Je te quitterai toujours de Sandra Scoppettone

Je te quitterai toujours de Sandra Scoppettone

Titre Français : Je te quitterai toujours

Titre Original : I'll be leaving you always

Auteur : Sandra Scoppettone

Date de Sortie : 1993

Nationalité : Américaine

Genre : Roman Policier

Nombre de Pages : 351 pages

Éditeur : Pocket

ISBN : 2-266-11037-3

Je te quitterai toujours : Quatrième de Couverture

Quand la détective privée Lauren Laurano apprend le meurtre de sa meilleure amie, Megan Harbaugh, elle ignore encore que ce n’est pas tant un assassin qu’elle va devoir traquer, que la personnalité cachée de celle qu’elle pensait connaître.

De révélations en désillusions, aidée de sa compagne Kip, Lauren va s’apercevoir que la vérité a les couleurs du deuil. Il lui faudra une certaine endurance pour affronter les innombrables facettes de celle qui « l’a quittée pour toujours ».

Une redoutable traversée de ce continent qu’on nomme amitié

Je te quitterai toujours : Avis Personnel

Deuxième enquête de Lauren Laurano, Je te quitterai toujours débute de manière directe par le meurtre de la meilleure amie de la détective, Megan Harbaugh. Alors que Kip et Lauren se sont couchées tôt, elles sont soudain réveillées par William, leur locataire du dessous. Il est bouleversé parce qu’il vient d’être victime d’un braquage dans la boutique de Megan. Il déclare s’être sauvé en courant une fois l’arme braquée sur sa tempe et a besoin de réconfort.

Lauren et Kip l’écoutent mais sont interrompues par un coup de téléphone. Durant ce même braquage, Megan a été tuée. Bouleversée, Lauren décide d’enquêter sur l’assassinat de sa meilleure amie. Là elle découvre petit à petit qu’elle ne la connaissait pas. Plus ses investigations progressent plus la vie de sa meilleure amie lui apparaît telle qu’elle est. Avec ses doutes et ses par d’ombre.

Ayant enfin appris à maîtriser son ordinateur, Lauren s’immerge dans la vie de Megan au risque de perdre ses désillusions. Un bon polar avec la détective privée lesbienne Lauren Laurano au meilleure de sa forme.

Je te quitterai toujours : Extraits

« On frappe. Quelqu’un frappe à ma porte. Et une voix d’homme crie mon nom. Nous nous réveillons en sursaut, Kip et moi. Kip marmonne quelque chose d’inintelligible. Je regarde le réveil à affichage digital qui est sur la table de chevet. Il est neuf heures et quart et il fait nuit. Nous nous sommes endormies. J’enfile ma robe de chambre, encore dans le cirage, et glisse mes pieds dans des pantoufles.
Tout en descendant l’escalier il me semble reconnaître la voix. C’est William, notre locataire du dessous. Mais comme nous habitons Greenwich Village, donc New York, je préfère m’en assurer avant d’ouvrir ma porte.
– Qui est-ce ?
– C’est Mildred Pierce, qui veux-tu que ce soit ? fait William.
Je tire les verrous. » (Page 11)

« Quand Kip entre dans la cuisine, et qu’elle me trouve assise en train de boire un Coca light à la cerise, je remarque une drôle d’expression sur son visage. En fait, c’est une expression d’horreur, essentiellement.
– Quoi ? Qu’est-ce qui ne va pas ?
Je commence à me lever. Elle m’arrête d’un geste de la main.
– Je n’arrive pas à y croire.
La solennité de son ton m’effraie.
– Croire quoi ?
Encore un mort ?
– J’en ai un de gris.
Est-elle devenue folle ? Elle grisonne depuis l’âge de trente-cinq ans.
– Tu as des centaines de cheveux gris, dis-je.
– Oh, Lauren, parfois je me demande comment tu peux être détective.
Elle tire une chaise, s’assoit, plante ses coudes sur la table et se tient la tête comme si celle-ci pesait deux cents kilos.
– J’ai peur de ne pas comprendre, dis-je.
– Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?
– A quel sujet ?
– Au sujet de ce poil gris.
Ce poil ? Ca y est, j’ai compris. Je ne peux m’empêcher de glousser.
– Tu trouves ça drôle ? me demande-t-elle.
Je hausse les épaules.
– Tu l’avais vu, n’est-ce pas ?
Je vois mal comment je pourrais me défiler sur ce coup-là. Si je dis que je n’ai rien vu, elle m’accusera d’indifférence. J’opte pour la vérité.
– D’accord, je l’avoue, je l’avais vu.
Elle me dévisage comme si j’étais une folle échappée de l’asile.
– Et tu ne m’as rien dit ?
– Non. » (Pages 148-149)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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