Personnellement, je suis sincèrement amoureuse depuis plusieurs années, maintenant, en parallèle d'avoir des coups coeur pour d'autres femmes ( eh oui, je ne suis pas très fidèle ), seulement, cette personne a une tendance narcissique et manipulatrice, l'air de rien. En vrai, on pourrait la qualifier de garce.
Mais je l'aime, malgré tout, et ne plus être sa marionnette me manquerait. J'aime souffrir par elle, être sa victime attitrée.
Je ne pense pas qu'elle soit capable d'amour, mais au fond, c'est sûrement ce que recherche avec elle? car, nous sommes faites du même bois, à bien y réfléchir. Et quand elle ne tire pas les ficelles, c'est moi la marionnettiste. Seulement, ni elle ni moi ne l'avouerons jamais.
Aussi, je cherche une sorte de stabilité chez d'autres femmes, mais, inconsciemment, il n'y a qu'elle que je veux, malgré notre séparation.
Et pourtant, il y a une autre femme qui m'attire, plus aimable, douce, et oui je l'aime aussi, tout en sachant qu'elle n'est pas pour moi.
Alors, quand tu parles de " la femme mariée", Chrysalide, je me dis que je ne suis pas la seule à flasher sur des personnes qui donnent à se poser pleins de questions.
Je sais ce dont j'ai besoin, Nickname, maintenant, et je ne veux pas d'un être lumineux, qui finirait pas s'éteindre à mes côtés.
C'est pourquoi je préfère retourner vers mon Iago, elle est ma part obscure, avec qui je n'ai pas à me poser de questions: d'elle, je n'attends rien, et pour elle, c'est idem: elle ne se fait pas d'illusions à mon sujet.
Des fois il est difficile d'aimer lorsque la considération de sa personne est basse très basse.
C'est ce qui est en train de me faire du tort, ne me sentant pas rassurante.
Sinon de mon côté, je crois que j'ai tout simplement besoin de prendre le temps d'aimer le calme et de laisser mon coeur décider ce qui a le plus de sens à faire, sans aucune précipitation...
Merci pour vos réactions.
Ça me fait penser à une citation de Gabrielle, au sujet de Xena, qui lui a appris que la place est plus belle en pleine lumière.
En effet, la vie n'est qu'un choix entre deux voies: celle du leurre heureux, celle de la réalité crue et absurde.
J'ai souvent tenté la première, surtout depuis quelque temps, poussée par un besoin d'être rassurée, de ne pas être passée ici-bas pour rien, avoir l'illusion réconfortante d'avoir existé pour au moins quelqu'un, être aimée, tout simplement, et pouvoir me dire que je peux partir en paix, parce que moi aussi j'aurai vécu.
Seulement, au final, c'est toujours la seconde qui m'attire, même si elle est froide, impitoyable, elle est la réalité; il n'y a personne pour moi.
La dernière fois que je suis allée à l'hôpital, on m'a demandé si j'avais une personne à prévenir, la réponse fut négative. Il n'y a personne pour moi.
Parfois, j'aimerais que ma part lucide se trompe, mais c'est elle qui a raison.
Je connais un tas de personnes en couple, apparemment guère meilleures que moi, longtemps je me suis dit qu'il y a réellement un truc qui cloche chez moi, un flux électrique qui repousse les autres, et c'est peut-être vrai, après tout.
Mais en fait, ce truc chez moi qui fait fuir les autres, c'est mon manque d'ancrage dans ce monde, je n'en fais pas partie, je n'ai jamais réussi à en faire partie ( je sais, je radote).
Petite, je chialais en entendant une certaine chanson, et nul ne comprenait pourquoi, c'était ennuyeux, inexplicable, comme l'ensemble de mon comportement.
Cette chanson c'était Gigi l'amoroso, Dalida.
Cette chanson est triste, voilà pourquoi je pleurais, mais autour de moi, on pensait qu'un bébé ne pouvait pas comprendre.
Il est là, mon problème, je ne comprends rien comme on voudrait que je le comprenne, comme on est en droit d'attendre que je le comprenne.
Je marche à l'instinct, et quand je l'ignore, pour être comme tout le monde, être heureuse, je me fourvoye, et la souffrance est encore plus insupportable.
Des femmes, j'en ai aimées, profondément, et pas une ne m'a aimée en retour, jamais.
Alors, si je ne veux pas finir seule, je n'ai qu'une solution: être avec une femme qui ne m'aime pas, que je n'aime pas, mais qui sera là, ou peut-être pas, de toute façon, ça n'a aucune importance, car je sais qu'il n'y a personne pour moi.
Pour citer à nouveau Dalida:
" pour ne pas vivre seul, on vit avec un chien, on vIt avec des roses, on vit avec une croix..."
Tu fais des choix conscients : je n'ai pas de jugement a avoir la dessus. Tu es libre.
Par contre, je ne pense pas qu'aucune femme ne t'ai jamais aimé. Ou alors tu les choisis bien…
L'amour ne dure pas forcément toujours. Il n'est pas toujours dit, explicite,simple. Il n'est pas non plus obligatoirement unilatéral comme tu le penses. C'est comme la douleur, on pense toujours qu on souffre plus que les autres mais comment savoir?
Tu n'es pas la seule a être sans ancrage, différente.
Je te souhaite de trouver le bonheur dans ce monde de brutes