Do Not Disturb

Un film raté sur deux potes hétéros qui souhaitent se lancer dans le porno gay

Année de Production : 2012

Date de Sortie : 3 Octobre 2012

Réalisation : Yvan Attal

Scénario : Yvan Attal, Olivier Lécot

Avec : François Cluzet  (Jeff), Yvan Attal (Ben Azuelos), Laetitia Casta (Anna Azuelos), Charlotte Gainsbourg (Lilly), Asia Argento (Monica)

Nationalité : Française

Genre : Comédie, Drame

Durée : 1h 28min.

Titre Original : Do Not Disturb

Do Not Disturb : Résumé

Ben Azuelos est marié et même une vie rangée avec son épouse quand il voit un jour débarquer chez lui son ami de fac, Jeff. Les deux hommes ont fait les Beaux-Arts ensemble et une amitié indéfectible les lie depuis.

Baroudeur sans attache, Jeff entraîne Ben à une fête donnée par un couple d’artistes lesbiennes : Lilly et Monica. Là, grâce à l’alcool et à la drogue, la conversation se libère. Jeff et Ben en viennent à parler d’un festival de porno amateur et se lancent le pari de tourner un porno gay. Sauf que ce ne serait ni un porno ni un film gay mais plutôt l’œuvre d’Art de deux amis totalement hétérosexuels.

Le lendemain, une fois que tous les deux ont repris leurs esprits, il leur est impossible de revenir en arrière. Aucun d’eux ne souhaite perdre la face. Il ne leur reste plus qu’à passer à l’acte…

Ben Azuelos est marié et même une vie rangée avec son épouse quand il voit un jour débarquer chez lui son ami de fac, Jeff. Les deux hommes ont fait les Beaux-Arts ensemble et une amitié indéfectible les lie depuis. Baroudeur sans attache, Jeff entraîne Ben à une fête donnée par un couple d'artistes lesbiennes : Lilly et Monica. Là, grâce à l'alcool et à la drogue, la conversation se libère. Jeff et Ben en viennent à parler d'un festival de porno amateur et se lancent le pari de tourner un porno gay. Sauf que ce ne serait ni un…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Une adaptation ratée.

Note des lectrices : 1.65 ( 1 votes)
36

Ce film est une adaptation par Yvan Attal et Olivier Lécot du long-métrage Humpday de Lynn Sheldon. Je n’ai pas vu l’original mais la copie m’a amplement suffit. Je n’avais pas conscience de toutes les critiques presse négative avant de me lancer dans le visionnage, autant dire qu’une fois que j’ai commencé cette fiche, j’ai réalisé que j’aurais largement pu m’abstenir. Et c’est très sincèrement ce que je ne vous conseille, abstenez-vous.

Que dire ? Les acteurs sont tous connus et excellents en temps normal comme ici. Rien à dire. François Cluzet joue parfaitement le mec qui a passé sa vie à se faire plaisir sans penser aux conséquences, Yvan Attal est très bien dans la peau du bobo de quarante ans, Laetitia Casta donne vie avec passion à cette femme que l’on pourrait penser rangée et décorative et Charlotte Gainsbourg est parfaite en femme désabusée qui voit sa nana s’envoyer de temps en temps avec des hommes. En clair, rien à dire au niveau du casting.

Mon reproche est plus à faire au niveau de l’histoire. Dans les grandes lignes ce sont des hommes de quarante ans qui se comportent comme des adolescents et refusent de vieillir et d’assumer les responsabilités qui vont avec leur âge. La partie de tennis sur la console dans le salon en est je trouve la représentation parfaite. Ils veulent le plaisir sans les conséquences. Un peu trop facile et surtout c’est archi-connu, c’est le sujet de nombreux films avec des trentenaires, de quarantenaires etc…

Au final on a un film bavard et contemplatif qui nous ennuie à force de tourner autour du pot. La seule et unique raison, pour moi, de voir ce long-métrage c’est l’apparition de Joe Star qui se met à chanter du Dalida en prison. C’est d’une beauté et d’une force magistrale et j’ai juste adoré. Le reste est à jeter.

Que dire de la représentation lesbienne ? On connaît ces couples de femmes artistes qui vivent à la limite de la marginalité, se font avant tout plaisir, sont égoïstes et blasées. C’est pas que j’ai quelque chose contre cette façon de vivre librement, alcoolisée et shootée la plupart du temps mais c’est saoulant à chaque fois de voir que ces personnages sont homosexuels pour nous apparaître encore plus libres. À croire qu’à force, ça devient le stéréotype à la mode. Après je sais que certains vont adorer voir Charlotte Gainsbourg avec un gode ceinture et que c’est la chose qui sera retenue. Oui mais non, c’est un peu trop facile.

Franchement passez votre chemin, vous n’y perdrez rien.

Do Not Disturb : Critiques Presse et Récompenses

« C’est très drôle à regarder et c’est joliment filmé, ce qui ne gâche rien ! » Florence Ben Sadoun (Elle)

« Attal livre une Comédie (…) drôle et fine. » Viviane Pescheux (Télé 7 Jours)

« Contrairement à l’original, qui cherchait lors de la longue séquence finale à faire du mauvais Cassavetes, ce remake opte pour une Comédie psychologique discrètement infusée de burlesque, portée par la qualité de son interprétation. » Vincent Malausa (Cahiers du Cinéma)

« Quelques séquences corsées, avec Charlotte Gainsbourg et Asia Argento notamment, sont censées cultiver le frisson tandis que François Cluzet et Yvan Attal peinent à trouver des couleurs nuancées dans la composition de leur personnage. » La rédaction (Ouest France)

« C’est dans les vingt dernières minutes que le suspense prend vraiment toute sa saveur (…) le cinéaste capte alors l’amitié masculine dans toute sa tendresse. » Guillemette Odicino (Télérama)

« Sur un canevas ultra léger, Yvan Attal tricote un film assez inoffensif bien que très caricatural. La Comédie émerge toutefois mais qu’à de trop rares moments, la faute à une réalisation se vautrant dans un côté branchouille vite indigeste. » Sandy Gillet (Ecran Large)

« Attal tente de faire de ce remake d’Humpday un projet personnel. Mais il n’affronte pas le sujet du film qui semble l’embarrasser : l’ambiguïté sexuelle dans la relation entre les deux amis. » Chloé Rolland (Les Fiches du Cinéma)

« Comme tous les films qui veulent établir une complicité avec le spectateur en lui balançant des clins d’oeils à s’en luxer les paupières, Do Not Disturb finit par en devenir antipathique. » Bruno Icher (Libération)

« Mehdi Omaïs et Marilyne Letertre: Faussement provoc, vulgaire et surtout très ennuyeux, le troisième long-métrage de l’acteur-réalisateur est une énorme déception. » La rédaction (Metro)

« Or là où l’original, fauché mais finement écrit, sondait sans en avoir l’air la psyché du mâle trentenaire, Attal déballe ses effets de manche de Cassavetes publicitaire pour enfoncer des portes ouvertes. » Nicolas Schaller (TéléCinéObs)

« Do Not Disturb ne court pas après l’efficacité comique, le délire potache, et oublie vite son suspense débile. » Romain Le Vern (TF1 News)

« Attal ne filme que des figures désarticulées qui se voudraient héritières modernes de Truffaut (Jules et Jim revisités), mais évoquent plus la tradition comico-franchouillarde d’un cinéma populaire français exsangue. » Fabien Reyre (Critikat.com)

« Etait-ce vraiment une bonne idée d’adapter Humpday, Comédie américaine bricolée, pour en faire ce film à la limite du ridicule et faussement transgressif ? » Danielle Attali (Le Journal du Dimanche)

« Dans ce cadre rabougri, on prendra la liberté d’entendre le titre comme un avertissement lancé au spectateur : inutile de se déranger. » Aureliano Tonet (Le Monde)

« Toute la délicatesse et l’humour du film original (…) laisse ici place à un drame poussif dont les provocs crâneuses dissimulent mal un certain conformisme. » Romain Blondeau (Les Inrockuptibles)

« (…) le troisième long métrage d’Yvan Attal frôle la débandade tant il ne parvient jamais à rendre crédible son hypothèse de départ. » La rédaction (Paris Match)

« Ni la réflexion sur le couple, ni celle sur la virilité et l’identité sexuelle ne vont très loin, d’où une Comédie constamment prévisible, aux rebondissements convenus. » Philippe Rouyer (Positif)

« Il y avait là un sujet et une occasion en or (…) d’où vient alors (…) que le film provoque un tel sentiment d’énervement ? » Bernard Achour (Première)

« Entre stratégie d’accumulation et volonté de prendre le temps de mettre en scène les limites de l’artiste et la sexualité hipster, Attal ne peut s’occuper des deux à la fois. » Frédéric Mercier (Transfuge)

Do Not Disturb : Extraits

ANNA : Il va rester longtemps ?
BEN : Je ne sais pas, un ou deux jours. J’en sais rien, vraiment. Je suis désolé. Putain, je ne pouvais pas savoir.
ANNA : J’imagine que tu m’aurais prévenu si un pote à toi devait débarquer à deux heures du matin, surtout un comme ça !
BEN : Putain, je suis désolé.
ANNA : On y était presque, tu ne pouvais pas attendre deux minutes ?
BEN : Je te promets, on s’y remet demain.
ANNA : J’ai vraiment envie d’avoir un enfant. Ben, c’est le moment.
BEN : Je sais, moi aussi j’ai envie d’avoir un enfant. Je te promets, on s’y remet demain. Comme ça j’économise mes réserves.

BEN : T’as la belle vie, toi.
JEFF : Oh tu sais, c’est facile de vivre comme je vis. Je sais pas par contre si je pourrais vivre comme toi tu vis.
BEN : Ça veut dire quoi, ça ?
JEFF : Je sais pas. Avec tout ça, quoi.
BEN : Tout ça quoi ?
JEFF : Ben je ne sais pas. Ta vie quoi.
BEN : Y a rien de plus simple. Tu vas au supermarché, tu trouves un truc avec des cheveux longs qu’on appelle une fille. Tu l’embrasses et la nature suit son cours. La bague, la maison et en un rien de temps tu transformes le bureau en chambre d’enfant au cas où.
JEFF : Tu déconnes ?
BEN : J’ai dit au cas où.
JEFF : Attends, je pensais que t’avais fait ça depuis longtemps, moi.
BEN : On y travaille. Y a plus de défense. Officiellement on a dégagé le goal. Je tire que des pénaltys dans des cages vides.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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