The L Word VS Lip Service
- AlexKidd
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Re: The L Word VS Lip Service
Hello, -Zkx tu écris trop vite pour moi :p-
Le sentiment qui en ressort pour ma part est l'impression que The L Word est une série difficilement critiquable. Non pas en terme de moyens ( car bon sang, il y a matière à critiquer.. ), mais plus en terme de principe durement établi. Comme si The L Word avait acquis un sacro-saint statut qui l'exempt d'office : oui, TLW a des défauts ( lesquels ? ) mais c'est la première série full filles du monde donc tu comprends, sa place est unique et en fait par déduction la meilleure série possible etc etc..
Pour rappel, LS n'est pas la seule série à s'être coltiné la sempiternelle référence à TLW. Avant elle, il y a eu Exes and Ohs, une série peu connue en comparaison, sortie en 2007 au Canada. Eh bien c'était le même combat, comparaisons sans fin avec TLW, tout comme LS quelques années après. Et tout comme ce sera le cas de la prochaine série qui aura le malheur d'oser toucher au sujet réservé à TLW semble-t-il.
Mais, que je sache, TLW n'a pas inventé l'homosexualité féminine non plus, ni même sa représentation télévisuelle à part entière ? TLW n'est pas entièrement pionnière du genre, la palme dans le genre revient au couple Willow-Tara de la série Buffy TVS, où Willow & Tara furent le premier couple lesbien jamais représenté, de manière explicite et surtout durable, à la télévision américaine. Là où TLW, à mon sens, a par contre été une série pionnière, c'est dans la représentation d'un monde voulu totalement lesbien, avec des personnages évoluant dans un monde totalement lesbien, des personnages tous plus ou moins lesbiens, dans un quartier lesbien, bref : vu par des lesbiennes pour des lesbiennes, pour vulgariser.
Pour info, je suis en train de me retaper toute la série juste pour ce topic hein. J'en suis d'ailleurs au tout début de la saison 3 que je commencerai ce soir. Je retrouve pas mal de choses que j'avais oublié, notamment le personnage de Bette que j'avais beaucoup apprécié ( outre sa plastique, je trouve que c'est un personnage qui évolue beaucoup ). Il y a pas mal d'éléments qui me plaisent dans la série pour l'instant ( et quelques-uns qui m'agacent mais rien n'est parfait ). Seulement je reste consciente que jusqu'à présent, j'en suis resté à ce qui m'avait toujours plu dans la série, à savoir ses deux premières saisons. Mon calvaire va bientôt commencer, saison 3 et 4, honnêtement je ne garantis pas de pouvoir finir le visionnage, car je dois bien l'avouer, la cicatrice est toujours là et son souvenir bien vivace.
Pour en revenir aux comparaisons LS vs TLW, je pense qu'il est impossible de sortir du cadre TLW car on aura beau proposer des choses nouvelles, tenter de s'en départir ou non, la sempiternelle comparaison à TLW reviendra toujours. Tout comme on compare les séries gays à QAF, les soaps à Amour, Gloire et Beauté ou les Feux de l'Amour, les films à thématique magique à Harry Potter, les films de vampires à Twilight, les films d'héroic fantasy au Seigneur des Anneaux, et on peut continuer encore longtemps ainsi..
Mais bon, avis perso, je pense qu'à un moment donné il faut s'en détacher ( juste un peu, pas beaucoup : ) de TLW. La série a eu son temps, son impact ( qui est réel et qu'il ne faut pas nier bien entendu ) et les conséquences que l'on connaît. Mais la vie continue, d'autres tentent leur sortie, et je pense qu'il faut leur laisser leur chance sans les réduire constamment à des ersatz de TLW, ne serait-ce que par principe de base que de toute façon, personne ne pourra faire mieux que TLW. Après, il peut y avoir des ratés, les séries peuvent ne pas plaire ou ne pas être réussies, mais serait-il possible de les critiquer pour ce qu'elles sont ( ce qu'elles ont réussi ou non ) sans les rattacher indubitablement à TLW ?
Le sentiment qui en ressort pour ma part est l'impression que The L Word est une série difficilement critiquable. Non pas en terme de moyens ( car bon sang, il y a matière à critiquer.. ), mais plus en terme de principe durement établi. Comme si The L Word avait acquis un sacro-saint statut qui l'exempt d'office : oui, TLW a des défauts ( lesquels ? ) mais c'est la première série full filles du monde donc tu comprends, sa place est unique et en fait par déduction la meilleure série possible etc etc..
Pour rappel, LS n'est pas la seule série à s'être coltiné la sempiternelle référence à TLW. Avant elle, il y a eu Exes and Ohs, une série peu connue en comparaison, sortie en 2007 au Canada. Eh bien c'était le même combat, comparaisons sans fin avec TLW, tout comme LS quelques années après. Et tout comme ce sera le cas de la prochaine série qui aura le malheur d'oser toucher au sujet réservé à TLW semble-t-il.
Mais, que je sache, TLW n'a pas inventé l'homosexualité féminine non plus, ni même sa représentation télévisuelle à part entière ? TLW n'est pas entièrement pionnière du genre, la palme dans le genre revient au couple Willow-Tara de la série Buffy TVS, où Willow & Tara furent le premier couple lesbien jamais représenté, de manière explicite et surtout durable, à la télévision américaine. Là où TLW, à mon sens, a par contre été une série pionnière, c'est dans la représentation d'un monde voulu totalement lesbien, avec des personnages évoluant dans un monde totalement lesbien, des personnages tous plus ou moins lesbiens, dans un quartier lesbien, bref : vu par des lesbiennes pour des lesbiennes, pour vulgariser.
Pour info, je suis en train de me retaper toute la série juste pour ce topic hein. J'en suis d'ailleurs au tout début de la saison 3 que je commencerai ce soir. Je retrouve pas mal de choses que j'avais oublié, notamment le personnage de Bette que j'avais beaucoup apprécié ( outre sa plastique, je trouve que c'est un personnage qui évolue beaucoup ). Il y a pas mal d'éléments qui me plaisent dans la série pour l'instant ( et quelques-uns qui m'agacent mais rien n'est parfait ). Seulement je reste consciente que jusqu'à présent, j'en suis resté à ce qui m'avait toujours plu dans la série, à savoir ses deux premières saisons. Mon calvaire va bientôt commencer, saison 3 et 4, honnêtement je ne garantis pas de pouvoir finir le visionnage, car je dois bien l'avouer, la cicatrice est toujours là et son souvenir bien vivace.
Pour en revenir aux comparaisons LS vs TLW, je pense qu'il est impossible de sortir du cadre TLW car on aura beau proposer des choses nouvelles, tenter de s'en départir ou non, la sempiternelle comparaison à TLW reviendra toujours. Tout comme on compare les séries gays à QAF, les soaps à Amour, Gloire et Beauté ou les Feux de l'Amour, les films à thématique magique à Harry Potter, les films de vampires à Twilight, les films d'héroic fantasy au Seigneur des Anneaux, et on peut continuer encore longtemps ainsi..
Mais bon, avis perso, je pense qu'à un moment donné il faut s'en détacher ( juste un peu, pas beaucoup : ) de TLW. La série a eu son temps, son impact ( qui est réel et qu'il ne faut pas nier bien entendu ) et les conséquences que l'on connaît. Mais la vie continue, d'autres tentent leur sortie, et je pense qu'il faut leur laisser leur chance sans les réduire constamment à des ersatz de TLW, ne serait-ce que par principe de base que de toute façon, personne ne pourra faire mieux que TLW. Après, il peut y avoir des ratés, les séries peuvent ne pas plaire ou ne pas être réussies, mais serait-il possible de les critiquer pour ce qu'elles sont ( ce qu'elles ont réussi ou non ) sans les rattacher indubitablement à TLW ?
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Fleming
Re: The L Word VS Lip Service
ce que j´ai pu constater à Berlin comme effet TLW était très flagrant en boîte de nuit: avant, c´était essentiellement les jeunes qui y étaient à l´honneur, dans un look plutôt burchikos... heu... butch, comme par exemple le jean large qui descendait au milieu des fesses et la chemise à carreaux, look repris aux gays. Les femmes au-dessus de trente ans avaient un look très passe-partout. je vais dire qu´elle n´avait pas de look. Et puis peu à peu ces endroits de drague et de festivités, les mêmes endroits, ont vu leur public changer, peut-être pas de personnes, mais d´ambiance: beaucoup de femmes sont apparues les cheveux longs, style soigné, stylé, style TLW... Beaucoup de femmes je pense n´ont plus eu peur d´afficher leur homosexualité, parce que grâce à TLW on pouvait associer l´homosexualité à l´argent, la réussite sociale, et le groupe de copines, qui marque une intégration sociale réussie. Tout ca c´est de l´image, mais il n´empêche que TLW a beaucoup joué pour la visibilité lesbienne.Sasha a écrit : Là où TLW, à mon sens, a par contre été une série pionnière, c'est dans la représentation d'un monde voulu totalement lesbien, avec des personnages évoluant dans un monde totalement lesbien, des personnages tous plus ou moins lesbiens, dans un quartier lesbien, bref : vu par des lesbiennes pour des lesbiennes, pour vulgariser.
Je sens qu´il manque un petit truc à mon argumentation...
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ZKXNLZLKNRLEKZ
Re: The L Word VS Lip Service
Ciao Sasha! la question que je me pose toujours quand je te lis :" mais c'est qui sur son avatar?!!"
Et je vois où tu veux en venir, que TLW sera excusée de toute "erreur" ayant la position de first, reste à savoir ce qui est une réelle erreur dans le scénar.
Justement c'est faussé, bon je vais avoir l'impression de me répéter par rapport à un autre sujet, mais il me semble au contraire que c'est une série où il est plus décomplexant et facile de critiquer que n'importe quelle autre, dû à son succès qui dure et va durer encore. Elle départage clairement ceux qui ne peuvent plus/pas encadrer la série et qui n'hésitent pas à le dire et pourquoi et ceux qui l'adorent, pareil pour quelles raisons. C'est une réalité.
Après l'argument "c'est la première dans le genre, préservons là", c'est un argument à la con pas tellement constructif, on est d'accord. D'autant plus que ça aurait pu être la première et faire un bide total.
Je crois qu'il faudrait plus le voir comme ça: c'est la première elle a ouvert un peu le champ, mais aux autres derrière de tenir la route. Et pour tenir la route, il faut avoir une certaine audace. Le sans faute n'existe pas pour moi, mais l'audace oui, c’est ce qui prime. Et c'est là où je crois que ça départage TLW et Lip Service.
Un petit exemple: avoir choisi un personnage central, qui devient un peu la caméra du groupe jusqu'à la fin, avoir construit un personnage qui sera clairement plus agaçant qu'attachant pour la majorité des spectateurs, en parlant de Jenny, je trouve que l'air de rien c'est une démarche peu banale et intéressante, alors que de l'autre côté, Lip Service m'a semblé plus se couvrir en reprenant le thème d'un personnage central clairement stylisé, et donc Frankie, qui ne nous amènera à pas grand chose au final, juste à tergiverser, "je reste ou je m'en vais??" en se demandant presque si indirectement la question "on continue ou on arrête??" était posée.
Et c'est là où je comparerai The L Word à une toile d'araignée, une image qui me parle, parce qu'il y a un fil conducteur, que la toile peut être tissée avec quelques irrégularités, ça ne l'empêchera pas de tenir et peu importe le support, alors que Lip Service je la comparerai plus à des fondations classiques, mais avec une base un peu bancale, où tout se construit par dessus et une base qui ensuite se fait la malle avec tout qui a dégringolé autour, apparemment saison 2.
Il faut démarrer sur des bonnes bases il me semble. Je crois que la série elle-même, Lip Service, s'est tirée une balle dans le pied dès le départ.
The L Word, à l'époque, je me souviens, la saison 1 et 2, directement, elles avaient clairement séduit à travers leur thématique. Le démarrage était bon, le chemin a pu se poursuivre, elle a su créer son succès, elle a su provoquer la critique (bonne/mauvaise).
Pour ma part, j'ai directement repris à la 4 et je suivrais la 5. Tu peux peut-être te sentir soutenue.
Je me souviens d’ailleurs d’un article dans un magazine, avant la sortie de The L Word sur nos écrans, qui évoquait la série en la comparant à Sex and the City à la lesbienne en s’appuyant sur le schéma groupe de copines aux US qui vont se retrouver dans un café.
Par la suite, il ne me semble pas qu’une seule comparaison ait étouffé The L Word, elle a su trouver sa voie et avoir sa griffe.
Je pense aussi à un autre exemple, qui me fait dire que la comparaison n'est pas nuisible quand on maîtrise son sujet. Je ne sais pas si c'est un bon, mais je pense au Jazz, à des chansons. Le premier titre qui me vient en tête: Summertime. Ce titre a été repris par un max de compositeurs chanteurs de jazz, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Louis Amstrong etc etc etc, la liste serait trop longue, et la comparaison sera là vu que c’est le même titre, mais ça n'empêche pas que chaque version a sa particularité, son caractère et chacun a son succès. Et c'est pareil pour un paquet de titres jazz par exemple.
Est-ce que comparer Lip Service à The L Word est réellement problématique? est-ce que ça nuit vraiment?
Et pour parler de Lip Service et son éloignement avec The L Word, je voudrais préciser ce qui m'a amené à créer ce sujet. C'est lorsque j'ai lu dans le sujet Lip Service, sans avoir vu la série, que c'était plus réaliste et mieux, à plusieurs reprises, que The L Word. Cette question de réalisme m'a intrigué, je me demandais bien ce que pouvait être la réalité. Et puis se rendre compte à quel point la comparaison venait surtout de la part de personnes qui aimaient, c'était tentant d'ouvrir ce sujet. Puis là ya quelques mois j'ai eu accès à la série Lip Service facilement et je me suis dit, "pourquoi pas mater". Et là j'avoue que la question de réalité m'a paru encore plus flou et je me suis même dit qu'il y avait un peu foutage de gueule dans la réalisation, car cette série me donnait plus le sentiment de me rappeler ce qu'était la "norme" plus que la "réalité" et je n'ai pas besoin de Lip Service pour ça, j'ai le rappel au quotidien. Du coup ça clignotait à tellement de moments cet aspect "norme" "soyons moutons" que je ne trouvais pas cette série si positive comme je pouvais le lire: entre avoir un facebook, un twitter à mettre à jour, fuir le célibat vite site de rencontres, sortir et se bourrer avec ses potes en club lesbien cool, le portable qui est des plus indispensables, sans parler des clichés qui s'accumulaient.......... et le truc c'est que s'en est resté là, ça n'a pas voulu voir plus loin, alors j'ai trouvé que c'était tellement réducteur. Je me suis donc dit que j'étais loin de la réalité. Et c'est certain qu'à ce niveau là, je n'ai pas du tout retrouvé The L Word, qui m'a plus paru être une étude humaine critique. Lip Service, j'ai eu le sentiment qu'une étude marketing a guidé le scénario ce qui a été un réel frein pour lui trouver des points positifs, sans non plus vouloir dire bouh aux gens qui ont facebook, twitter, bip bip portable à fond, avec l'idée de à bas le celib vite le site de rencontre, et qui teuf au club lesbien cool de la ville, mais ça ne paraît pas être un gros coup marketing bien gros trop énorme? ca s'enchainait tellement d'épisodes en épisodes que ça en devenait agaçant.
Et pour finir, je me demande si une série avec un groupe d'amies lesbiennes, est vraiment un thème qu'on veut retrouver?
Après je pense que si une série ne démarre pas dans l'objectif de s'éloigner de The L Word, mais plutôt de créer sa propre fiction, ses propres personnages, trouver ses sujets à critiquer, avoir son originalité, c'est une meilleure base je pense pour avoir son propre style et peut-être le faire passer, peu importe les comparaisons.
Ya juste une réflexion que je me fais aussi souvent quand je viens sur ce site, c'est que j'ai l'impression d'être un peu dans un The L Word, et du coup quand je lis des réactions ici qui démontent un peu le concept The L Word, ça me fait toujours étrange, alors que la série critique une communauté et ici on retrouve souvent des sujets traités dans cette série... et il y a une petite contradiction qui m'échappe face à certaines réactions.
C'est comme être dans un magasin spécialisé dans le chocolat et dire que le chocolat vendu est trop chocolaté.
Ca fait trois heures que je cherche et ouais, je l'ai retrouvé! et non en fait j'ai retrouvé qu'un bout dans Butch et Lipstick, mais je crois qu'on a jonglé sur deux sujets à l'époque lors du débat et impossible de me souvenir de l'autre.
Bref, pour encore me baser sur mes souvenirs, il semblait donc qu'elle se sentait rejetée à travers ses goûts vestimentaires, du coup elle utilisait plus les sites de rencontres pour choisir son goût de nana et sans se sentir refoulée en prime.
Ca semble alors rejoindre le cas que tu avais observé, un cas, j'avoue, dont je n'avais jamais pris connaissance avant, en même temps depuis que je suis inscrite entre du vocabulaire que je découvre et des situations comme celle-ci, je réalise que bcp m'échappe.
Alors ton idée, que TLW aurait tenté de banaliser l'homosexualité, est intéressante, mais comme tu parles d'apparence juste avant, je n'arrive pas à savoir si tu veux dire qu'elle a banalisé à travers le look des héroïnes? parce que là je ne serais quand même pas d'accord, car un look pour moi fait parti d'une personnalité et rien à voir avec la sexualité, ou si banalisée dans leur manière de s'assumer? où là je serais plus d'accord et encore, parce que The L Word est plus dans la critique que la banalisation. Là où l'homosexualité est banalisée par exemple à mes yeux, c'est dans Mulholland Drive, c'est le premier exemple qui me vient à l'esprit.
Mais peut-être aussi tu voulais dire que The L Word a renvoyé ce message que toutes les nanas quelque soit leur style elles se mêlent?? du coup, elles ont toutes rappliqué au club avec leur look minettes sur talons brush au point sans complexe? ou tu pensais à autre chose, une autre nuance? j'ai pas saisi en fait, mais vu l'heure, ça y est peut-être pour quelque chose.
Je vais m'arrêter là parce que je crois que ça devient un bloc.
Je crois que je vais prendre des congès. 
Ca me ramène au sujet qu'Isabelle à ouvert, http://www.univers-l.com/forum2/viewtop ... f=13&t=540Sasha a écrit :Hello, -Zkx tu écris trop vite pour moi :p-
Le sentiment qui en ressort pour ma part est l'impression que The L Word est une série difficilement critiquable. Non pas en terme de moyens ( car bon sang, il y a matière à critiquer.. ), mais plus en terme de principe durement établi. Comme si The L Word avait acquis un sacro-saint statut qui l'exempt d'office : oui, TLW a des défauts ( lesquels ? ) mais c'est la première série full filles du monde donc tu comprends, sa place est unique et en fait par déduction la meilleure série possible etc etc..
Et je vois où tu veux en venir, que TLW sera excusée de toute "erreur" ayant la position de first, reste à savoir ce qui est une réelle erreur dans le scénar.
Justement c'est faussé, bon je vais avoir l'impression de me répéter par rapport à un autre sujet, mais il me semble au contraire que c'est une série où il est plus décomplexant et facile de critiquer que n'importe quelle autre, dû à son succès qui dure et va durer encore. Elle départage clairement ceux qui ne peuvent plus/pas encadrer la série et qui n'hésitent pas à le dire et pourquoi et ceux qui l'adorent, pareil pour quelles raisons. C'est une réalité.
Après l'argument "c'est la première dans le genre, préservons là", c'est un argument à la con pas tellement constructif, on est d'accord. D'autant plus que ça aurait pu être la première et faire un bide total.
Je crois qu'il faudrait plus le voir comme ça: c'est la première elle a ouvert un peu le champ, mais aux autres derrière de tenir la route. Et pour tenir la route, il faut avoir une certaine audace. Le sans faute n'existe pas pour moi, mais l'audace oui, c’est ce qui prime. Et c'est là où je crois que ça départage TLW et Lip Service.
Un petit exemple: avoir choisi un personnage central, qui devient un peu la caméra du groupe jusqu'à la fin, avoir construit un personnage qui sera clairement plus agaçant qu'attachant pour la majorité des spectateurs, en parlant de Jenny, je trouve que l'air de rien c'est une démarche peu banale et intéressante, alors que de l'autre côté, Lip Service m'a semblé plus se couvrir en reprenant le thème d'un personnage central clairement stylisé, et donc Frankie, qui ne nous amènera à pas grand chose au final, juste à tergiverser, "je reste ou je m'en vais??" en se demandant presque si indirectement la question "on continue ou on arrête??" était posée.
Et c'est là où je comparerai The L Word à une toile d'araignée, une image qui me parle, parce qu'il y a un fil conducteur, que la toile peut être tissée avec quelques irrégularités, ça ne l'empêchera pas de tenir et peu importe le support, alors que Lip Service je la comparerai plus à des fondations classiques, mais avec une base un peu bancale, où tout se construit par dessus et une base qui ensuite se fait la malle avec tout qui a dégringolé autour, apparemment saison 2.
Il faut démarrer sur des bonnes bases il me semble. Je crois que la série elle-même, Lip Service, s'est tirée une balle dans le pied dès le départ.
The L Word, à l'époque, je me souviens, la saison 1 et 2, directement, elles avaient clairement séduit à travers leur thématique. Le démarrage était bon, le chemin a pu se poursuivre, elle a su créer son succès, elle a su provoquer la critique (bonne/mauvaise).
Non The L Word n'a pas inventé l'homosexualité féminine, mais elle a su créer son concept autant dans la forme que dans le fond. Certainement ce qu'à réussi Buffy contre les vampires? même si je n'aime pas, j'ai conscience qu'elle marque une époque et bien sûr le public de cette époque là. The L Word, je suis sûre que dans 20 ans encore, ça sera la même chose. Elle aura marqué une génération, et même d’autres, entre nostalgie et regards nouveaux, toutes sexualités confondues.Mais, que je sache, TLW n'a pas inventé l'homosexualité féminine non plus, ni même sa représentation télévisuelle à part entière ? TLW n'est pas entièrement pionnière du genre, la palme dans le genre revient au couple Willow-Tara de la série Buffy TVS, où Willow & Tara furent le premier couple lesbien jamais représenté, de manière explicite et surtout durable, à la télévision américaine. Là où TLW, à mon sens, a par contre été une série pionnière, c'est dans la représentation d'un monde voulu totalement lesbien, avec des personnages évoluant dans un monde totalement lesbien, des personnages tous plus ou moins lesbiens, dans un quartier lesbien, bref : vu par des lesbiennes pour des lesbiennes, pour vulgariser.
Ceci est un cas de masochisme! j’espère quand même que tu y vas molo et que tu prends le temps d’apprécier chaque épisode. Attention à l’overdose car tu risques peut-être d’encore moins apprécier ces saisons.Pour info, je suis en train de me retaper toute la série juste pour ce topic hein. J'en suis d'ailleurs au tout début de la saison 3 que je commencerai ce soir. Je retrouve pas mal de choses que j'avais oublié, notamment le personnage de Bette que j'avais beaucoup apprécié ( outre sa plastique, je trouve que c'est un personnage qui évolue beaucoup ). Il y a pas mal d'éléments qui me plaisent dans la série pour l'instant ( et quelques-uns qui m'agacent mais rien n'est parfait ). Seulement je reste consciente que jusqu'à présent, j'en suis resté à ce qui m'avait toujours plu dans la série, à savoir ses deux premières saisons. Mon calvaire va bientôt commencer, saison 3 et 4, honnêtement je ne garantis pas de pouvoir finir le visionnage, car je dois bien l'avouer, la cicatrice est toujours là et son souvenir bien vivace.
Pour ma part, j'ai directement repris à la 4 et je suivrais la 5. Tu peux peut-être te sentir soutenue.
La comparaison existera toujours dans tout domaine, on est d'accord, mais quand on sait imposer son style, la comparaison peut s’atténuer et en tout cas ne pas être un poids.Pour en revenir aux comparaisons LS vs TLW, je pense qu'il est impossible de sortir du cadre TLW car on aura beau proposer des choses nouvelles, tenter de s'en départir ou non, la sempiternelle comparaison à TLW reviendra toujours. Tout comme on compare les séries gays à QAF, les soaps à Amour, Gloire et Beauté ou les Feux de l'Amour, les films à thématique magique à Harry Potter, les films de vampires à Twilight, les films d'héroic fantasy au Seigneur des Anneaux, et on peut continuer encore longtemps ainsi..
Je me souviens d’ailleurs d’un article dans un magazine, avant la sortie de The L Word sur nos écrans, qui évoquait la série en la comparant à Sex and the City à la lesbienne en s’appuyant sur le schéma groupe de copines aux US qui vont se retrouver dans un café.
Par la suite, il ne me semble pas qu’une seule comparaison ait étouffé The L Word, elle a su trouver sa voie et avoir sa griffe.
Je pense aussi à un autre exemple, qui me fait dire que la comparaison n'est pas nuisible quand on maîtrise son sujet. Je ne sais pas si c'est un bon, mais je pense au Jazz, à des chansons. Le premier titre qui me vient en tête: Summertime. Ce titre a été repris par un max de compositeurs chanteurs de jazz, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Louis Amstrong etc etc etc, la liste serait trop longue, et la comparaison sera là vu que c’est le même titre, mais ça n'empêche pas que chaque version a sa particularité, son caractère et chacun a son succès. Et c'est pareil pour un paquet de titres jazz par exemple.
Est-ce que comparer Lip Service à The L Word est réellement problématique? est-ce que ça nuit vraiment?
Mais bon, avis perso, je pense qu'à un moment donné il faut s'en détacher ( juste un peu, pas beaucoup : ) de TLW. La série a eu son temps, son impact ( qui est réel et qu'il ne faut pas nier bien entendu ) et les conséquences que l'on connaît. Mais la vie continue, d'autres tentent leur sortie, et je pense qu'il faut leur laisser leur chance sans les réduire constamment à des ersatz de TLW, ne serait-ce que par principe de base que de toute façon, personne ne pourra faire mieux que TLW. Après, il peut y avoir des ratés, les séries peuvent ne pas plaire ou ne pas être réussies, mais serait-il possible de les critiquer pour ce qu'elles sont ( ce qu'elles ont réussi ou non ) sans les rattacher indubitablement à TLW ?
Et pour parler de Lip Service et son éloignement avec The L Word, je voudrais préciser ce qui m'a amené à créer ce sujet. C'est lorsque j'ai lu dans le sujet Lip Service, sans avoir vu la série, que c'était plus réaliste et mieux, à plusieurs reprises, que The L Word. Cette question de réalisme m'a intrigué, je me demandais bien ce que pouvait être la réalité. Et puis se rendre compte à quel point la comparaison venait surtout de la part de personnes qui aimaient, c'était tentant d'ouvrir ce sujet. Puis là ya quelques mois j'ai eu accès à la série Lip Service facilement et je me suis dit, "pourquoi pas mater". Et là j'avoue que la question de réalité m'a paru encore plus flou et je me suis même dit qu'il y avait un peu foutage de gueule dans la réalisation, car cette série me donnait plus le sentiment de me rappeler ce qu'était la "norme" plus que la "réalité" et je n'ai pas besoin de Lip Service pour ça, j'ai le rappel au quotidien. Du coup ça clignotait à tellement de moments cet aspect "norme" "soyons moutons" que je ne trouvais pas cette série si positive comme je pouvais le lire: entre avoir un facebook, un twitter à mettre à jour, fuir le célibat vite site de rencontres, sortir et se bourrer avec ses potes en club lesbien cool, le portable qui est des plus indispensables, sans parler des clichés qui s'accumulaient.......... et le truc c'est que s'en est resté là, ça n'a pas voulu voir plus loin, alors j'ai trouvé que c'était tellement réducteur. Je me suis donc dit que j'étais loin de la réalité. Et c'est certain qu'à ce niveau là, je n'ai pas du tout retrouvé The L Word, qui m'a plus paru être une étude humaine critique. Lip Service, j'ai eu le sentiment qu'une étude marketing a guidé le scénario ce qui a été un réel frein pour lui trouver des points positifs, sans non plus vouloir dire bouh aux gens qui ont facebook, twitter, bip bip portable à fond, avec l'idée de à bas le celib vite le site de rencontre, et qui teuf au club lesbien cool de la ville, mais ça ne paraît pas être un gros coup marketing bien gros trop énorme? ca s'enchainait tellement d'épisodes en épisodes que ça en devenait agaçant.
Et pour finir, je me demande si une série avec un groupe d'amies lesbiennes, est vraiment un thème qu'on veut retrouver?
Après je pense que si une série ne démarre pas dans l'objectif de s'éloigner de The L Word, mais plutôt de créer sa propre fiction, ses propres personnages, trouver ses sujets à critiquer, avoir son originalité, c'est une meilleure base je pense pour avoir son propre style et peut-être le faire passer, peu importe les comparaisons.
Ya juste une réflexion que je me fais aussi souvent quand je viens sur ce site, c'est que j'ai l'impression d'être un peu dans un The L Word, et du coup quand je lis des réactions ici qui démontent un peu le concept The L Word, ça me fait toujours étrange, alors que la série critique une communauté et ici on retrouve souvent des sujets traités dans cette série... et il y a une petite contradiction qui m'échappe face à certaines réactions.
C'est comme être dans un magasin spécialisé dans le chocolat et dire que le chocolat vendu est trop chocolaté.
Le cas que tu évoques, me rappelle une membre d'ici, si je ne me trompe pas, c'était Plume. Si je me souviens bien, elle avait évoqué un rejet qu'elle vivait dans la communauté gay, à cause de son look qui la définissait "lesbienne invisible", une expression qui me fera toujours rire à travers son absurdité, mais passons. Et son look si je me souviens bien, elle parlait de mettre souvent des talons, jupes, make up, chevelure l'oréal, bon là c'est mon expression, mais bref, un look de minette sur talons avec fringues épousant bien les formes et le brush toujours au point. Le repoche qu'on lui faisait dans des endroits lesbiens, si j'ai bien suivi, c'est qu'elle ne paraissait pas crédible en gros à travers son apparence, on se demandait si elle était vraiment lesbienne... il faudrait que je retrouve le post parce que là j'ai peur de raconter une autre histoire.Fleming a écrit :ce que j´ai pu constater à Berlin comme effet TLW était très flagrant en boîte de nuit: avant, c´était essentiellement les jeunes qui y étaient à l´honneur, dans un look plutôt burchikos... heu... butch, comme par exemple le jean large qui descendait au milieu des fesses et la chemise à carreaux, look repris aux gays. Les femmes au-dessus de trente ans avaient un look très passe-partout. je vais dire qu´elle n´avait pas de look. Et puis peu à peu ces endroits de drague et de festivités, les mêmes endroits, ont vu leur public changer, peut-être pas de personnes, mais d´ambiance: beaucoup de femmes sont apparues les cheveux longs, style soigné, stylé, style TLW... Beaucoup de femmes je pense n´ont plus eu peur d´afficher leur homosexualité, parce que grâce à TLW on pouvait associer l´homosexualité à l´argent, la réussite sociale, et le groupe de copines, qui marque une intégration sociale réussie. Tout ca c´est de l´image, mais il n´empêche que TLW a beaucoup joué pour la visibilité lesbienne.Sasha a écrit : Là où TLW, à mon sens, a par contre été une série pionnière, c'est dans la représentation d'un monde voulu totalement lesbien, avec des personnages évoluant dans un monde totalement lesbien, des personnages tous plus ou moins lesbiens, dans un quartier lesbien, bref : vu par des lesbiennes pour des lesbiennes, pour vulgariser.
Je sens qu´il manque un petit truc à mon argumentation...c´est peut-être... j´ai l´impression que TLW a banalisé l´homosexualité en elle-même tout en en donnant une image positive. C´est ce que j´ai cru observer en tout cas.
Ca fait trois heures que je cherche et ouais, je l'ai retrouvé! et non en fait j'ai retrouvé qu'un bout dans Butch et Lipstick, mais je crois qu'on a jonglé sur deux sujets à l'époque lors du débat et impossible de me souvenir de l'autre.
Bref, pour encore me baser sur mes souvenirs, il semblait donc qu'elle se sentait rejetée à travers ses goûts vestimentaires, du coup elle utilisait plus les sites de rencontres pour choisir son goût de nana et sans se sentir refoulée en prime.
Ca semble alors rejoindre le cas que tu avais observé, un cas, j'avoue, dont je n'avais jamais pris connaissance avant, en même temps depuis que je suis inscrite entre du vocabulaire que je découvre et des situations comme celle-ci, je réalise que bcp m'échappe.
Alors ton idée, que TLW aurait tenté de banaliser l'homosexualité, est intéressante, mais comme tu parles d'apparence juste avant, je n'arrive pas à savoir si tu veux dire qu'elle a banalisé à travers le look des héroïnes? parce que là je ne serais quand même pas d'accord, car un look pour moi fait parti d'une personnalité et rien à voir avec la sexualité, ou si banalisée dans leur manière de s'assumer? où là je serais plus d'accord et encore, parce que The L Word est plus dans la critique que la banalisation. Là où l'homosexualité est banalisée par exemple à mes yeux, c'est dans Mulholland Drive, c'est le premier exemple qui me vient à l'esprit.
Mais peut-être aussi tu voulais dire que The L Word a renvoyé ce message que toutes les nanas quelque soit leur style elles se mêlent?? du coup, elles ont toutes rappliqué au club avec leur look minettes sur talons brush au point sans complexe? ou tu pensais à autre chose, une autre nuance? j'ai pas saisi en fait, mais vu l'heure, ça y est peut-être pour quelque chose.
Je vais m'arrêter là parce que je crois que ça devient un bloc.
-
Fleming
Re: The L Word VS Lip Service
alors tu as raison Z de ne pas comprendre... d´une part parce que j´évoquais l´effet TLW, les conséquences, et non l´intention de TLW... je ne sais pas si TLW avait pour but de banaliser l´homosexualité. Toujours est-il que la série a donné une image positive des lesbiennes dans le sens: une femme lesbienne qui a affiché par la suite le look de TLW porte l´image d´une femme qui a de l´argent, qui a des amies, qui a réussi. Qu´elle soit lesbienne va presque de soi puisqu´elle ressemble aux filles de TLW... ce qui la placait dans l´air du temps, elle était "à la mode".
alors biensûr cette banalité de l´homosexualité féminine que j´ai évoquée n´est pas en profondeur... mais TLW n´explore pas non plus les profondeurs de la psyche, pas autant que Mulholland Drive en tout cas 
- AlexKidd
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Re: The L Word VS Lip Service
Omg, les pavés. Comment vous répondre sans en faire moi-même ? Je vais essayer de tartiner le moins possible en tout cas : p
Fleming, je suis assez d'accord avec toi concernant l'effet LW que tu décris. Il est fort possible que la série ait permis de décomplexer " l'image de la lesbienne ". A savoir si l'effet fut international ou juste régional mais je pense l'avoir observé en France en tout cas. Avant, dans l'inconscient collectif, la lesbienne c'était Balasko. Avec LW, ce fut Bette Porter ( ou Shane, c'est selon : ). L'un dans l'autre, ça reste un peu bête puisqu'il n'y a pas une image de la lesbienne, mais des lesbiennes diverses et variées. Enfin en théorie, mais bon dans la pratique, force est de constater qu'aujourd'hui, l'homosexualité féminine est grave à la mode et que la lesbienne fait vendre. C'est une forme de visibilité nouvelle ( détriment / atout ? ).
Z, hello. Je réduis ton pseudo parce qu'il est beaucoup trop long à retaper pour moi ( même en copier-coller : p ). Je ne sais plus qui est la personne sur mon avatar, mannequin ou danseuse. Ou actrice ou chanteuse, voir tout ensemble, je ne m'en rappelle plus : )
Je te réponds d'abord sur l'aspect réseaux sociaux de LS. Il ne faut pas oublier que LS est une série très récente, les réseaux sociaux qui ont révolutionné notre mode de vie accompagnent effectivement notre quotidien en permanence, c'est un peu normal que ce soit le cas dans LS aussi. Et soyons honnête, LS est loin, mais alors très loin d'être la seule série/film à le faire, tout simplement parce que c'est inscrit dans notre culture aujourd'hui. Pour rappel, Twitter et Facebook n'existaient pas encore quand TLW est sorti, d'où les dates :
Lip Service : 12 Octobre 2010
The L Word : 18 Janvier 2004
Facebook : 04 Février 2004
Twitter : 21 Mars 2006
Le temps que la machine se mette en route et que le succès des réseaux sociaux que l'on connaît aujourd'hui s'inscrive, LW a eu le temps de faire son petit chemin ( c'est d'ailleurs drôle de les voir accrochées à leur portable, mais aucun smartphone, pas d'iphone encore à l'époque pour ne citer que lui : ). On les voit souvent agglutinées à leurs pc portables par contre, Internet était bien là, et ça n'a dérangé personne ? C'était le quotidien de l'époque, aujourd'hui, ce sont les réseaux sociaux via les smartphones / pc / tablettes et LS vit avec son temps.
Ceci me fait penser que j'avais oublié de te répondre sur quelques points de ton argumentaire. Notamment le style de vie différent entre LS et TLW ( un élément souvent repris pour différencier les deux séries ). Tu disais que LS n'était pas si éloigné que ça que LW, puisque Frankie était photographe entre New York et Glasgow, Cat architecte etc.. mais quand même, si. Ce n'est pas du tout le même style / cadre de vie entre les deux séries. Sans partir dans l'exagération ni dans un sens ni dans l'autre ( les filles ne sont pas des superstars dans TLW et les filles ne dorment pas dans la rue dans LS ), quand même :
- la plupart des personnages de LS vivent en collocation, tellement elles n'ont pas les moyens de vivre seules. Même Cat et son super boulot d'architecte vit en collocation avec Tess. Frankie, à peine rentrée à Glasgow, vit elle aussi en collocation ( et on suppose bien que c'était le cas à New York, qui est quand même l'une des villes les plus chères du monde dans le top 3 mondial du logement : p ).
- Tess est actrice et galère, elle enchaîne petit boulot sur petit boulot. Ed est un écrivain en rade durant un bon moment quand même. Jay est aussi architecte mais lui aussi vit avec quelqu'un, tout comme Cat. Sam est policière ( ou inspecteur ou sergent, je ne sais plus trop bien ), elle n'est pas non plus chirurgien ni avocate, ça reste hyper banal non ? En parlant de médecine, la seule qui sort du lot c'est Lexy, et elle arrive bien tardivement dans la série.
- Les soirées qu'elles font, outre le tout petit bar miteux dans lequel ils se retrouvent ( on est quand même bien loin du Planet là ), sont souvent chez les amis en mode bière + chips. Nous sommes loin des croisières ou des soirées sur les yatchs de LW, les vernissages ou les méga soirées d'investiture, les acquisitions de tableaux ou d'objets d'art à 3 millions de dollars pièce en 5 minutes, 'fin..
LS et LW, ce n'est pas du tout le même train de vie, c'est assez évident. Proportionnellement parlant, les personnages de LS galèrent un coup mais ils s'en sortent plus ou moins, un peu comme monsieur et madame tout le monde finalement. Ceux de LW, pour vous le dire très franchement, j'ai juste l'impression de regarder le petit train-train quotidien d'une bande de bobos lesbiennes : une qui possède un musée d'art à New York ( rien que ça ? ), une superstar du tennis qui va faire Wimbledon ( ah, il y a au moins une star dans LW : ), une qui achète des studios de cinéma ( parmi tant d'autres choses : ) et qui semble financer tout Los Angeles à elle seule ( hello Peabody : ), une qui cesse de travailler pendant des années et qui magiquement lorsqu'elle reprend, se retrouve partenaire de tout et tout le monde avec de l'argent à ne plus savoir qu'en faire ( hi Tina : ).. même Shane, qui est supposément le personnage trodark-tropovre de la série, suit le même train de vie que ses comparses ( ses coupes de cheveux sont facturées à 5000 $ la taille ? ).
Il y a quand même un moment où la crédibilité ça va bien, quoi. Un surplus de réussite, ça fait beaucoup trop en même temps, c'est too much, overdose de glam, de chic, de tout est festif, branché, argent, cool, trop swag. Jenny semble être le seul personnage qui ne rentre pas dans cette catégorie, du moins au début. C'était peut-être là la volonté de la réalisatrice que d'emmener le spectateur, à travers les yeux d'abord innocents de Jenny, à la découverte de ce monde de strass et de paillettes. Peut-être aussi, que certaines de ces critiques sont parvenues à la réalisatrice à l'époque. Dans mon visionnage, j'en suis à l'arrivée de Max et son intégration difficile au sein du groupe. Elle est tellement loin de ce monde de bobos, le clash est assez violent. Je vous avoue bien que j'ai aimé ce passage, notamment la métaphore que Max fait sur la cuisson des homards lors d'un dîner chic assez tendu ( en gros, les hommes entre eux s'aident, les femmes se descendent et s'assurent qu'aucune ne s'en sorte ). L'attitude des filles est ici assez méprisante, que ce soit conscient ou pas, à l'égard de Max pour sa différence. Est-ce que c'était une auto-critique de la série ? En tout cas, ce passage était plaisant à regarder.
Parce qu'au final, ce que je trouve potentiellement " dangereux " avec ce genre de représentation hypra figée, c'est le phénomène de rejet qui peut arriver derrière. En gros, si tu ne ressembles pas aux filles de TLW, tu n'es rien ( et comme chacun sait, tout le monde possède un compte en banque de 300 milliards d'euros : ). Chaiken a peut-être essayé d'élargir le champ en ajoutant des personnages comme celui d'Ivan ou Max, je me rappelle que les critiques fusaient à l'époque sur le côté trop sophistiqué des filles de TLW ( en même temps, si les filles sont réellement comme ça à LA, je ne sais pas comment elle aurait pu le montrer autrement ? ). En gros, c'est la lipstick mania quoi. Et pour les autres, que deviennent-elles ? Je sais qu'il y a le personnage de Shane, mais il ne s'agit que d'un seul personnage pour 25 quoi. Le rapport est un peu dur, pareil pour Frankie du côté de LS qui est logée à la même enseigne pour le coup. Je me demande ce que l'on peut ressentir quand on ne se reconnaît absolument pas dans une série telle que TLW et que l'on voit l'influence que la série a pu avoir sur l'univers des femmes. Mais là c'est un autre débat donc je termine avec une petite interview, cette fois-ci en français, d'Heather Peace ( Sam de LS ), à propos de TLW justement : )
http://www.tetu.com/actualites/culture/ ... port-21738
Fleming, je suis assez d'accord avec toi concernant l'effet LW que tu décris. Il est fort possible que la série ait permis de décomplexer " l'image de la lesbienne ". A savoir si l'effet fut international ou juste régional mais je pense l'avoir observé en France en tout cas. Avant, dans l'inconscient collectif, la lesbienne c'était Balasko. Avec LW, ce fut Bette Porter ( ou Shane, c'est selon : ). L'un dans l'autre, ça reste un peu bête puisqu'il n'y a pas une image de la lesbienne, mais des lesbiennes diverses et variées. Enfin en théorie, mais bon dans la pratique, force est de constater qu'aujourd'hui, l'homosexualité féminine est grave à la mode et que la lesbienne fait vendre. C'est une forme de visibilité nouvelle ( détriment / atout ? ).
Z, hello. Je réduis ton pseudo parce qu'il est beaucoup trop long à retaper pour moi ( même en copier-coller : p ). Je ne sais plus qui est la personne sur mon avatar, mannequin ou danseuse. Ou actrice ou chanteuse, voir tout ensemble, je ne m'en rappelle plus : )
Je te réponds d'abord sur l'aspect réseaux sociaux de LS. Il ne faut pas oublier que LS est une série très récente, les réseaux sociaux qui ont révolutionné notre mode de vie accompagnent effectivement notre quotidien en permanence, c'est un peu normal que ce soit le cas dans LS aussi. Et soyons honnête, LS est loin, mais alors très loin d'être la seule série/film à le faire, tout simplement parce que c'est inscrit dans notre culture aujourd'hui. Pour rappel, Twitter et Facebook n'existaient pas encore quand TLW est sorti, d'où les dates :
Lip Service : 12 Octobre 2010
The L Word : 18 Janvier 2004
Facebook : 04 Février 2004
Twitter : 21 Mars 2006
Le temps que la machine se mette en route et que le succès des réseaux sociaux que l'on connaît aujourd'hui s'inscrive, LW a eu le temps de faire son petit chemin ( c'est d'ailleurs drôle de les voir accrochées à leur portable, mais aucun smartphone, pas d'iphone encore à l'époque pour ne citer que lui : ). On les voit souvent agglutinées à leurs pc portables par contre, Internet était bien là, et ça n'a dérangé personne ? C'était le quotidien de l'époque, aujourd'hui, ce sont les réseaux sociaux via les smartphones / pc / tablettes et LS vit avec son temps.
Ceci me fait penser que j'avais oublié de te répondre sur quelques points de ton argumentaire. Notamment le style de vie différent entre LS et TLW ( un élément souvent repris pour différencier les deux séries ). Tu disais que LS n'était pas si éloigné que ça que LW, puisque Frankie était photographe entre New York et Glasgow, Cat architecte etc.. mais quand même, si. Ce n'est pas du tout le même style / cadre de vie entre les deux séries. Sans partir dans l'exagération ni dans un sens ni dans l'autre ( les filles ne sont pas des superstars dans TLW et les filles ne dorment pas dans la rue dans LS ), quand même :
- la plupart des personnages de LS vivent en collocation, tellement elles n'ont pas les moyens de vivre seules. Même Cat et son super boulot d'architecte vit en collocation avec Tess. Frankie, à peine rentrée à Glasgow, vit elle aussi en collocation ( et on suppose bien que c'était le cas à New York, qui est quand même l'une des villes les plus chères du monde dans le top 3 mondial du logement : p ).
- Tess est actrice et galère, elle enchaîne petit boulot sur petit boulot. Ed est un écrivain en rade durant un bon moment quand même. Jay est aussi architecte mais lui aussi vit avec quelqu'un, tout comme Cat. Sam est policière ( ou inspecteur ou sergent, je ne sais plus trop bien ), elle n'est pas non plus chirurgien ni avocate, ça reste hyper banal non ? En parlant de médecine, la seule qui sort du lot c'est Lexy, et elle arrive bien tardivement dans la série.
- Les soirées qu'elles font, outre le tout petit bar miteux dans lequel ils se retrouvent ( on est quand même bien loin du Planet là ), sont souvent chez les amis en mode bière + chips. Nous sommes loin des croisières ou des soirées sur les yatchs de LW, les vernissages ou les méga soirées d'investiture, les acquisitions de tableaux ou d'objets d'art à 3 millions de dollars pièce en 5 minutes, 'fin..
LS et LW, ce n'est pas du tout le même train de vie, c'est assez évident. Proportionnellement parlant, les personnages de LS galèrent un coup mais ils s'en sortent plus ou moins, un peu comme monsieur et madame tout le monde finalement. Ceux de LW, pour vous le dire très franchement, j'ai juste l'impression de regarder le petit train-train quotidien d'une bande de bobos lesbiennes : une qui possède un musée d'art à New York ( rien que ça ? ), une superstar du tennis qui va faire Wimbledon ( ah, il y a au moins une star dans LW : ), une qui achète des studios de cinéma ( parmi tant d'autres choses : ) et qui semble financer tout Los Angeles à elle seule ( hello Peabody : ), une qui cesse de travailler pendant des années et qui magiquement lorsqu'elle reprend, se retrouve partenaire de tout et tout le monde avec de l'argent à ne plus savoir qu'en faire ( hi Tina : ).. même Shane, qui est supposément le personnage trodark-tropovre de la série, suit le même train de vie que ses comparses ( ses coupes de cheveux sont facturées à 5000 $ la taille ? ).
Il y a quand même un moment où la crédibilité ça va bien, quoi. Un surplus de réussite, ça fait beaucoup trop en même temps, c'est too much, overdose de glam, de chic, de tout est festif, branché, argent, cool, trop swag. Jenny semble être le seul personnage qui ne rentre pas dans cette catégorie, du moins au début. C'était peut-être là la volonté de la réalisatrice que d'emmener le spectateur, à travers les yeux d'abord innocents de Jenny, à la découverte de ce monde de strass et de paillettes. Peut-être aussi, que certaines de ces critiques sont parvenues à la réalisatrice à l'époque. Dans mon visionnage, j'en suis à l'arrivée de Max et son intégration difficile au sein du groupe. Elle est tellement loin de ce monde de bobos, le clash est assez violent. Je vous avoue bien que j'ai aimé ce passage, notamment la métaphore que Max fait sur la cuisson des homards lors d'un dîner chic assez tendu ( en gros, les hommes entre eux s'aident, les femmes se descendent et s'assurent qu'aucune ne s'en sorte ). L'attitude des filles est ici assez méprisante, que ce soit conscient ou pas, à l'égard de Max pour sa différence. Est-ce que c'était une auto-critique de la série ? En tout cas, ce passage était plaisant à regarder.
Parce qu'au final, ce que je trouve potentiellement " dangereux " avec ce genre de représentation hypra figée, c'est le phénomène de rejet qui peut arriver derrière. En gros, si tu ne ressembles pas aux filles de TLW, tu n'es rien ( et comme chacun sait, tout le monde possède un compte en banque de 300 milliards d'euros : ). Chaiken a peut-être essayé d'élargir le champ en ajoutant des personnages comme celui d'Ivan ou Max, je me rappelle que les critiques fusaient à l'époque sur le côté trop sophistiqué des filles de TLW ( en même temps, si les filles sont réellement comme ça à LA, je ne sais pas comment elle aurait pu le montrer autrement ? ). En gros, c'est la lipstick mania quoi. Et pour les autres, que deviennent-elles ? Je sais qu'il y a le personnage de Shane, mais il ne s'agit que d'un seul personnage pour 25 quoi. Le rapport est un peu dur, pareil pour Frankie du côté de LS qui est logée à la même enseigne pour le coup. Je me demande ce que l'on peut ressentir quand on ne se reconnaît absolument pas dans une série telle que TLW et que l'on voit l'influence que la série a pu avoir sur l'univers des femmes. Mais là c'est un autre débat donc je termine avec une petite interview, cette fois-ci en français, d'Heather Peace ( Sam de LS ), à propos de TLW justement : )
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AnneParis
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Re: The L Word VS Lip Service
Pour aller dans le sens de Sasha, Heather Peace a souvent répété dans les interviews que Lip Service ne pouvait pas être comparé à The L Word.
En découvrant la saison 1 de Lip Service, je ne m'attendais pas à retrouver du the L Word.
Le milieu social est totalement différent. La ville est à l'opposé de Los Angeles.
De plus, c'est un groupe d'amis composés de lesbiennes et d' hommes hétéros.
Depuis l'été 2012 , je suis devenue une fan d' Heather Peace en tant qu'actrice et chanteuse.
Je suis assez déçue comme pas mal de fans de Lip Service de ne pas avoir la suite pour le couple de Sam et Lexy
J'apprécie aussi la série Exes & Ohs 1 et 2 dont j'ai acheté les DVD. J'espère que la saison 3 va se faire un jour.
En découvrant la saison 1 de Lip Service, je ne m'attendais pas à retrouver du the L Word.
Le milieu social est totalement différent. La ville est à l'opposé de Los Angeles.
De plus, c'est un groupe d'amis composés de lesbiennes et d' hommes hétéros.
Depuis l'été 2012 , je suis devenue une fan d' Heather Peace en tant qu'actrice et chanteuse.
Je suis assez déçue comme pas mal de fans de Lip Service de ne pas avoir la suite pour le couple de Sam et Lexy
J'apprécie aussi la série Exes & Ohs 1 et 2 dont j'ai acheté les DVD. J'espère que la saison 3 va se faire un jour.
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vhl
Re: The L Word VS Lip Service
Comparer les deux series revient a comparer la vieille europe et les states.Pour ma part,je trouve que les actrices de lip manquent de vraisemblance:certains baisers ne m'inspirent pas grand chose,et surtout pas de l'emotion,alors que L word sait me faire vibrer,surtout quand il s'agit de Dylan et Helena.Par contre,l'univers europeen et plus proche de mon univers personnel,aussi je ne condamne pas la serie ecossaise,qui n'a pas les memes moyens qu'Hollywood.
-
petitegazelle
Re: The L Word VS Lip Service
Je n'ai jamais trouvé que Max ait été vraiment intégré...J'avais pensé que c'était pour montrer que même chez des gens qui devraient être sensibilisés à l'intolérance, ils pouvaient également être intolérants. Les filles ont toujours été assez condescendantes avec Max, et ont pratiquement rejeté Tina lorsque celle-ci est avec un homme.Sasha a écrit :Omg, les pavés. Comment vous répondre sans en faire moi-même ? Je vais essayer de tartiner le moins possible en tout cas : p
Fleming, je suis assez d'accord avec toi concernant l'effet LW que tu décris. Il est fort possible que la série ait permis de décomplexer " l'image de la lesbienne ". A savoir si l'effet fut international ou juste régional mais je pense l'avoir observé en France en tout cas. Avant, dans l'inconscient collectif, la lesbienne c'était Balasko. Avec LW, ce fut Bette Porter ( ou Shane, c'est selon : ). L'un dans l'autre, ça reste un peu bête puisqu'il n'y a pas une image de la lesbienne, mais des lesbiennes diverses et variées. Enfin en théorie, mais bon dans la pratique, force est de constater qu'aujourd'hui, l'homosexualité féminine est grave à la mode et que la lesbienne fait vendre. C'est une forme de visibilité nouvelle ( détriment / atout ? ).
Z, hello. Je réduis ton pseudo parce qu'il est beaucoup trop long à retaper pour moi ( même en copier-coller : p ). Je ne sais plus qui est la personne sur mon avatar, mannequin ou danseuse. Ou actrice ou chanteuse, voir tout ensemble, je ne m'en rappelle plus : )
Je te réponds d'abord sur l'aspect réseaux sociaux de LS. Il ne faut pas oublier que LS est une série très récente, les réseaux sociaux qui ont révolutionné notre mode de vie accompagnent effectivement notre quotidien en permanence, c'est un peu normal que ce soit le cas dans LS aussi. Et soyons honnête, LS est loin, mais alors très loin d'être la seule série/film à le faire, tout simplement parce que c'est inscrit dans notre culture aujourd'hui. Pour rappel, Twitter et Facebook n'existaient pas encore quand TLW est sorti, d'où les dates :
Lip Service : 12 Octobre 2010
The L Word : 18 Janvier 2004
Facebook : 04 Février 2004
Twitter : 21 Mars 2006
Le temps que la machine se mette en route et que le succès des réseaux sociaux que l'on connaît aujourd'hui s'inscrive, LW a eu le temps de faire son petit chemin ( c'est d'ailleurs drôle de les voir accrochées à leur portable, mais aucun smartphone, pas d'iphone encore à l'époque pour ne citer que lui : ). On les voit souvent agglutinées à leurs pc portables par contre, Internet était bien là, et ça n'a dérangé personne ? C'était le quotidien de l'époque, aujourd'hui, ce sont les réseaux sociaux via les smartphones / pc / tablettes et LS vit avec son temps.
Ceci me fait penser que j'avais oublié de te répondre sur quelques points de ton argumentaire. Notamment le style de vie différent entre LS et TLW ( un élément souvent repris pour différencier les deux séries ). Tu disais que LS n'était pas si éloigné que ça que LW, puisque Frankie était photographe entre New York et Glasgow, Cat architecte etc.. mais quand même, si. Ce n'est pas du tout le même style / cadre de vie entre les deux séries. Sans partir dans l'exagération ni dans un sens ni dans l'autre ( les filles ne sont pas des superstars dans TLW et les filles ne dorment pas dans la rue dans LS ), quand même :
- la plupart des personnages de LS vivent en collocation, tellement elles n'ont pas les moyens de vivre seules. Même Cat et son super boulot d'architecte vit en collocation avec Tess. Frankie, à peine rentrée à Glasgow, vit elle aussi en collocation ( et on suppose bien que c'était le cas à New York, qui est quand même l'une des villes les plus chères du monde dans le top 3 mondial du logement : p ).
- Tess est actrice et galère, elle enchaîne petit boulot sur petit boulot. Ed est un écrivain en rade durant un bon moment quand même. Jay est aussi architecte mais lui aussi vit avec quelqu'un, tout comme Cat. Sam est policière ( ou inspecteur ou sergent, je ne sais plus trop bien ), elle n'est pas non plus chirurgien ni avocate, ça reste hyper banal non ? En parlant de médecine, la seule qui sort du lot c'est Lexy, et elle arrive bien tardivement dans la série.
- Les soirées qu'elles font, outre le tout petit bar miteux dans lequel ils se retrouvent ( on est quand même bien loin du Planet là ), sont souvent chez les amis en mode bière + chips. Nous sommes loin des croisières ou des soirées sur les yatchs de LW, les vernissages ou les méga soirées d'investiture, les acquisitions de tableaux ou d'objets d'art à 3 millions de dollars pièce en 5 minutes, 'fin..
LS et LW, ce n'est pas du tout le même train de vie, c'est assez évident. Proportionnellement parlant, les personnages de LS galèrent un coup mais ils s'en sortent plus ou moins, un peu comme monsieur et madame tout le monde finalement. Ceux de LW, pour vous le dire très franchement, j'ai juste l'impression de regarder le petit train-train quotidien d'une bande de bobos lesbiennes : une qui possède un musée d'art à New York ( rien que ça ? ), une superstar du tennis qui va faire Wimbledon ( ah, il y a au moins une star dans LW : ), une qui achète des studios de cinéma ( parmi tant d'autres choses : ) et qui semble financer tout Los Angeles à elle seule ( hello Peabody : ), une qui cesse de travailler pendant des années et qui magiquement lorsqu'elle reprend, se retrouve partenaire de tout et tout le monde avec de l'argent à ne plus savoir qu'en faire ( hi Tina : ).. même Shane, qui est supposément le personnage trodark-tropovre de la série, suit le même train de vie que ses comparses ( ses coupes de cheveux sont facturées à 5000 $ la taille ? ).
Il y a quand même un moment où la crédibilité ça va bien, quoi. Un surplus de réussite, ça fait beaucoup trop en même temps, c'est too much, overdose de glam, de chic, de tout est festif, branché, argent, cool, trop swag. Jenny semble être le seul personnage qui ne rentre pas dans cette catégorie, du moins au début. C'était peut-être là la volonté de la réalisatrice que d'emmener le spectateur, à travers les yeux d'abord innocents de Jenny, à la découverte de ce monde de strass et de paillettes. Peut-être aussi, que certaines de ces critiques sont parvenues à la réalisatrice à l'époque. Dans mon visionnage, j'en suis à l'arrivée de Max et son intégration difficile au sein du groupe. Elle est tellement loin de ce monde de bobos, le clash est assez violent. Je vous avoue bien que j'ai aimé ce passage, notamment la métaphore que Max fait sur la cuisson des homards lors d'un dîner chic assez tendu ( en gros, les hommes entre eux s'aident, les femmes se descendent et s'assurent qu'aucune ne s'en sorte ). L'attitude des filles est ici assez méprisante, que ce soit conscient ou pas, à l'égard de Max pour sa différence. Est-ce que c'était une auto-critique de la série ? En tout cas, ce passage était plaisant à regarder.
Parce qu'au final, ce que je trouve potentiellement " dangereux " avec ce genre de représentation hypra figée, c'est le phénomène de rejet qui peut arriver derrière. En gros, si tu ne ressembles pas aux filles de TLW, tu n'es rien ( et comme chacun sait, tout le monde possède un compte en banque de 300 milliards d'euros : ). Chaiken a peut-être essayé d'élargir le champ en ajoutant des personnages comme celui d'Ivan ou Max, je me rappelle que les critiques fusaient à l'époque sur le côté trop sophistiqué des filles de TLW ( en même temps, si les filles sont réellement comme ça à LA, je ne sais pas comment elle aurait pu le montrer autrement ? ). En gros, c'est la lipstick mania quoi. Et pour les autres, que deviennent-elles ? Je sais qu'il y a le personnage de Shane, mais il ne s'agit que d'un seul personnage pour 25 quoi. Le rapport est un peu dur, pareil pour Frankie du côté de LS qui est logée à la même enseigne pour le coup. Je me demande ce que l'on peut ressentir quand on ne se reconnaît absolument pas dans une série telle que TLW et que l'on voit l'influence que la série a pu avoir sur l'univers des femmes. Mais là c'est un autre débat donc je termine avec une petite interview, cette fois-ci en français, d'Heather Peace ( Sam de LS ), à propos de TLW justement : )
http://www.tetu.com/actualites/culture/ ... port-21738
Pour le côté "bobo" à outrance, j'ai cru voir une tentative d'auto-dérision, mais je ne sais plus dans quelle saison, sans doute l'avant-dernière ou la dernière, quand elles vont disputer un match avec d'autres filles qui sont plutôt "de la rue". Tu vois quel passage je veux dire, Sasha?
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vhl
Re: The L Word VS Lip Service
Max n'est pas integre dans leur groupe,en effet,mais il en a toujours ete ainsi:peut-etre est-ce pour cela qu'il se tournera vers un homme?personnellement,j'experimente en ce moment son drame:les femmes ont tendance a former des clans et rejeter autrui,l'etranger qui s'immisce n'est pas le bienvenu,c'est typiquement feminin,alors que l'homme aime se faire des copains!En fait,il n'y a pas plus intolerant que celui qui crie a l'intolerance:pour preuve,les lesbiennes voient de lesbiennes partout et ne s'interessent qu'aux histoires d'amour entre filles,ou souvent.
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Re: The L Word VS Lip Service
Tu parles de la saison 4, le match de basket où elles sont nulles à chier et se prennent la racler par les cops de Papi.petitegazelle a écrit :Je n'ai jamais trouvé que Max ait été vraiment intégré...J'avais pensé que c'était pour montrer que même chez des gens qui devraient être sensibilisés à l'intolérance, ils pouvaient également être intolérants. Les filles ont toujours été assez condescendantes avec Max, et ont pratiquement rejeté Tina lorsque celle-ci est avec un homme.
Pour le côté "bobo" à outrance, j'ai cru voir une tentative d'auto-dérision, mais je ne sais plus dans quelle saison, sans doute l'avant-dernière ou la dernière, quand elles vont disputer un match avec d'autres filles qui sont plutôt "de la rue". Tu vois quel passage je veux dire, Sasha?
Jenny, élément très fort de l'équipe au passage.
L'auto-dérision a été présente dans The L Word et c'est un des points qui à mes yeux va bcp différencier Lip Service et The L Word : l'auto-dérision. Je ne l'ai pas réllement perçu dans LP malgré un humour autour de certaines répliques avec Tess en particulier.
Il est clair que l'aspect comique des deux séries était très différent, chacune avait son ton. Les séries sont bien à part à ce niveau là.
Je ne suis pas totalement d'accord, ça me semble assez réducteur parce que les States c'est grand c'est large, et là on est en plein LA quartier gay branché. Ca ne représente pas le reste des States.Comparer les deux series revient a comparer la vieille europe et les states.
Pareil pour l'Ecosse, ça ne représente absolument pas l'Europe pour moi.
Ma grand-mère dans son trou paumé dans le Gers, qui habite en Europe, je crois qu'en voyant Lip Service, elle se sentirait à des années lumières de Glascow...
Je réponds juste à ce paragraphe de Sasha, ça devait me démanger en voyant remonter le sujet.
Et tu aurais pu citer Myspace aussi, qui a été avant Facebook et qui a quand même eu son succès. : )Je te réponds d'abord sur l'aspect réseaux sociaux de LS. Il ne faut pas oublier que LS est une série très récente, les réseaux sociaux qui ont révolutionné notre mode de vie accompagnent effectivement notre quotidien en permanence, c'est un peu normal que ce soit le cas dans LS aussi. Et soyons honnête, LS est loin, mais alors très loin d'être la seule série/film à le faire, tout simplement parce que c'est inscrit dans notre culture aujourd'hui. Pour rappel, Twitter et Facebook n'existaient pas encore quand TLW est sorti, d'où les dates :
Lip Service : 12 Octobre 2010
The L Word : 18 Janvier 2004
Facebook : 04 Février 2004
Twitter : 21 Mars 2006
Le temps que la machine se mette en route et que le succès des réseaux sociaux que l'on connaît aujourd'hui s'inscrive, LW a eu le temps de faire son petit chemin ( c'est d'ailleurs drôle de les voir accrochées à leur portable, mais aucun smartphone, pas d'iphone encore à l'époque pour ne citer que lui : ). On les voit souvent agglutinées à leurs pc portables par contre, Internet était bien là, et ça n'a dérangé personne ? C'était le quotidien de l'époque, aujourd'hui, ce sont les réseaux sociaux via les smartphones / pc / tablettes et LS vit avec son temps.
Et peut-être qu'il y en a eu d'autres de réseaux sociaux bien avant que je ne connais pas.
Mais je suis d'accord avec toi, que la série vit avec son temps, les réseaux sociaux sont présents dans notre culture, c'est intégré en fiction, mais avec subitlité ou originalité de préférence.
D'ailleurs, dans The L Word, c'est présent dès la première saison, à travers la toile d'Alice pour commencer, mais voilà, c'est la toile d'Alice, c'est un concept fictif qui suit la série tout le long. Ca a si l'on veut son originalité, on s'en fout ou pas. Bref.
Dans Lip Service, je n'ai perçu qu'une pub criarde pour Facebook et Twitter avec le discours nuancés ou moyennement de "tout le monde en a un", limite t'es un looser ou t'es pas normal si t'en as pas. Les perso, auraient pu passer dans un spot publicitaire pour ces deux réseaux, que ça m'aurait fait le même effet, tout simplement. Et déjà que je le trouve au quotidien ce discours, en pleine fiction le retrouver ça ne me branche pas, quelle qu'elle soit.
Et du coup certainement que j'y suis très sensible parce que j'ai du mal avec Facebook et Twitter et qu'on m'a déjà sorti ce discours que sans, je ne peux pas vivre et je m'exclue du moooooonde des neeeews et que je ne peux pas rester en contacts avec mes supers amiiiiiiiiiis et savoir ce qu'ils foooooooont.... <_<
Bref, ça m'a renvoyé à un message grossier de norme absolument pas critiqué qui m'a fait un effet désagréable, chose que je n'ai pas ressenti du côté de The L Word.
Autre élément qui va les différencier pour moi: la maîtrise de la manipulation.
Et une parenthèse, j'ai eu aussi ce sentiment que ça voulait faire croire que c'était méga réaliste "les perso sont comme toi parce qu'ils utilisent des réseaux que tu connais
Serais-tu "femme" et "lesbienne"Max n'est pas integre dans leur groupe,en effet,mais il en a toujours ete ainsi:peut-etre est-ce pour cela qu'il se tournera vers un homme?personnellement,j'experimente en ce moment son drame:les femmes ont tendance a former des clans et rejeter autrui,l'etranger qui s'immisce n'est pas le bienvenu,c'est typiquement feminin,alors que l'homme aime se faire des copains!En fait,il n'y a pas plus intolerant que celui qui crie a l'intolerance:pour preuve,les lesbiennes voient de lesbiennes partout et ne s'interessent qu'aux histoires d'amour entre filles,ou souvent.
C'est fou comme j'ai du mal avec ces notions de genres qui différencient les comportements pour bcp et en généralisant.
D'ailleurs, je n'ai jamais pu participer à ce genre de conversations je me suis toujours sentie en décalé : "ah vous les mecs vous êtes comme-ça!" ou " ah les filles vous êtes comme-ci". Je n'y crois pas.
Et côté intégration dans un groupe, je pense au lycée par exemple. Les clans des beaux gosses, le petit crétin avec son pantalon loin d'être à la mode, yavait pas moyen qu'il soit intégré, il allait faire tâche. Pareil pour les petites minettes en groupe, elles avaient leurs critères de sélection pour intégrer d'autres minettes dans leur cercle VIP. Mais j'ai également vu des groupes de potes plus éclectiques quelque soit le genre féminin masculin, totalement mixé.
Tout est plus une question de personnalité, d'environnement, d'ouverture d'esprit, pas de genre.
Là avec Max, moi ça m'a fait plus l'effet d'un nouveau perso qui débarque avec Jenny, dans un groupe de nanas issues d'un milieu aisé, qui ont leur habitude, leur principe et qui soudainement face à Max en sont loin, ayant tendance à mépriser la nouvelle vue qu'elles ont. Avec Jenny ça a été plus ou moins pareil au départ et même par la suite d'une certaine manière.
Je ne crois pas que le message a été de dire "ce sont des femmes alors elles rejettent" je crois que c'est vraiment plus la notion de groupe bien terré dans ces clichés pouvant mépriser qui a été plus montrée du doigt.
Après pourquoi Max s'est tourné vers un mec? il m'a semblé que c'était plus profond pour justement questionner les limites de la question de genre par rapport à soi-même au départ et ensuite par rapport à autrui... qu'est-ce que c'est vraiment être homme ou femme et est-ce qu'il y a des limites à tout cela?
Je ne crois pas que Max c'est dit que les gonzesses faisaient chier, alors autant voir chez les mecs ce que ça donne. J'ai un doute que ce soit le réel message que voulait faire passer la réalisatrice.