Jenny’s Wedding

Une romance lesbienne gentillette sans plus

Année de Production : 2014

Date de Sortie : 31 Juillet 2015

Réalisation : Mary Agnes Donoghue

Scénario : Mary Agnes Donoghue

Avec : Katherine Heigl (Jenny), Alexis Bledel (Kitty), Tom Wilkinson (Eddie), Linda Emond (Rose), Grace Gummer (Anne), Sam McMurray (Denny), Diana Hardcastle (Ellen), Matthew Metzger (Michael), Houston Rhines (Frankie), Cathleen (O’Malley (Lorraine)

Nationalité : Américaine

Durée : 1h 34min.

Titre Original : Jenny's Wedding


Interview(s) :

Jenny’s Wedding : Interview d’Alexis Bledel l’interprète de Kitty

Jenny’s Wedding : Résumé

Dans Jenny’s Wedding, Jenny Farrell est une assistante sociale d’une trentaine d’années qui fait le bonheur de ses parents même si ces derniers sont préoccupés par le fait qu’elle ne soit toujours pas mariée. Lors d’une soirée propice aux confidences avec son père, elle lui dit qu’elle est en couple et qu’elle a rencontré la bonne personne avec laquelle elle souhaite faire sa vie. Ce que toute sa famille ignore, ses parents et ses frères et sœurs réunis, c’est que Jenny est en couple avec sa colocataire depuis 5 ans, Kitty. Et oui ! Jenny est lesbienne !

Lorsque Jenny annonce à Kitty qu’elle souhaite se marier avec elle, celle-ci lui fait remarquer qu’elle va être obligée de faire son coming out. Jenny prend son courage à deux mains mais l’annonce à sa famille est plus difficile que prévue. Ses parents ne sont en effet pas prêts à entendre la vérité…

Dans Jenny's Wedding, Jenny Farrell est une assistante sociale d'une trentaine d'années qui fait le bonheur de ses parents même si ces derniers sont préoccupés par le fait qu'elle ne soit toujours pas mariée. Lors d'une soirée propice aux confidences avec son père, elle lui dit qu'elle est en couple et qu'elle a rencontré la bonne personne avec laquelle elle souhaite faire sa vie. Ce que toute sa famille ignore, ses parents et ses frères et sœurs réunis, c'est que Jenny est en couple avec sa colocataire depuis 5 ans, Kitty. Et oui ! Jenny est lesbienne ! Lorsque Jenny annonce à…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Moyen. Bof.

Note des lectrices : 2.83 ( 14 votes)
48

J’attendais le film Jenny’s Wedding depuis tellement longtemps que je me suis précipitée dessus dès sa sortie. Obligé ! Sur le papier je voyais un Imagine Me & You bis et j’étais totalement à fond. Après tout le casting était exceptionnel et la réalisation tenait la route sur la bande-annonce. Bref, tous les indicateurs étaient au vert. Autant le dire tout de suite, mon avis est mitigé et je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

Déjà, une liste de tout ce qui fonctionne parce que c’est plus facile de commencer par les points positifs. Le casting est bon. Franchement les acteurs sont excellents même si j’aurais aimé que Katherine Heigl soit un peu différente de son rôle dans Grey’s Anatomy. Mis à part ce détail il faut reconnaître que tous sont très justes. Les dialogues sont excellents, je me suis retrouvée plusieurs fois à éclater de rire sur le canapé surtout au début du long-métrage. La réalisation est efficace sans sortir de l’ordinaire mais cela fonctionne nickel. La mécanique semble bien huilée et tout roule.

Du côté des problèmes maintenant. Petit tour d’horizon. Le principal, qui pour moi fait que le film est bancal, réside dans le manque d’alchimie entre Katherine Heigl et Alexis Bledel. On ne croit pas une seconde au fait qu’elles sont en couple. Aucun geste intime et des baisers ratés sans le moindre désir ou envie. On a vraiment l’impression qu’elles ont peur de se toucher. Alors je veux bien, comme me l’a fait remarquer ma compagne, qu’aucun couple n’échange de geste intime dans ce film mais quand même. Comment gober le fait qu’elles sont amoureuses et heureuses si elles n’échangent même pas un banal baiser au retour du week-end éprouvant de Jenny en famille où elle a pour habitude de se disputer avec sa sœur et d’avoir son frère qui essaie de la caser avec un mec ? Que les autres ne se touchent pas est normal puisqu’ils sont malheureux. Que Jenny et Kitty ne le fassent pas nuit totalement à leur crédibilité.

A ce titre, la manière dont le personnage de Kitty (Alexis Bledel) est effacé ne fait que renforcer l’idée qu’elle se moque de tout. Franchement en les voyant on ne donne pas cher de leur mariage. Elles ne parlent pas, n’échangent jamais. Le mariage est préparé avec une facilité et une rapidité déconcertante. Elles ne s’engueulent jamais. En acceptant tout, le personnage de Kitty semble trop détaché, au point de ne pas s’impliquer. Mince, quand la personne dont tu es amoureuse et avec qui tu vis en secret depuis 5 ans décide enfin de faire son coming out à sa famille, je pense que tu réagis un peu plus que ça, non ?

En fait, l’histoire n’est pas tant sur Jenny et son cheminement dans sa propre acceptation et les préparatifs de son mariage. Jenny’s Wedding s’attache au ressenti et au cheminement des parents. Alors je veux bien que ce soit encore compliqué et pas si simple. (J’ai notamment retrouvé ma mère plusieurs fois dans sa crainte par rapport au voisinage). Sauf que ce film arrive avec dix ans de retard, voir même vingt. Ce qui aurait pu être novateur est ici vu et revu sans la moindre originalité. L’humour du début se teinte de drame et même la sœur avec sa pelouse (voir dialogue ci-dessous) ne parvient pas à sauver les trente dernières minutes.

J’ai aimé la première partie du film mais il fallait continuer dans l’humour et les difficultés pour Jenny de réussir à créer ce mariage traditionnel dont elle voulait en montrant que justement il n’était pas si traditionnel. Là, au contraire, on croule sous la « normalité » et le happy-end dégoulinant de bons sentiments après les errances des parents finit de nous achever.

A force de lissage et de politiquement correct il nous manque cette petite étincelle, cette lueur d’humour, ce piquant dramatique qui ferait sortir le film du lot en le rendant inoubliable. Ce que les gens vont retenir ici c’est qu’un jour, Katherin Heigl a eu un rôle où elle disait « Je suis lesbienne ». C’est tout.

Jenny’s Wedding : Critiques Presse et Récompenses

« Au moment où elle se met enfin en colère, la pugnacité d’Heigl la sert bien. Sa rage est pure, purifiante et vertueuse dans la défense de sa vie. » (Katie Walsh – Los Angeles Times)

« L’une des choses irritantes est la lecture banale et bien intentionnée de la tolérance : les spectateurs ont toujours plusieurs pas d’avance sur le script. » (Jeannette Catsoulis – New York Times)

Jenny’s Wedding : Extraits

ANNE : Si tu continues à être aussi difficile, tu vas finir seule.
JENNY : Tu sais… Est-ce que ça t’as déjà traversé l’esprit que je sois déjà en couple avec quelqu’un ?
ANNE : Non, tu l’es ?
JENNY : Ca n’a pas d’importance que je le sois ou non. Pourquoi est-ce que tout le monde pense toujours que je ne le suis pas ?
ANNE : Parce que tu n’amènes jamais personne à la maison et que tu n’en parles pas. Les seules personnes qu’on ait jamais rencontré sont ta colocataire et ces quelques amies avec qui tu fais tout.
ANNE : S’il y a quelqu’un qu’est-ce qui ne va pas avec lui ? Il est marié, n’est-ce pas ?

JENNY : Je ne sais pas ce que c’est que d’être mariée tout simplement.
EDDIE : Tu parles comme si c’était ce que tu voulais.
JENNY : Ce n’est pas ce que tout le monde veut ?
EDDIE : Je pense. C’est peut-être la raison pour laquelle les gens ne le font pas toujours pour les bonnes raisons.
JENNY : Quelles sont les bonnes raisons ? Que quelqu’un assure tes arrières ?
EDDIE : Tu es une militaire ?

EDDIE : Ce n’est pas comme si je vivais dans le passé. Je ne le fais pas. Je sais que les temps ont changé. Tout change en ce moment. Je lis les journaux, je regarde la télé. Mais je ne connais personnellement personne dans le voisinage dont les enfants ont… Tu sais… Peut-être qu’ils sont tous partis.
JENNY : Quoi ?
EDDIE : Le voisinage. Peut-être qu’ils ont quitté le voisinage.
JENNY : Je suis sûre qu’ils l’ont fait.
EDDIE : Et le mensonge, tous ces mensonges. Même si je sais pourquoi tu les as fait, c’est toujours une pillule difficile à avaler. Et maintenant un mariage. Créer une famille. Je veux dire nous sommes… nous sommes des gens ordinaires tu sais, pas… des rebelles !

ANNE : L’herbe.
FRANKIE : Quoi la pelouse ?
ANNE : Elle est verte.
FRANKIE : Tu penses que je me soucie de la couleur de la pelouse ?
ANNE : Non, je ne pense pas.
FRANKIE : Qu’est-ce que tu fais ?
ANNE : Je fais tes affaires. Tu déménages.
FRANKIE : Quoi ?
ANNE : Je ne veux plus être mariée avec toi. Je serais partie mais je ne pense pas que ce soit bien de faire bouger les enfants donc tu dois partir.
FRANKIE : Allons Anne, je sais que les choses n’ont pas été…
ANNE : Arrête, je ne suis pas du tout intéressée par ce que tu as à dire.
FRANKIE : Tu ne peux pas juste me virer sans en parler.
ANNE : Pourquoi on commencerait à parler maintenant. On n’a pas parlé depuis des années !
FRANKIE : Parce que j’ai le droit de savoir pourquoi tu fais ça.
ANNE : La pelouse !
FRANKIE : La pelouse ?
ANNE : Oui. Quand j’ai regardé l’herbe morte, j’ai réalisé que j’étais malheureuse. Les gens heureux n’ont pas une pelouse morte. Et ensuite… C’était comme la poule et l’oeuf. Je ne savais pas ce qui était venu en premier. Le bonheur ou l’herbe verte. Alors j’ai commencé à l’arroser. Et plus je l’arrosais, plus je me sentais heureuse. Et ensuite je suis revenue à la vie.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

8 commentaires

  1. Je suis d’accord avec Isabelle. J’ai vu le film en VF, hier, donc, je n’ai ri à rien du tout…
    Malgré tout, Katherine Heigl joue exactement comme dans Grey’s Anatomy et comme dans State of Affairs (qui n’a duré qu’une saison).
    MAIS, je crois qu’il faut prendre ce film dans un autre sens, non pas une histoire de plus de 2 femmes qui s’aiment, mais plutôt, comme une histoire d’un coming out dans un milieu social où le quand dira t’on (que vont en penser les voisins, les amis….la famille), et le fait d’avoir un enfant homoxesuel qui est difficile à accepter (la mère se demande sans cesse ce qu’elle a bien pu faire pour que ça fille soit comme ça…).
    Je verrais plutôt cela comme un film pédagogique, sous forme de comédie, donc visible par tous…. Certainement basique, mais combien de parents basiques ont-ils du mal à accepter l’homosexualité de leurs enfants ???
    Je trouve cela bien d’avoir un film culcul comme celui là, avec une tête d’affiche , Katherine Heigl, connue de tous, qui fera peut-être, en France, avancer quelques mentalités.

    • Isabelle B. Price

      Je crois que je comprends ce que tu veux dire par rapport à la visibilité de tous @virisab comme il s’agit d’une comédie romantique.

      Et cependant, je pense que si la scénariste voulait vraiment jouer sur le culte de l’apparence et du quand dira t’on cela aurait pu être mieux fait. Peut-être en s’interrogeant sur le pourquoi d’une telle importance ou l’incapacité des parents à évoluer et à voir au-delà.

      J’en parle d’autant plus facilement que mes parents sont infirmiers (enfin étaient) comme le père qui est pompier. Tu as cette même notion d’équipe soudée (en moindre certainement par rapport aux pompiers) et ils ont eu du mal avec l’image qu’une fille lesbienne renvoie. Mais je ne pense pas que cette comédie les ferait changer d’avis dans le sens où le grand mariage que veut l’héroïne n’est rien de plus qu’une autre sorte de mascarade.

      Pour moi c’est quand même raté de tous les côtés, je dois le reconnaître. Et à défaut de vendre des baisers et une scène d’amour, tu te débrouilles au moins pour que tes héroïnes partagent un minimum d’intimité, non ?

      • Oui mais là on tombe sur un film qui se veut un film de grande audience, tu ne veux quand même pas que le public, jeune, basique ou je ne sais quoi soit choqué par une intimité plus exaltante entre 2 filles ??? Là tu rêves Isabelle, on est aux Etats-Unis et c’est Hollywood (y’a pas plus homophobe qu’Hollywood…) !!!
        Et puis rien à voir mais pense à répondre à mon mail sur Murder in the first…. Merci..

  2. Là les filles je suis obligée d’écrire parce que vos commentaires m’ont fait mourir de rire ! Kitty qui est tombée dans un tonneau de Marijuana, l’image est superbement drôle et réaliste à la fois.

    En regardant le film, je me suis fait la réflexion que si au début Kitty ne disait pas « et sinon, tu leur as dit à tes parents que c’est moi que tu vas épouser », on ne comprendrait même pas que Jenny est gay (jusqu’au moment du coming out bien sûr). Imagine que tu rates l’une de ces seules lignes du script de Kitty parce qu’à ce moment-là tu as été distraite, et ben… tu ne sais même pas que tu regardes un film « lesbien » ! Ca craint quand même. Et puis, elle veut un mariage tout ce qu’il y a de plus cliché et traditionnel mais elle n’a même pas fait sa demande. Ca n’a choqué que moi ? Quand tu épouses quelqu’un tu lui dit que tu l’aimes et tu lui demande son avis, non ? Là, la Jenny elle rentre et elle dit « j’ai décidé que j’allais me marier », elle précise même pas avec qui et n’a pas le bon goût de demander son avis à Kitty. Mais au moins ça reste dans la cohérence générale du personnage de Kitty qui ne sert pas à grand chose à part de prétexte pour placer le mariage dans l’histoire.
    (En fait je crois que je sais ce qu’il s’est passé: ils ont écrit le scénario autour de Jenny uniquement et au bout d’un moment, une âme charitable leur a fait remarquer que pour un mariage, il fallait deux personnes. Du coup ils ont fait comme ils ont pu et nous ont pondu une Kitty et lui ont placé trois quatre lignes histoire de réparer l’oubli.)

    A part ça et tous les autres défauts que vous pointez, j’ai bien aimé certains trucs. Et j’ai trouvé le discours du père touchant à la fin. Il ne s’était pas détourné de sa fille parce qu’elle était gay mais parce qu’il était blessé de ce qu’elle lui avait dit lors de leur dispute. Ca m’a touchée.

    Et par contre, j’avais lu des choses sur Katherine Heigl qui disaient qu’elle avait plombé sa carrière parce qu’elle était odieuse sur les tournages et qu’elle se prenait pour une diva. Du coup je n’avais pas une super image d’elle: je ne l’ai vue que dans Roswell il y a une éternité et je n’ai jamais regardé Greys Anatomy. Contre toute attente, je n’ai pas trouvé qu’elle jouait mal du tout. Au contraire, je l’ai trouvée convaincante, surtout au début avec le mal-être et l’aigreur qu’elle a quand elle est en famille avant son coming out. Je trouve que la scène de confrontation avec sa mère est forte, elle a l’air vraiment triste et abattue. Et ensuite, quand elle l’a dit à tout le monde, pareil, j’ai trouvé que l’on ressentait vraiment le côté libération. Enfin ce n’est que mon avis, ça m’a peut-être parlé parce que je n’attendais pas grand chose.

  3. Isabelle B. Price

    @syge Ah oui le coup du gode, c’était un peu abusé. J’ai trouvé ça trop également. Après ce qui m’a le plus dérangé, c’est surtout l’absence de réaction de Kitty. Même mes plantes vertes sont plus dynamiques j’ai l’impression !

    @lou tu n’as même pas aimé la métaphore de la pelouse verte ? Même pas ça ? En même temps je comprends ce que tu veux dire pour Katherine Heigl. Je ne l’ai vu que dans Grey’s Anatomy et j’ai eu l’impression qu’elle jouait exactement de la même manière.

    Et je sais pas si c’est moi (j’avoue j’ai un truc avec les baisers de cinéma) mais j’ai trouvé que là ils étaient pas crédibles pour trois sous. Un peu comme le baiser sur le canapé d’Elena Undone sauf que là elles semblent mal à l’aise et ne veulent pas trop se toucher. Ca faisait genre « oh c’était bizarre ! »

    • Lou Morin

      @isabelle : Nope ! Même pas la pelouse. À vrai dire, j’en ai un peu marre de ces métaphores sur la vie, le bonheur (ou peu importe quoi) improvisées par les personnages avec des choses qu’ils ont sous les yeux. Et puis en plus, c’est bidon. Depuis quand l’état de ta pelouse est un indicateur de ton bonheur ?

      Et non, ce n’est pas que toi pour les baisers, je suis d’accord aussi.

  4. Il y a de bons côtés dans ce film et pour faire court, je dirai que j’ai apprécié le fait que ce soit un film lesbien qui présente une image positive des lesbiennes. Jenny et Kitty sont heureuses en ménage, dans leur job et dans la vie en général (même que si elles avaient de la pelouse, bah la pelouse, elle serait verte… Si, si c’est vrai !).
    Le film attaque le problème du coming out familial et ses difficultés, ok pourquoi pas, jusqu’ici tout va bien. La rébellion de Jenny et son envie de ne plus se cacher sont plutôt pas mal joué à mon sens. J’ai aimé la petite ligne de Jenny à son père où en gros elle martèle que si tout ce qu’il peut faire c’est la tolérer, elle n’a pas besoin de lui. Parce que c’est une attitude qui me hérisse le poil, tous ces bien-pensants qui se croient cools en disant que « les homos ne les dérangent pas ». Une fois pour toute, nous n’avons pas à être « tolérés » et j’ai trouvé ça bien dit.
    L’un des problèmes dans ce film, par contre, et je rejoins Isabelle sur ce point, c’est qu’il s’agit un peu trop de Jenny’s wedding et pas tellement de Kitty’s wedding. Bon ok, le film est centré sur Jenny et sa famille, mais bon au point de faire quasiment disparaitre sa compagne, c’est quand même embêtant. La pauvre Alexis Bledel se retrouve avec un script plus que réduit et une interaction avec Katherine Heigl qui semble se limiter à des regards à la « Merde Katherine, t’es super grande quand même… J’aurais dû mettre des talons. » Du coup effectivement la connexion entre les deux héroïnes n’est pas vraiment là et c’est carrément dommage.
    Après, d’un point de vue tout à fait personnel, le côté « Bien sûr que je veux me marier, c’est ce que tout le monde veut. » me soule un peu… Parce que… Bin non, ce n’est pas le cas de tout le monde et il n’y a rien de mal à ça, je pense. Bon après, avec un titre comme ça, on pouvait s’y attendre donc ce n’est pas très grave non plus ! ^_^
    Et autre détail technique, si ma copine m’interpellait au milieu d’une veillée mortuaire devant sa famille pour me demander : « Hey, chérie, mon père voudrait savoir si c’est toi qui porte le gode au lit ? » je pense que je ne le prendrais pas très bien. Ok elle est en colère contre son père, mais ce n’est pas très sympa pour sa copine. Surtout qu’ensuite elle se barre en la laissant en plan. (bon comme pour le reste, Kitty n’a pas l’air de trop s’en faire. Perso, je pense que Kitty est tombée dans un tonneau de Marijuana quand elle était petite…)
    Alors oui, au final, c’est mignon – Et bien que j’aime écouter du métal et faire des carnages sur Xbox, j’apprécie le mignon, il m’arrive même d’en écrire – mais j’ai trouvé qu’il manquait définitivement un petit quelque chose, voir un grand quelque chose…

  5. Lou Morin

    Je suis presque 100% d’accord avec toi, sauf qu’en plus, chez moi, les touches d’humour n’ont pas du tout pris. Et puis, je dois avouer que j’ai beaucoup de mal avec le jeu d’actrice de Katherine Heigl. Du coup, je me suis profondément ennuyée et j’ai coupé avant la fin (qui, de toute façon, était plus que prévisible).

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