Interview de la romancière Claire McNab

Claire McNab

Interview accordée à Kristel le 1er Avril 2009 pour le site L-éditorielles.com

Auteure reconnue aux États-Unis et en Australie, son pays d’origine, Claire McNab commence à être également connue en France, grâce aux traductions de ses romans par Cécile Dumas.

Elle nous accorde aujourd’hui une interview exclusive.

Qu’est-ce qui, à l’origine, a motivé votre désir d’écrire des romans ?

Dès mon plus jeune âge, j’ai su que je voulais être écrivaine, mais il m’a fallu de nombreuses années avant que cela devienne une activité à plein-temps.

Vous êtes essentiellement connue pour vos romans policiers, pourquoi avoir privilégié ce genre ?

Les romans policiers sont les livres que j’ai le plus de plaisir à lire, alors c’est tout naturellement que j’ai été tentée par l’idée d’écrire ce genre d’histoire. C’est très gratifiant d’assassiner quelqu’un dans un livre et ensuite d’élucider le crime !

Vous vivez depuis maintenant plus de dix ans aux USA mais la plupart de vos romans ont pour cadre les magnifiques paysages d’Australie et nombre de vos héroïnes sont d’origine australienne, pourquoi ?

L’Australie est un pays superbe et fascinant. J’aimerais que davantage de gens y séjournent pour se rendre compte et apprécier par eux-mêmes à quel point c’est beau. C’est une des raisons pour laquelle je situe l’action de mes livres dans ce pays. Naturellement, je me sens à l’aise pour créer des personnages australiens, car la manière dont ils pensent et s’expriment m’est familière.

Vous enseignez également à l’université d’UCLA, comment parvenez-vous à concilier ces deux carrières ?

Je donne un cours d’écriture romanesque. Nombre de mes étudiants parviennent à êtres publiés. L’enseignement est très enrichissant surtout face à des étudiants talentueux et cela contribue à l’évolution de ma propre écriture.

Vos étudiants sont-ils parfois pour vous une source d’inspiration ?

Tout le temps !

Quelle réception vos romans ont-ils auprès d’eux ?

Je ne parle jamais de mes écrits, mais de nombreux étudiants me disent qu’ils ont lu mes livres et les ont appréciés. Il se peut que cela ne soit pas vrai et qu’ils essayent seulement d’avoir une bonne note !

Était-ce un risque pour votre carrière d’enseignante de mettre en scène des héroïnes lesbiennes ?

Non. Cela n’a eu absolument aucune influence.

N’avez-vous jamais craint des réactions homophobes de la part de vos étudiants ou de vos collègues de l’université ?

Non. Peut-être ai-je eu de la chance, mais je n’ai jamais eu de réaction négative de la part d’étudiants ou de collègues. Des gens ont pu avoir des arrière-pensées homophobes, mais personne ne m’a jamais rien dit en face.

Vous vivez en Californie où le mariage gay vient d’être abrogé. Que pensez-vous de ce retour en arrière ?

J’ai épousé Sheila lorsqu’il était possible pour les gays et les lesbiennes de se marier. Nous sommes très déçues que la Proposition 8 ait rendu le mariage gay illégal. La haute cour de Californie n’a pas encore décidé si les 18 000 mariages homosexuels conclus demeureront reconnus.

Pour finir, quel est le premier ouvrage lesbien, ou à connotation lesbienne, que vous ayez lu ?

Le Vin étrange, de Katherine V. Forrest.

Interview Originale sur le site L-éditorielles.com

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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