Je ne suis pas très à l'aise à l'écrit, notamment pour des créations personnelles, parce que mon français me frustre, il me casse même les bonbons des fois. Manier les images, entre des collages ou des dessins, des photos, me paraît plus naturel pour moi. Mais il m'arrive de laisser aller mes pensées à l'écrit et d'en laisser dans mes documents, comme ça de temps en temps, un peu comme si je les laissais murir dans un coin.
J'avais envie de partager celui qui va suivre, que j'ai écrit je ne sais plus quand et qui me laisse un peu mitigée.
D'ailleurs, j'aurai aimé vous le lire avec mes intonations et ma propre voix, ça aurait été important, pour mieux faire passer mes émotions. Faudrait que je retrouve un micro et que j'arrive à le faire fonctionner.
POur l'instant, seulement à l'écrit>>>
Elle m'obsède... si douce, si tragique, si mystérieuse, si intense... je la sens tout autour de moi, par sa chaleur salvatrice, venant envelopper tout mon être, me laissant quelques susurrements au creux de l'oreille. Elle est là, comme un parfum, caressant avec délicatesse mes paupières, mes joues, mes lèvres, ma nuque, des mèches, ma peau... elle descend, elle descend encore, soulignant chacune de mes courbes, dessinant alors son propre passage.
Légère, tellement légère je suis, éprise, plus je la sens, plus je l'écoute, plus je la découvre, entièrement éprise, à sa merci! telle une petite marionnette, je suis sienne. Elle m'émeut, me fait pétiller, valser, tourbillonner... le temps avec elle, qu'est-ce que le temps? des heures, des minutes, des secondes, peut-être plus, peut-être moins, peu importe, avec elle le temps ne meurt pas, le temps demeure - demeure la dimension de la passion intense aux mille et une essences exaltantes. Elle me pénètre, me prend, m'ébranle, me parcoure d'une infinie force se propageant avec tant de légèreté élévatrice. J'aime. Je l'aime tant. J'aime ce qui est en train de se passer, j'aime ce que je ne peux plus définir par mes mots, saisissant tout mon jardin intérieur, plongée dans un cocktail d'émotions m'enivrant plus et encore plus... j'aime me laisser aller dans cet abandon intense, où tout mon corps, tout mon esprit, se sentent portés par l'infini plaisir de fusionner avec son entière virtuosité.
Elle m'obsède... cette mélodie qui passe en boucle m'obsède, se matérialisant alors en mon amour, que j'aimerais tant admirer le plus longtemps possible, avant désintégration...
C'est mon petit côté passion torturée pudique qui a dû parler, mixé à mon maniérisme, si je peux le formuler ainsi. <_<
Pour moi, il manque la dimension vocale.