Ce qui attire immédiatement mon regard c'est l'aspect physique des deux protagonistes qui de suite annonce la couleur : Audrey , la brune, revêt la froideur et la rectitude, qui reflètent sa tendance à l'observation stricte de la loi morale.
A l'opposé, Shirley , la rousse, inspire l'amour candide de la jeune fille qui connaît ses premiers émois et qui se fiche pas mal des règles des adultes.
Un fait plutôt rare au cinéma, surtout d'alors, car ici ce n'est pas la lesbienne, qui ose avouer son amour atypique, qui inspire la crainte.
Son trait n'est pas noirci .
Au contraire, la sévérité de celle qui s'impose les règles sociétales établies peut faire peur.
C'est du moins mon ressenti.