Even Cowgirls Get The Blues

Une comédie basée sur la nouvelle de Tim Robbins

Année de Production : 1993

Date de Sortie : 23 Août 1995

Réalisation : Gus Van Sant Jr

Scénario : Gus Van Sant Jr

Avec : John Hurt (The Countess), Angie Dickinson (Miss Adrian), Keanu Reeves (Julian Gitche), Lorraine Bracco (Delores Del Ruby), Uma Thurman (Sissy Hankshaw), Pat Morita (The Chink), Heather Graham (Heather), Rain Phoenix (Bonanza Jellybean)

Nationalité : Américaine

Genre : Comédie

Durée : 1h 50min.

Titre Original : Even Cowgirls Get The Blues

Even Cowgirls Get The Blues : Résumé

Sissi est une petite fille née à Richmond, en Virginie, avec deux pouces difformes de plus de 25 cm. Issue d’une famille aimante et étouffante, elle quitte un jour sa ville natale pour vivre librement de l’autostop parce qu’elle est persuadée que ses pouces la destinent à cette vie.

Mannequin pendant quelques années, elle voyage beaucoup et décide un jour, à l’aube de ses 29 ans, de se reposer. Elle retrouve La Comtesse, un ami qui lui propose un emploi. Sissy se rend donc en Oregon, dans un ranch pour tourner une publicité.

Dans ce ranch de remise en forme pour femmes riches, Sissy se lie d’amitié avec les cowgirls qui dirigent l’établissement. Elle tombe bientôt amoureuse de la chef du groupe, Bonanza Jellybean et prend part à une rébellion féministe.

Sissi est une petite fille née à Richmond, en Virginie, avec deux pouces difformes de plus de 25 cm. Issue d'une famille aimante et étouffante, elle quitte un jour sa ville natale pour vivre librement de l'autostop parce qu'elle est persuadée que ses pouces la destinent à cette vie. Mannequin pendant quelques années, elle voyage beaucoup et décide un jour, à l'aube de ses 29 ans, de se reposer. Elle retrouve La Comtesse, un ami qui lui propose un emploi. Sissy se rend donc en Oregon, dans un ranch pour tourner une publicité. Dans ce ranch de remise en forme…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Uma Thurman lesbienne.

Note des lectrices : Soyez la première !
44

Un film nul et franchement raté. On rit à deux blagues et on sourit à trois mais le reste du temps on s’ennuie ferme et on se demande ce que l’on fait devant ce navet. Pourtant, la distribution est pour le moins prestigieuse : Uma Thurman, Keanu Reeves, John Hurt, Pat Morita, Heather Graham, Lorraine Bracco. Malheureusement les acteurs semblent totalement livrés à eux-mêmes et ne pas savoir comment jouer et se comporter. Affligeant.

Côté scénario, ce n’est pas mieux. Après sa rencontre ratée avec Julian, un peintre asthmatique, Sissy tente de se masturber sur le bord de la route en pensant à lui mais elle est interrompue par l’arrivée d’un véhicule. Elle ne devait tout simplement pas être hétéro. Julian était le seul homme qu’elle avait laissé l’approcher puisque la Comtesse révèle au début du film que Sissy est toujours vierge à 29 ans.

Peu après, Sissy arrive au ranch et rencontre Bonanza, une cowgirl passionnée par son métier. Elle tombe sous le charme de celle-ci et les deux jeunes femmes font l’amour. Puis le combat éclate entre les cowgirls et la Comtesse. Refusant de choisir entre les deux camps, Sissy se sauve. Elle reprend la route où des lettres de Bonanza l’attendent régulièrement. Bonanza est très amoureuse de Sissy et cette dernière finit par retourner au ranch. Là, elle avoue à Bonanza qu’elle doute puis lui dit qu’elle l’aime avant que celle-ci ne se fasse assassiner par l’armée.

Even Cowgirls Get The Blues propose une représentation stéréotypée et réactionnaire des homosexuelles. Tout d’abord, les cowgirls sont présumées lesbiennes puisqu’elles vivent en communauté et détestent les hommes. Quand elles font l’amour, elles qualifient leurs actes de « contre-nature », ne se lavent pas, sont profondément masculines, prônent la supériorité des femmes et adorent se battre.

L’histoire d’amour entre Sissy et Bonanza devait forcément mal se terminer, c’est chose faite avec la mort de la cowgirl idéaliste. Insipide, désolant et ennuyeux. Un film à éviter.

Even Cowgirls Get The Blues : Critiques Presse et Récompenses

Présenté au Festival du Film de Toronto en 1993.
Nommé aux Razzie Awards en 1993 dans la Catégorie Pire Actrice pour Uma Thurman.
Nommé aux Razzie Awards en 1993 dans la Catégorie Pire Second Rôle Féminin pour Sean Young.

Even Cowgirls Get The Blues : Extraits

L’incroyable avec Sissy Hankshaw, c’est qu’elle ne fit pas de névrose traumatique. Si vous êtes une petite fille de la banlieue pauvre de Richmond en Virginie, comme l’était Sissy et que même votre papa vous reproche parfois en riant de ne rien faire d’autre que vous tourner les pouces, soit vous vous endurcissez, soit vous craquez.

Les Dieux n’avaient pas choisi Sissy Hankshaw pour ses pouces en eux-mêmes mais pour l’usage qu’elle en ferait. L’autostop allait devenir son mode de déplacement habituel. L’autostop allait devenir en fait sa façon de vivre. Une vocation à laquelle elle était destinée dès sa naissance.

SISSY  : Écoutez, c’est pas pour me vanter mais je suis vraiment la meilleure. […] Plus jeune, je me souviens, j’ai fait du stop pendant 127 heures d’affilée sans m’arrêter une minutes. J’ai traversé les États-Unis deux fois en six jours, j’ai trempé mes pouces dans les deux océans et j’ai été prise après minuit sur des autoroutes complètement désertes. Quand je bouge vraiment, je bouge si librement, si tranquillement, si naturellement, si délicatement que même les obsédés sexuels et les flics me foutent la paix et me laissent passer. Alors je représente l’esprit et le coeur de l’autostop. Je sens vibrer en moi les rythmes de l’univers. Je suis en état de grâce.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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