Bonjour à toutes,
Je m’excuse d’avance pour la longueur de mon post… je n’ai jamais su être concise…
Je me suis inscrite sur ce forum il y a deux ans. Au début je passais tous les jours voir ce que vous écriviez… et puis j’ai rencontré quelqu’un… je sais que c’est idiot mais du coup je me suis un peu coupé du monde et le temps à passé, je passais vous lire de temps en temps mais j’avais vite perdu le fil. Plus le temps continuait sa course et moins j’osais poster quoi que ce soit, me disant qu’au bout de deux ans ce serait sûrement ridicule de refaire surface…
Mais la tentation de pouvoir enfin vider ma tête à des gens susceptibles de me comprendre me pousse ce soir à prendre le risque…
J’ai lu quelques-unes de vos histoires (surtout les premières et dernières pages en fait) mais je n’ai pas pu toutes vous lire alors peut-être que mon histoire aura quelque chose de redondant… peut-être que l’une d’entre vous aura déjà posté quelque chose de similaire et dans ce cas j’espère ne pas trop vous avoir ennuyé…
Voilà… j’ai bientôt 33 ans et même si j’ai vécu des choses dans ma vie, j’ai l’impression de n’être arrivée nulle part, de ne rien avoir accompli. Non pas que je veuille une destinée exceptionnelle, mais juste de quoi aimer la vie, de me dire que la mienne à un sens… (je sais, ça commence très dépressif… désolée).
Pour tout vous dire, je ne sais plus où j’en suis. Homo ? Bi ? Si je fais le bilan, j’ai vécu plus d’histoires avec des femmes et plus intenses, mais la plus longue reste avec un homme. Le bilan ? Je me sens bien dans les bras d’une femme, sexuellement je préfère aussi (mais c'est peut-être parce que j'ai vécu des attouchements étant petite...), même si je reste une grande novice en la matière... et pourtant, je ne peux m’empêcher de penser que j’aimerais un jour me marier, avoir des enfants et mener une petite vie plan-plan bien tranquille et bien dans les cases !
Ce qui est bizarre, c’est que je déteste les cases, les normes… etc… (et heureusement vu le métier que je fais), étant moi-même « hors norme » depuis que j’ai 8 ans puisque en fort surpoids depuis cet âge-là. Ce qui a fait aussi que j’ai toujours été le « vilain petit canard » de la famille, toujours un peu rebelle (j’étais gothique dans mes années fac…

) et du coup considérée un peu comme l’incapable du lot, la ratée…. Parce que je ne pense que rarement la même chose qu’eux. Il faut savoir que j’habite une région où les bonnes familles sont chrétiennes, de droite et homophobes… et la mienne ne déroge malheureusement pas à la règle. Mais je m’écarte du sujet…
Comme certaines d’entre vous je pense, je suis tombée amoureuse de ma meilleure amie au lycée, mais je ne m’en suis rendue compte que lorsque je lui ai fais une méga crise de jalousie lorsqu’elle est sortie avec son copain de l’époque. Elle a alors coupé les ponts et j’ai réitérer avec une autre amie toujours au lycée et de la même manière… heureusement, elle ne m’a pas laissé tomber à ce moment là. Je me disais alors que ce n’était pas possible que j’avais une manière de montrer mon amitié un peu excessive mais pas que je pouvais aimer les filles…. Le temps à passé et je suis sortie avec un garçon, l’excitation que ce soit le premier à fait que je me suis emballée et que notre rupture au bout de deux semaines, m’avait brisée le cœur tellement je m’y étais accroché. Je me suis alors mise à sortir un peu avec n’importe lequel de ces messieurs qui voulait bien d’une grosse dinde comme moi… et un jour, j’ai rencontré une fille, lesbienne pure et dure, qui au détour d’un au-revoir m’a subrepticement embrassé… je me suis sentie électrisée, je ne comprenais pas ce qui était en train de m’arriver et j’ai mis ça sur le compte du tabou, de la nouveauté… elle était déjà avec quelqu’un d’autre que j’ai cru qu’elle laisserait tomber pour moi… tellement j’étais heureuse de voir enfin quelqu’un s’intéresser à moi. Raté !
Fan de manga à l’époque j’ai correspondu sur internet avec une autre fan (hétéro à la base) et de fil en aiguille on a sympathisé. On a fini par se rencontrer pour continuer nos échanges de vive voix et finalement on a partagé un an et demi de nos vies (ce qui n’était pas facile vu qu’elle étudiait dans le sud de la France et que moi j’habitais l’Alsace…). Ce fut ma plus belle et ma plus douloureuse histoire d’amour puisqu’elle m’a jeté comme une vieille chaussette en disant que je n’avais été qu’une curiosité pour elle, qu’elle voulait voir ce que ça faisait d’être avec une fille… Dire que pour elle j’avais été à deux doigts d’en parler à mes parents… J’ai mis un an a tourner la page et j’ai alors rencontré mon ex… homme avec qui j’ai vécu 5 ans et avec lequel, il faut bien le dire, j’étais dans la norme « familiale », je l'ai aimé, mais ça n’a jamais été l’amour passionnel comme je l’avais vécu avec elle. Cette histoire là a valu que je déménage et que je perde tous les amis que j’avais à l’époque…
Il y a deux ans, je me suis alors remise en question me sentant de plus en plus attirée par les femmes, j’ai retenté l’expérience en sortant avec une fille, plus jeune que moi de dix ans… qui a trouvé ça sympa de sortir avec une nana plus âgée qui a son appart, sa voiture...(enfin c'est comme ça que je l'ai vécu), elle a fini par me tromper avec son exe… (Est-ce que le véritable amour, au sens romantique du terme, existe toujours ?) Résultat des courses, toutes les autres filles du groupe m’ont tourné le dos…
Et me voilà, aujourd’hui, célibataire depuis un peu plus d’un an, sans amis, dans un patelin que je connais mal et où je ne connais personne, à me demander ce que je suis et si quelqu’un voudra un jour de moi et de mon physique de gros shamallow… Je sais que ça fait vieille fille super pathétique ! Vous me direz qu’il suffit d’un peu de volonté, de sortir, de se bouger les fesses… mais seule, la motivation est difficile à trouver, j’ai beau essayé… je ne fais que m’engluer dans mes pleurs et mes réflexions sans réponse.
Alors si quelqu’une a une idée qui pourrait m’aider à déterminer si je préfère les filles ou non ou le cas échéant si quelqu’une avait une idée ou un conseil pour ne plus avoir peur d’aimer les filles et de réussir à s’accepter soi-même… je suis preneuse parce qu’aujourd’hui, je n’ai plus aucune certitude sur rien...
Vu la longueur et la platitude de mon texte, je comprendrais que personne n’ai eu envie de le lire jusqu’au bout. Pour celle(s) qui l’aurait fait quand même, je salue leur courage et les en remercie. J'espère que ça ne vous a pas trop soûlé...
Je remercie également l’initiatrice de ce topic qui m’a permis de dire ce que j’avais sur le cœur et que personne ne savait... ça fait du bien.