Femme Fatale

Une criminelle bisexuelle terriblement séduisante

Année de Production : 2001

Date de Sortie : 30 Avril 2002

Réalisation : Brian De Palma

Scénario : Brian De Palma

Avec : Rebecca Romijn-Stamos (Laura / Lily), Antonio Banderas (Nicolas Bardo), Rie Rasmussen (Veronica), Peter Coyote (Bruce Hewitt Watts), Eriq Ebouaney (Black Tie), Thierry Frémont (Serra), Gregg Henry (Shiff), Edouard Montoute (Racine), Sandrine Bonnaire (elle-même)

Nationalité : Franco-Américaine

Genre : Policier & Thriller

Durée : 1h 55min.

Titre Original : Femme Fatale

Femme Fatale : Résumé

Dans Femme Fatale, Laura Ash est une cambrioleuse de haut-vol. Vénale, elle double un jour ses complices lors d’un hold-up commis en plein cœur du festival de Cannes. Poursuivie jusqu’à Paris, Laura prend l’identité d’une jeune veuve déprimée nommée Lily.

Dans un avion en partance pour New York, la jeune femme séduit un fringant quadragénaire. Il s’avère que ce dernier est en réalité l’ambassadeur des États-Unis en France, Bruce Hewitt Watts. Plus de sept ans après, Lily et Bruce apparaissent en couverture d’un magazine people.

Seulement les anciens complices de Laura, Black Tie et Racine n’ont pas oublié ce qu’elle leur a fait. Ils sont toujours à la poursuite de cette dernière et la photo de Laura, volée par Nicolas Bardo, un paparazzi qui travaille pour le magazine people en question relance la traque.

Nicolas Bardo, intrigué par Lily, décide de suivre cette dernière. Celle-ci, en fuite, ne pense qu’à disparaître. Débute alors un jeu du chat et de la souris qui s’avère aussi dangereux pour Laura que pour Nicolas.

Dans Femme Fatale, Laura Ash est une cambrioleuse de haut-vol. Vénale, elle double un jour ses complices lors d'un hold-up commis en plein cœur du festival de Cannes. Poursuivie jusqu'à Paris, Laura prend l'identité d'une jeune veuve déprimée nommée Lily. Dans un avion en partance pour New York, la jeune femme séduit un fringant quadragénaire. Il s'avère que ce dernier est en réalité l'ambassadeur des États-Unis en France, Bruce Hewitt Watts. Plus de sept ans après, Lily et Bruce apparaissent en couverture d'un magazine people. Seulement les anciens complices de Laura, Black Tie et Racine n'ont pas oublié ce qu'elle…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Une représentation LGBT bof.

Note des lectrices : Soyez la première !
51

Un excellent thriller basé sur une intrigue complexe et originale qui comporte une bonne dose de suspense. La mise en scène est à la hauteur des autres réalisations de Brian de Palma.

La scène d’ouverture donne à elle seule toute la direction du film. Le casse est contrôlé, millimétré, coordonné et cette organisation attire dès les premiers instants l’attention. Le suspense est garanti. Le scénario est bien construit, bien ficelé et sans fausse note. Le dénouement final est le petit plus qui fait de ce long-métrage une œuvre réussie.

Rebecca Romijn-Stamos est magnifique et excellente en femme fatale. Elle possède un charme et une beauté uniques. En cela, le film porte bien son nom. Elle est tout simplement époustouflante et sublime. Tout le monde voudrait être à la place de Veronica, dans les toilettes et se faire embrasser de la sorte. Juré !

Une criminelle bisexuelle qui ne se contente pas d’allumer tous les hommes du film et d’assouvir les fantasmes masculins par excellence. Mais qui fait des choix et choisit délibérément de faire l’amour avec une femme. Laura, Lily, deux femmes, deux personnalités, deux figures complexes et intéressantes.

Femme Fatale : Critiques Presse et Récompenses

« La splendide Rebecca Romijn-Stamos assume le cliché sans faiblir pendant deux heures. (…) Et la panoplie du film noir est au service d’un divertissement étourdissant. » Marie-Noëlle Tranchant (Le Figaroscope)

« Postulat : si Femme fatale reprise le tissu d’un pan du maniérisme actuel, Femme fatale s’entretient d’abord avec le cinéma de Brian De Palma. » Gilles Lyon-Caen (Objectif Cinéma)

« Le spectateur – et le critique ! – est roulé dans la farine. Jubilatoire ! » Sophie Grassin (L’Express)

« (…) on préfère vraiment vous en réserver la surprise. Car un film de De Palma, même le plus cérébral et le plus tordu, reste avant tout un objet de jouissance pour le spectateur… ou du moins le cinéphile. » Olivier Père (Les Inrockuptibles)

« Si Femme fatale n’atteint pas les sommets les plus récents de la filmographie de De Palma (L’impasse, Snake Eyes), il demeure un exercice de style suprêmement élégant, servi de surcroît par une impeccable distribution où la très belle Rebecca Romijn-Stamos fait tourner la tête à Peter Coyote et à Antonio Banderas. Leur trouble est le nôtre. Délicieux… » Olivier De Bruyn (Le Point)

« La virtuosité de De Palma ne comble que partiellement les faiblesses d’un scénario erratique. Du spectacle haut de gamme, tout de même. » Philippe Paumier (Ciné Live)

« Derrière le cynisme de la façade, il y a quelque chose de déchirant. De mortuaire. Quelque chose comme le chant du cygne d’un homme qui aurait fait le tour de son art et qui, bien que revenu de ses illusions, ne pourrait s’empêcher de tourner. En rond. » Olivier Bonnard (TéléCinéObs)

« Cette légèreté confine parfois au vide. Le mauvais sort fait aux acteurs, privés de vrais personnages, la frustration que provoque l’absence de vraie tension dramatique empêchent Femme Fatale d’être autre chose qu’une pause rafraîchissante sur le chemin d’un réalisateur qui retombera un jour ou l’autre vers le côté obscur du cinéma. » Thomas Sotinel (Le Monde)

« Un thriller qui laisse pantois, pris entre la réalisation parfois audacieuse de Brian de Palma, et un scénario et des acteurs moyens. » Véronique Le Bris (Zurban)

« De Palma l’a dit, c’est d’abord et avant tout un film visuel. Donc, rien à comprendre, tout à regarder. » Dominique Borde (Le Figaro)

«  (…) Femme Fatale reste un film attachant. Parce qu’il est l’expression d’un cinéaste intègre, honnête et cohérent, arrivé au bout de lui-même, au bout de son oeuvre. A bout de souffle, serait-on tenté de dire… » David Perrault (Cinélibre)

«  Femme Fatale, opus outré, régulièrement ridicule, crevé en plein coeur par une séquence de lascivité à faire pâlir d’envie José Pinheiro du temps de Mon bel amour, ma déchirure, mais aussi, comme d’habitude, virtuose (le long introït à Cannes, le final déphasé) et sophistiqué. » Didier Péron (Libération)

« De Palma caricature en Laura le fantasme hétéro de base et s’adonne sans retenue à l’imaginaire craignos de la publicité sexuelle. Mais il parvient habilement à déplacer la provocation, en la situant au coeur du cliché et non à son encontre, et tous les moyens lui sont bons pour tordre le cou à l’érotisme bienséant. En revanche, les fastidieuses spéculations du récit gêne l’émergence du personnage de Laura, qui reste sans intériorité, d’un machiavélisme très convenu. » Grégoire Bénabent (Chronic’art.com)

« Lorsque le film ne fonctionne plus que par sa technique sans failles, le sentiment de se faire manipuler, que De Palma a souvent élevé en un vertige angoissant, se transforme en une vague impression (et déception) : celle de s’être fait  » embrouiller  » par un pro.  » Sacré De Palma « , se dit-on. Allez, sacré film quand même. » Yann Kerloc’h (MCinéma.com)

« (…) en laissant libre cours à ses plus extrêmes obsessions, De Palma parvient surtout à étaler son mauvais goût (…). De Palma a beau filmer comme personne, il fantasme un peu trop comme tout le monde. » Nicolas Schaller (Première)

« (…) Brian De Palma revient à son genre de prédilection : le suspense. Malheureusement, avec Femme Fatale, le cinéaste confond talent et savoir-faire. » Thomas Baurez (Studio Magazine)

« Tout Brian De Palma en kit. Le fond comme la forme. Des autocitations à n’en plus finir, et un laissez­-aller incroyable derrière le brio de façade. Ressorts de l’intrigue mal vissés (on se pince plusieurs fois devant les invraisemblances), personnages totalement creux (la femme fatale, échappée d’une pub pour collants, est surtout fatale au film tant elle est insipide – mais Antonio Banderas n’est pas plus crédible), astuces éventées… » Philippe Piazzo (Aden)

« (…) Brian De Palma déçoit énormément. Avec ce thriller, au scénario d’une rare faiblesse, le réalisateur américain ne parvient jamais à nous intéresser. » Pierre Vavasseur (Le Parisien)

« Malgré des plans-séquences virtuoses, l’abus de péripéties invraisemblables est fatal à Brian De Palma. (…) Laura (Rebecca Romijn-Stamos) embobine Nicolas le paparazzi (Antonio Banderas), mais aussi Brian De Palma : son omniprésence finit par lasser. » Pierre Murat (Télérama)

Femme Fatale : Extraits

BLACK TIE  : Qu’est-ce que tu glandes ? T’as vu l’heure ? Une dernière fois. À 22 heures. La grenouille est dans le trou. Le serpent attaque les marches. Le garde livre la clé. Je neutralise les torpilleurs. Tu charmes le serpent derrière la cloison. Tu appâtes. Tu escamotes. 22 heures 20. La grenouille éteint les lumières. On sort les lunettes, j’emballe le serpent, la clé avec. Le bateau sera au bout du quai. Pas de radio, sauf évidemment en cas de nécessité. Code rouge. 5 minutes et black out. Tu abandonnes tout et tu quittes les lieux. Si tu te fais serrer, dis la vérité. Tu connais personne. C’est clair ? C’est clair ?

NICOLAS  : Madame Watts.
LAURA  : Appelle-moi Lily.
NICOLAS  : D’accord. Lily. On peut savoir à quoi tu joues, Lily ?
LAURA  : Tu es en colère contre moi ?
NICOLAS  : En colère ? Ben tu fais croire à tout le monde que je t’ai kidnappée.
LAURA  : C’est la vérité, non ?
NICOLAS  : Et tu trouve ça drôle ?
LAURA  : Non, Nicolas, c’est pas drôle. Tu as tout à fait raison. De voir une photo de moi en pleine page des journaux ça ne m’a pas fait rire non plus. Pourquoi tu es venu me voir ? Pour me présenter des excuses ? Des explications ? Des cracks ?
NICOLAS  : J’avais peur de ce qui pouvait t’arriver. Je me sentais responsable de toi, bordel !
LAURA  : Alors ça c’est trop gentil, Nicolas. Et moi je ne suis pas une gentille, Nicolas. Vraiment pas. Je suis pourrie jusqu’à l’os. Il y a exactement sept ans, j’ai voulu baiser une autre bande de pourris. Des pourris beaucoup plus pourris que moi. Des mecs qui n’oublient rien. Mais le destin m’a redonné une chance. Je suis partie pour les États-Unis où une pourrie comme moi pouvait avoir tout ce qu’elle désirait. Merci, monsieur Watts […]

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre