Journal d’une confidente : Interview de l’auteure Virginie Rousseau

Virginie Rousseau

Interview accordée à Edwine Morin le 25 Mars 2016 pour le site Univers-L.com.

Bonjour Virginie. Peux-tu te présenter aux lectrices d’Univers-L qui ne te connaissent pas encore ?

Bonjour ! Je m’appelle Virginie, j’ai 34 ans. J’habite dans le nord de la France. J’écris depuis une dizaine d’années maintenant, c’est la première fois que je vais être publiée.

 Journal d’une confidente est ton premier livre édité. As tu toujours voulu être écrivain ? Comment te sens-tu par rapport à cette sortie ?

À mes premiers écrits, non. C’était seulement un passe-temps. Mais plus les années ont passé plus je mettais du cœur à mes histoires, parfois cherchant des informations pour rendre plus crédibles mes lignes. Les avis positifs de mes lecteurs m’ont peu à peu rassuré sur mes « capacités ». Devenir un auteur à part entière était pour moi si lointain. Et me voilà à présent, à choisir une couverture pour le roman, à répondre à des interviews… Je suis quelque peu stressée, j’avoue.

Comment ton roman est-il né ? Peux-tu nous raconter ses origines ? De quoi parle-t-il ?

Mon roman est né d’une passion pour une série télé à la base. J’avais dans l’idée de remanier un de mes contes préférés, La Belle et la Bête, et l’agrémenter à la sauce fanfiction : ici la Belle et la Bête sont incarnées par deux femmes au passé compliqué. Chacune va avoir une influence sur l’autre sur bien des points, même sans s’en rendre compte. Et Confidante’s Diary est née. Puis R2C m’a contacté, désirant publier mes œuvres, en commençant par celle-ci. Et ainsi, le long travail de réécriture a commencé : il fallait gommer toutes les références de la série de base pour en faire un roman unique, tout en gardant cette infime référence au conte, qui est l’essence de l’histoire.

Ton roman, tout en étant drôle et rafraichissant à lire, raconte l’histoire de deux femmes qui ont beaucoup souffert par le passé. Et même leur histoire va connaître de nombreuses péripéties. Pourquoi ces choix narratifs ?

J’ai toujours pensé que c’est dans les difficultés que se révèlent les personnes. Quand on a souffert par le passé, il est difficile de faire confiance de nouveau. Et c’est tout le cheminement qui mène à une possible rédemption, ou à un nouvel amour, que je trouve intéressant à creuser. Quant au présent, il est illusoire de penser que le quotidien n’est que douceur et volupté. Non, pour moi, le quotidien est parfois bousculé par des petits tracas, des problèmes. Le meilleur étant de les régler, de trouver des solutions, ensemble.

Quel personnage de ton roman te ressemble le plus ? Et pourquoi ?

J’aurais adoré dire Abby : elle essaie de voir le positif partout, de changer les choses, de faire fi des avis extérieurs… Mais la vérité est que je pense être un peu plus comme June : plus réservée, plus discrète… Au début. Ensuite, quand la confiance est là, je m’ouvre un peu plus, je suis plus enjouée.

Sans trop en révéler à nos lectrices qui n’ont pas encore lu ton roman, quel est le passage que tu as préféré écrire ?

J’ai adoré écrire Noël. C’est une période de l’année que j’affectionne, pour son ambiance, pour son symbolisme. J’essaie d’inclure, dans la majorité de mes fanfictions, un moment sur cette période.

Par ailleurs, nous savons que tes histoires rencontrent un joli succès en ligne. Quelle est la différence entre écrire une fanfiction et écrire un roman ?

L’avantage d’une fanfiction c’est que l’on a déjà une base de départ : les personnages, leur description physique, leur caractère, la situation globale. Même si parfois on écrit des « univers alternatif » (c’est-à-dire qu’on prend les personnages d’une série mais on les met dans un tout autre contexte), on a toujours cette base. Les fans qui lisent ces fanfictions connaissent les personnages et ont donc déjà en tête leur aspect physique, même l’intonation de leur voix. L’imaginaire est moins sollicité car déjà en place.

Pour un roman, tout doit être créé de toute pièce : les personnages, leur histoire, leur identité, la situation générale. C’est un plus gros travail d’écriture.

Je ne dis pas que l’écriture d’une fanfiction n’est pas fastidieuse, mais un roman demande bien plus d’attention aux détails qui ne coulent pas de source pour le lecteur. Il faut se mettre vraiment à sa place.

As-tu d’autres projets en cours ?

Oh j’écris encore et toujours des fanfictions. Quand je pense que j’en ai fini avec une fiction, mon esprit me trouve encore deux ou trois idées derrière. C’est comme un cercle vicieux.

Je m’essaie aux nouvelles courtes inédites aussi. Et peut-être qu’une autre de mes fanfictions viendra à être adaptée et publiée.

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

Que des bonnes choses bien sûr ! Que mon envie d’écrire ne cesse jamais, que ma santé soit au rendez-vous, que l’argent coule à flots, que l’amour frappe à ma porte. Les bonnes résolutions de 2016 !

J’espère aussi et surtout que mon premier roman plaira.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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