :


Desert of the Heart (désolée mais j'ai une préférence pour les titres originaux) est le premier roman de Jane Rule. Il se déroule dans l'Amérique sauvage et isolée, au cour du désert du Nevada, dans les années 50. Il a donné lieu à une adaptation cinématographique réussie et reste un incontournable lesbien.

J'avais beaucoup apprécié le long métrage mais je dois avouer que j'ai tout simplement adoré le livre. L'auteur parvient à nous faire voir cet immense désert, cette atmosphère étouffante, cette chaleur. C'est encore plus fort et vivace qu'à l'écran. Et puis il faut bien reconnaître que le support papier vous permet bien plus d'exploiter la profondeur de vos personnages que le grand écran.

Ce qui est agréable, quand on critique un livre de ce genre, c'est que l'on sait pertinemment que l'on ne peut en dire du mal. Trop réussi, trop connu, trop culte. Alors je me contenterais de vous dire que j'ai préféré imaginer Ann ou Cay (comme vous voulez) en caricaturiste plutôt qu'en potière. Pourtant la seconde option est plus sensuelle, oui mais...

Trop long à expliquer. Lisez le livre, vous comprendrez toutes seules.



EXTRAITS :


« Les conventions, comme les clichés, ont ceci de particulier qu'elles survivent à leur utilité, auquel cas on les excuse on les défend comme étant les idiomes de la vie. Pour chaque être, étranger de naissance ou de nature, la convention est la preuve qu'il est à l'aise dans cet idiome, et c'est pourquoi, pour toute femme, le mariage est l'idiome même de la vie ; cet idiome, elle ne l'abandonnera pas par mépris ou par indifférence, mais seulement si elle est forcée d'admettre qu'elle n'a jamais pu le prononcer correctement, et n'a cessé de commettre contre lui les plus grossières erreurs grammaticales. Pour cette femme, le mariage demeure une langue étrangère, un paysage inconnaissable ; devant l'impossibilité d'être naturalisée, elle choisit finalement l'exil volontaire. » (Page 1)

« Et pourquoi des histoires ? Est-ce qu'elle ne collait pas parfaitement à son image - Anne Childs, amante à la pige, praticienne experte de la passion, dessinatrice en croisade contre la rose mystique et toute la gamme des bleus ? Elle était elle-même, telle qu'elle se comprenait. Privée du romantisme de l'adolescence et de ses délicieux tourments par une expérience réelle qui avait aiguisé son esprit tout en émoussant son appétit, elle pouvait se laisser aller aux jeux charnels dans un contexte d'amitié, d'amusement ou de protection, mais elle n'allait certainement pas se laisser encombrer par l'amour. L'amour qui, au réveil, la poussait à rechercher une quelconque joie perdue, comme si cette joie était une partie permanente d'elle-même, à la manière d'une idée, ou d'une côte ; un amour qui réduisait son prudent célibat à une chose incomplète, une indigence. Non. Elle faisait l'amour, tout comme elle dessinait des croquis, pour rester libre. Elle faisait l'amour pour briser l'amour. » (Page 202)

 

Isabelle B. Price (9 Décembre 2006)

 


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