The L-Word : Critique Possible ou Impossible ?
- Isabelle B. Price
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The L-Word : Critique Possible ou Impossible ?
On entend souvent vanter les mérites de la série "The L-Word" dans le monde lesbien. Il ne m'a jamais semblé que les gays faisaient de même avec "Queer As Folk" étant beaucoup plus séparés quand à l'intérêt et la qualité de cette série (surtout pour l'adaptation américaine).
Je me suis donc demandée si "The L-Word" était une série qu'en tant que lesbienne j'avais le droit de critiquer et de ne pas aimer. Je vais être honnête, je regarde "The L-Word", parce que je dois la regarder. Il y a de beaux passages qui peuvent représenter deux minutes par épisodes de 50 minutes mais c'est tout me semble-t-il. Je considère la série pour ce qu'elle est, la première série entièrement lesbienne. Je félicite l'effort de visibilité mais je reconnais que je n'accroche pas ou plus.
Le côté Los Angeles, femmes fatales parfaites à la plastique de rêve, déjà il faut apprécier. Ensuite, il faut aimer le côté "je me fou royalement de la société qui m'entoure" puisque si vous y faites attention, elles ne vivent qu'entre lesbiennes, Kit pouvant être considérée comme une lesbienne tellement elle est gay-friendly.
Et il y a l'absence totale d'histoire et de scénario cohérent qui est à mon avis le plus grand frein à cette série. On se croirait parfois dans PBLV. Tout le monde couche avec tout le monde, on part dans tous les sens et on sourit à la caméra.
Les idées qui auraient pu donner quelque chose de bien ne sont pas exploitées en totalité et trop de trames veulent être abordées pour finalement n'en retenir aucune. La transexualité de Max, les différences du couple Tasha-Alice, la question de la dépendance financière, l'homoparentalité, l'engagement...
A la fin de la sixième saison, on ne pourra pas dire qu'UNE grande idée est ressortie de cette série. Il n'y a pas d'idée. Il y a une succession de scènes.
Je suis peut-être dure mais je suis honnête. Et je ne suis pas stupide au point de dire que "The L-Word" ne représente pas toutes les lesbiennes. Il faut être réaliste, aucune série ne pourra jamais représenter une communauté aussi hétéroclite que la communauté homosexuelle. Alors pourquoi essayer et offrir des saisons de moins en moins regardable ? Pourquoi ne pas se fixer une objectif et essayer de l'atteindre, simplement ?
Je me suis donc demandée si "The L-Word" était une série qu'en tant que lesbienne j'avais le droit de critiquer et de ne pas aimer. Je vais être honnête, je regarde "The L-Word", parce que je dois la regarder. Il y a de beaux passages qui peuvent représenter deux minutes par épisodes de 50 minutes mais c'est tout me semble-t-il. Je considère la série pour ce qu'elle est, la première série entièrement lesbienne. Je félicite l'effort de visibilité mais je reconnais que je n'accroche pas ou plus.
Le côté Los Angeles, femmes fatales parfaites à la plastique de rêve, déjà il faut apprécier. Ensuite, il faut aimer le côté "je me fou royalement de la société qui m'entoure" puisque si vous y faites attention, elles ne vivent qu'entre lesbiennes, Kit pouvant être considérée comme une lesbienne tellement elle est gay-friendly.
Et il y a l'absence totale d'histoire et de scénario cohérent qui est à mon avis le plus grand frein à cette série. On se croirait parfois dans PBLV. Tout le monde couche avec tout le monde, on part dans tous les sens et on sourit à la caméra.
Les idées qui auraient pu donner quelque chose de bien ne sont pas exploitées en totalité et trop de trames veulent être abordées pour finalement n'en retenir aucune. La transexualité de Max, les différences du couple Tasha-Alice, la question de la dépendance financière, l'homoparentalité, l'engagement...
A la fin de la sixième saison, on ne pourra pas dire qu'UNE grande idée est ressortie de cette série. Il n'y a pas d'idée. Il y a une succession de scènes.
Je suis peut-être dure mais je suis honnête. Et je ne suis pas stupide au point de dire que "The L-Word" ne représente pas toutes les lesbiennes. Il faut être réaliste, aucune série ne pourra jamais représenter une communauté aussi hétéroclite que la communauté homosexuelle. Alors pourquoi essayer et offrir des saisons de moins en moins regardable ? Pourquoi ne pas se fixer une objectif et essayer de l'atteindre, simplement ?
« Rien de ce que je pourrai dire ne changera quoi que ce soit à ce que vous pensez. Et rien dans votre réaction ne changera quoi que ce soit à ce que je prévois de faire. Alors je préfère ne rien dire. » Dr House
- Sweetfaithy
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Re: The L-Word : Critique Possible ou Impossible ?
C'est dingue, je réfléchissais à ce "sujet" avant que tu le postes.. lol.
"L Word" est très critiquable, qu'on soit gay ou pas. Tout ce qui est public est critiquable et "The L-Word" n'est pas uniquement destiné à un public homo.
Ce qui m'interpelle dans ton intro c'est le "Je regarde "The L-Word", parce que je dois la regarder"
Je crois avoir eu la même approche quand la série est sortie.
Après, je vais être tout aussi honnête, j'ai très vite décrochée. Pourquoi ? Parce que je trouve cette série trop clichée, trop noire. Faut arrêter cinq minutes. Tout est trop stéréotypé. La Shane qui fait tomber tout le monde, la bi qui se retrouve entre une magnifique poupée et un petit ami aimant et enfin, le couple stable qui finit par se trahir...
.. C'est ce dernier point qui m'a fait cessé de visionner cette série. Bette et Tina était un point d'ancrage, de stabilité, et tout est partie en vrille.. Pourquoi faut-il toujours qu'il y ait du drame ? Est-ce plus commercial ? Sans doute. Les gens aiment voir les autres souffrir comme eux ont souffert. C'est une forme de voyeurisme. Mais il y a aussi des gens heureux qui ne se nourrissent pas du malheur des autres.
"L Word" est très critiquable, qu'on soit gay ou pas. Tout ce qui est public est critiquable et "The L-Word" n'est pas uniquement destiné à un public homo.
Ce qui m'interpelle dans ton intro c'est le "Je regarde "The L-Word", parce que je dois la regarder"
Je crois avoir eu la même approche quand la série est sortie.
Après, je vais être tout aussi honnête, j'ai très vite décrochée. Pourquoi ? Parce que je trouve cette série trop clichée, trop noire. Faut arrêter cinq minutes. Tout est trop stéréotypé. La Shane qui fait tomber tout le monde, la bi qui se retrouve entre une magnifique poupée et un petit ami aimant et enfin, le couple stable qui finit par se trahir...
- Isabelle B. Price
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Re: The L-Word : Critique Possible ou Impossible ?
Ah oui, la question de la fidélité, c'est vrai que c'est une excellente manière d'amener la chose. Quand tu y réfléchis, il y a très peu de couples dans les films ou séries qui peuvent se vanter de tenir la distance. Aujourd'hui la fidélité semble synonyme d'ennui.
Regarde les parents de Clark dans "Smallville" et même avant dans "Les Nouvelles Aventures de Superman". Regarde Le pasteur Camden et sa femme dans "7 à la Maison" les exemples ne sont pas légion et le fait est qu'ils sont très moralisateurs. Et les filles le disent bien à Bette et Tina dans la première saison, à force de parler de leur bonheur et de leur bébé, elles sont devenues "chiantes".
La question de la tromperie et du drame semble inévitable pour attirer l'audience. C'est vendeur. La fidélité l'est moins en ce sens qu'elle est prévisible. Bien qu'aujourd'hui offrir un couple stable dans une série semble plutôt imprévisible comme pari.
Et la question de l'attirance et du désir existe elle aussi. Elle est d'ailleurs sous-jacente à la question de fidélité, non ?
Regarde les parents de Clark dans "Smallville" et même avant dans "Les Nouvelles Aventures de Superman". Regarde Le pasteur Camden et sa femme dans "7 à la Maison" les exemples ne sont pas légion et le fait est qu'ils sont très moralisateurs. Et les filles le disent bien à Bette et Tina dans la première saison, à force de parler de leur bonheur et de leur bébé, elles sont devenues "chiantes".
La question de la tromperie et du drame semble inévitable pour attirer l'audience. C'est vendeur. La fidélité l'est moins en ce sens qu'elle est prévisible. Bien qu'aujourd'hui offrir un couple stable dans une série semble plutôt imprévisible comme pari.
Et la question de l'attirance et du désir existe elle aussi. Elle est d'ailleurs sous-jacente à la question de fidélité, non ?
« Rien de ce que je pourrai dire ne changera quoi que ce soit à ce que vous pensez. Et rien dans votre réaction ne changera quoi que ce soit à ce que je prévois de faire. Alors je préfère ne rien dire. » Dr House
- Sweetfaithy
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Re: The L-Word : Critique Possible ou Impossible ?
Ce sujet peut aller loin si tu le tournes dans ce sens Isa.
Évidemment qu'il est question de désir, et d'attirance. C'est le moteur de chaque individu. Je veux, je me donne les moyens d'avoir, et je prends. (Cf. le want-take-have de Faith)
Mais il y a normalement des barrières morales et/ou religieuses à chacun et on va éviter de rentrer dans une thèse de psycho pour expliquer les combats du ÇA et du Surmoi..
La qualité d'un bon film/roman/série réside sur trois points : Le Pouvoir, Le désir, et le contrôle. Les trois sont liés les uns aux autres et chaque personnage convoite ce tout. Ils réagissent juste différemment selon les personnalités. Ce qui est dommage avec Bette et Tina, c'est qu'ils ont laissé le "problème" de l'adultère dégénérer. Il y a des couples qui vivent des trahisons, mais qui finissent par s'en sortir.
Pourquoi la production ne l'a pas fait ?
Condamnent-ils tous les couples à cette fin tragique ?
Tina et Bette était une allégorie de la stabilité, de l'espoir. Ils l'ont cassée, je trouve ça vraiment dommage.. Dommage pour les gens célibataires qui ont des rêves, qui ont envie de croire que l'amour peut devenir éternel !
Évidemment qu'il est question de désir, et d'attirance. C'est le moteur de chaque individu. Je veux, je me donne les moyens d'avoir, et je prends. (Cf. le want-take-have de Faith)
Mais il y a normalement des barrières morales et/ou religieuses à chacun et on va éviter de rentrer dans une thèse de psycho pour expliquer les combats du ÇA et du Surmoi..
La qualité d'un bon film/roman/série réside sur trois points : Le Pouvoir, Le désir, et le contrôle. Les trois sont liés les uns aux autres et chaque personnage convoite ce tout. Ils réagissent juste différemment selon les personnalités. Ce qui est dommage avec Bette et Tina, c'est qu'ils ont laissé le "problème" de l'adultère dégénérer. Il y a des couples qui vivent des trahisons, mais qui finissent par s'en sortir.
Pourquoi la production ne l'a pas fait ?
Condamnent-ils tous les couples à cette fin tragique ?
Tina et Bette était une allégorie de la stabilité, de l'espoir. Ils l'ont cassée, je trouve ça vraiment dommage.. Dommage pour les gens célibataires qui ont des rêves, qui ont envie de croire que l'amour peut devenir éternel !
- Bee
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Re: The L-Word : Critique Possible ou Impossible ?
Je vous trouve un peu dur même si je n'ai rien à redire à vos arguments. J'en ajouterai d'autres histoire de ne pas noircir trop le tableau quand même :
1) D'abord, c'est quand même pour moi la série que j'adooore critiquer et détester. Dès le premier épisode, j'avais des choses à redire mais je n'avais jamais vu autant de belles filles avoir envie les unes des autres, s'embrasser toutes les deux minutes ni avoir des scènes de sexe aussi "osées". La plupart du temps, dans les films et les séries qu'on commente ici les scènes d'amour apparaissent au bout d'1 heure 30 et dure deux minutes pour un film ou au bout de 20 épisodes et se termine (tragiquement) par un tout petit baiser dans l'ascenseur...
Ok, elles sont too much, elles ont des coiffures improbables, des fringues
, des problèmes de gosses de riches, mais et alors ???
2) Ensuite, c'est vrai que le scénario n'est pas construit complètement : encore que cela dépend des saisons. La saison 3 était plutôt bien pensée. Si je me rappelle bien, à chaque début, on voyait la connexion entre deux filles. Certes ça rejoue le thème peut-être trop filé de la toile, mais c'était souvent assez intelligent.
3) En dehors de la question des lesbiennes, la série a abordé et plutôt bien des thèmes qui n'avaient jamais été traités de manière aussi forte dans une série : le cancer de Dana, la scène incroyable de la mammographie, les images de son corps après la mastectomie...
Même chose pour Max : lui se regardant dans le miroir alors qu'il est en transition et qui ne se reconnaît pas. Lui découvrant qu'en tant qu'homme, il pourrait être homosexuel. Ce n'est pas aussi neuf, mais dans une série sur les lesbiennes, c'était pas forcément évident.
4) J'ai aussi l'impression qu'il y a plein de références à l'histoire lesbienne américaine et en même temps un microcosme assez étroit centré sur L-A qui la joue produits dérivés.
Sans être naïve, je me dis quand même qu'Ilene Chaiken a plutôt bien fait son travail pour exister 6 saisons sur une chaîne comme Showtime et pour faire vendre les saisons et les faire traduire dans de très nombreuses langues.
Personnellement, je m'inquiète plutôt de la disparition d'une série comme celle-là que du fait qu'elle monopolise un peu trop l'attention.
Et j'espère que LHDP sera disponible un jour en DVD et que des œuvres plus matures, mieux construites, pourront naître après. Mais j'ai des doutes : L-word existe depuis 6 ans et ce n'est pas les séries qui se sont multipliées aux US ou ailleurs. Canal + a beau diffusé la série en français, la chaîne n'en produit pas pour autant une série française.
Je m'arrête là, mais au moins avec cette série, on n'a pas que du subtext à ronger...
Je suis bon public, alors je suis et je râle et j'adore ça.
1) D'abord, c'est quand même pour moi la série que j'adooore critiquer et détester. Dès le premier épisode, j'avais des choses à redire mais je n'avais jamais vu autant de belles filles avoir envie les unes des autres, s'embrasser toutes les deux minutes ni avoir des scènes de sexe aussi "osées". La plupart du temps, dans les films et les séries qu'on commente ici les scènes d'amour apparaissent au bout d'1 heure 30 et dure deux minutes pour un film ou au bout de 20 épisodes et se termine (tragiquement) par un tout petit baiser dans l'ascenseur...
Ok, elles sont too much, elles ont des coiffures improbables, des fringues
2) Ensuite, c'est vrai que le scénario n'est pas construit complètement : encore que cela dépend des saisons. La saison 3 était plutôt bien pensée. Si je me rappelle bien, à chaque début, on voyait la connexion entre deux filles. Certes ça rejoue le thème peut-être trop filé de la toile, mais c'était souvent assez intelligent.
3) En dehors de la question des lesbiennes, la série a abordé et plutôt bien des thèmes qui n'avaient jamais été traités de manière aussi forte dans une série : le cancer de Dana, la scène incroyable de la mammographie, les images de son corps après la mastectomie...
Même chose pour Max : lui se regardant dans le miroir alors qu'il est en transition et qui ne se reconnaît pas. Lui découvrant qu'en tant qu'homme, il pourrait être homosexuel. Ce n'est pas aussi neuf, mais dans une série sur les lesbiennes, c'était pas forcément évident.
4) J'ai aussi l'impression qu'il y a plein de références à l'histoire lesbienne américaine et en même temps un microcosme assez étroit centré sur L-A qui la joue produits dérivés.
Sans être naïve, je me dis quand même qu'Ilene Chaiken a plutôt bien fait son travail pour exister 6 saisons sur une chaîne comme Showtime et pour faire vendre les saisons et les faire traduire dans de très nombreuses langues.
Personnellement, je m'inquiète plutôt de la disparition d'une série comme celle-là que du fait qu'elle monopolise un peu trop l'attention.
Et j'espère que LHDP sera disponible un jour en DVD et que des œuvres plus matures, mieux construites, pourront naître après. Mais j'ai des doutes : L-word existe depuis 6 ans et ce n'est pas les séries qui se sont multipliées aux US ou ailleurs. Canal + a beau diffusé la série en français, la chaîne n'en produit pas pour autant une série française.
Je m'arrête là, mais au moins avec cette série, on n'a pas que du subtext à ronger...
Le couple Bette et Tina ne s'achève pas avec la saison 1, même si j'ai compris que tu avais abandonné le visionnage de la suite de la série. Je trouve justement que la série explore un peu cette question : les personnages évoluent. Mais le problème c'est plutôt que ça devient un yoyo : je te quitte, je te désire à nouveau, tu m'as fait mal, je te fais mal, je suis jalouse, je me suis trompée, faut-il se remettre ensemble.... gnagnagna...Sweetfaithy a écrit :Ce sujet peut aller loin si tu le tournes dans ce sens Isa.
Évidemment qu'il est question de désir, et d'attirance. C'est le moteur de chaque individu. Je veux, je me donne les moyens d'avoir, et je prends. (Cf. le want-take-have de Faith)
Mais il y a normalement des barrières morales et/ou religieuses à chacun et on va éviter de rentrer dans une thèse de psycho pour expliquer les combats du ÇA et du Surmoi..
La qualité d'un bon film/roman/série réside sur trois points : Le Pouvoir, Le désir, et le contrôle. Les trois sont liés les uns aux autres et chaque personnage convoite ce tout. Ils réagissent juste différemment selon les personnalités. Ce qui est dommage avec Bette et Tina, c'est qu'ils ont laissé le "problème" de l'adultère dégénérer. Il y a des couples qui vivent des trahisons, mais qui finissent par s'en sortir.
Pourquoi la production ne l'a pas fait ?
Condamnent-ils tous les couples à cette fin tragique ?
Tina et Bette était une allégorie de la stabilité, de l'espoir. Ils l'ont cassée, je trouve ça vraiment dommage.. Dommage pour les gens célibataires qui ont des rêves, qui ont envie de croire que l'amour peut devenir éternel !
Je suis bon public, alors je suis et je râle et j'adore ça.
- Sweetfaithy
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Re: The L-Word : Critique Possible ou Impossible ?
ah oui, là je suis totalement d'accord. C'est vrai que je critique les points négatifs, mais c'est le GROS positifBee a écrit : j'avais des choses à redire mais je n'avais jamais vu autant de belles filles avoir envie les unes des autres, s'embrasser toutes les deux minutes ni avoir des scènes de sexe aussi "osées".
C'est une série innovatrice dans ce sens, il n'y a rien à redire là dessus. On voit, et j'étais très bon public pour cette raison.
Oh le vilain spoiler !! Ben je regarderai pas, je suis trop sensiblele cancer de Dana, la scène incroyable de la mammographie, les images de son corps après la mastectomie...
C'est la première série 100% lesb, c'était évident comme démarche commerciale je crois.Sans être naïve, je me dis quand même qu'Ilene Chaiken a plutôt bien fait son travail pour exister 6 saisons sur une chaîne comme Showtime et pour faire vendre les saisons et les faire traduire dans de très nombreuses langues.
- Bee
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Re: The L-Word : Critique Possible ou Impossible ?
Je reviens quand même à la question de départ qui est excellente : est-ce qu'on peut critiquer L-Word ?
Et là, je dois dire qu'en tant que spectatrices, on peut mais aussi sans doute doit-on avoir le droit de ne pas apprécier. Reste à savoir quoi ? Ce genre de visibilité ? Les choix faits d'actrices ? de réalisatrices ? de montages ?
J'espère personnellement que les scénaristes, les monteurs, les réalisateurs, ne vont pas en rester là et vont prendre conscience d'abord qu'il y a des choses que l'on peut montrer sur un petit écran sans que cela choque (des scènes d'amour osées), qu'il y a des publics très divers sans que cela ne doive se résumer à un quota de représentation (la bi-, la trans-, la lesbienne latino, la lesbienne noire, la lesbienne juive...), qu'il y a des tas d'histoires à explorer avec authenticité.
J'attends comme toute spectatrice une belle histoire, bien filmée, bien jouée, bien racontée qui me donne envie. Mais je n'oublie pas que la critique est aisée, qu'elle peut même être un luxe vue la rareté et que l'art est autrement plus difficile...
Je ne sais pas si je réponds vraiment à ta question, Isabelle, mais c'est ce que je ressens.
Et là, je dois dire qu'en tant que spectatrices, on peut mais aussi sans doute doit-on avoir le droit de ne pas apprécier. Reste à savoir quoi ? Ce genre de visibilité ? Les choix faits d'actrices ? de réalisatrices ? de montages ?
J'espère personnellement que les scénaristes, les monteurs, les réalisateurs, ne vont pas en rester là et vont prendre conscience d'abord qu'il y a des choses que l'on peut montrer sur un petit écran sans que cela choque (des scènes d'amour osées), qu'il y a des publics très divers sans que cela ne doive se résumer à un quota de représentation (la bi-, la trans-, la lesbienne latino, la lesbienne noire, la lesbienne juive...), qu'il y a des tas d'histoires à explorer avec authenticité.
J'attends comme toute spectatrice une belle histoire, bien filmée, bien jouée, bien racontée qui me donne envie. Mais je n'oublie pas que la critique est aisée, qu'elle peut même être un luxe vue la rareté et que l'art est autrement plus difficile...
Je ne sais pas si je réponds vraiment à ta question, Isabelle, mais c'est ce que je ressens.
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Michelle Paris
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Re: The L-Word : Critique Possible ou Impossible ?
On peut quand même dire que c' est trés mal écrit, que les personnages n' ont pas de consistance (ou en changent d' un épisode à l' autre), et qu' à part une succession de scènes "osées" (bouhhhhhhh qu' on est libérées !!) ça devient du n' importe quoi dès la saison 2 !!
Dans les saisons suivantes ça ne s' est pas amélioré, et dans la 5 on a touché le fond, et on y est resté...
Dans les saisons suivantes ça ne s' est pas amélioré, et dans la 5 on a touché le fond, et on y est resté...
- Sweetfaithy
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Re: The L-Word : Critique Possible ou Impossible ?
Excuse-moi, Michelle, peux-tu expliquer le "très mal écrit" ?