Le Destin de Sheridan de Gun Brooke

Le Destin de Sheridan de Gun Brooke

Titre Français : Le Destin de Sheridan

Titre Original : Sheridan's Fate

Auteur : Gun Brooke

Date de Sortie : 27 Février 2009

Nationalité : Américaine

Genre : Roman d'Amour

Nombre de Pages : 237 pages

Editeur : Labrys Éditions

ISBN : 978-2-916456-09-6

Le Destin de Sheridan : Quatrième de Couverture

Sheridan Ward dirige d’une main de fer l’empire financier sur lequel elle règne. Elle n’a aucune patience pour les faiblesses humaines. Pourtant, quand la maladie fait basculer son existence, elle est incapable de faire face à ses conséquences et refuse la moindre concession à son corps brisé.

Sheridan s’est fixé un but : remarcher coûte que coûte et c’est Lark Mitchell, sa kinésithérapeute, qui doit lui faire atteindre cet objectif. Sheridan n’est pas prête à entendre ses appels à la patience, elle veut tout, tout de suite. Mais la seule volonté ne suffit pas et c’est ce que devra lui faire comprendre celle qui, déjà, est prête à tout pour elle.

Après le succès de son premier roman, Le Beau Rôle, Gun Brooke s’est inspirée de son expérience d’infirmière pour raconter avec talent cette émouvante histoire d’amour.

Elle se consacre toujours à l’écriture, en Suède, où elle réside avec sa compagne et sa famille.

Le Destin de Sheridan : Avis Personnel

Lark Mitchell est une kinésithérapeute qui a voyagé à travers le monde entier pour mettre ses compétences au service des patients et apprendre sans relâche. Elle a travaillé pour de riches particuliers mais, de retour chez elle, aux États-Unis, décide de ne plus accepter de mission à domicile. La dernière lui a beaucoup coûté et elle préfère retrouver le goût du travail en équipe. Seulement son patron s’est vu proposer une patiente qu’il veut à tout prix satisfaire et parvient à convaincre Lark d’accepter d’être la kinésithérapeute de Sheridan Ward.

Sheridan Ward est à la tête des entreprises Ward. Une multinationale qu’elle dirigeait d’une main de maître jusqu’à ce qu’une grave maladie la touche et manque de la tuer. Après des mois d’hospitalisation en réanimation et en service spécialisé, elle est de retour chez elle mais refuse d’accepter ce handicap qui la cloue dans son fauteuil roulant. Elle engage et vire les kinés et les infirmières plus vite que son ombre. Seule sa gouvernante est consciente de ses faiblesses et de ses efforts pour maintenir cette façade de femme forte. Jusqu’à ce que Lark entre dans sa maison et sa vie…

Le Destin de Sheridan est un livre remarquablement bien écrit. J’avais déjà apprécié le premier roman de Gun Brooke, force est de reconnaître qu’elle montre ici une parfaite maîtrise de son histoire et de ses personnages. Le plus intéressant reste à mon sens l’approche du handicap que j’ai trouvée, pour une fois dans un livre qui ne traite à la base pas de cela, terriblement juste et crédible. En tant qu’ancienne infirmière, l’auteure sait de quoi elle parle et cela se ressent du début à la fin. L’acceptation du handicap, les bouleversements que cela entraîne, les questions d’indépendance et d’autonomie tout sonne juste, trop juste. On est vraiment touché par cette histoire et, comble du bonheur ou du malheur (tout dépend de la manière dont vous le voyez) j’ai parfois retrouvé dans le discours de Lark des réflexions que je fais très régulièrement au boulot.

L’histoire d’amour n’est pas au premier plan mais dès le départ on sent un trouble et un intérêt plus que professionnel de la part de Lark. Mon seul regret est que finalement la question des conséquences du fait de tomber amoureuse de sa patiente ne soient pas plus exploitées. Lark fait tout pour combattre ses sentiments à cause de son éthique professionnelle mais quand elle franchit la ligne, ses craintes semblent envolées et je ne pense pas que ce soit aussi simple.

C’est le seul et unique reproche que je peux faire à ce roman qui se dévore du début à la fin.

Bonne lecture.

Le Destin de Sheridan : Extraits

« Lark entra dans la grande bibliothèque au bout du couloir. Les grandes étagères de bois sombre contenaient des centaines de livres. Mme D. lui avait dit que Sheridan avait un bibliothécaire qui travaillait à mi-temps pour elle, chargé d’acheter et d’archiver les livres. Trois ordinateurs étaient disposés sur une grande table près d’un mur. Lark s’installa devant l’un d’eux et se servit du mot de passe que Mme D. lui avait donné.
Elle fit une recherche rapide et découvrit qu’elle avait accès à un choix immense de livres – électroniques ou non –, de films et de musique par l’intermédiaire de l’intranet Ward, ainsi qu’à un grand nombre de logiciels. Elle ouvrit son programme de chat pour chercher Debbie. Le programme s’ouvrit sous le pseudo « Sheri_star », le nom d’utilisateur de Sheridan probablement, en demandant un mot de passe. Lark choisit l’option nouvel utilisateur et entra ses propres données. Aucun de ses amis n’était en ligne aussi ferma-t-elle le programme. Elle ferma ensuite toutes les fenêtres, plutôt mal à l’aise d’avoir par accident découvert le pseudo de Sheridan.
Elle se leva et explora la pièce en regardant les titres des nombreux livres. Une section entière contenait des ouvrages d’anthropologie. Intriguée, Lark monta sur l’un des escabeaux et parcourut les tranches des doigts avant de s’arrêter subitement devant un nom familier. Il ne lui fallut pas longtemps pour découvrir que tout le haut de l’étagère était dédié à la littérature lesbienne. Elle est gay ? » (Pages 75-76)

« Sheridan hésitait à s’installer à cette grande table. Son malaise devait être évident parce que l’un des garçons déplaça sa chaise pour l’approcher de celle de son frère et tapota la table entre lui et Fiona. Sheridan lança un regard à Lark qui se contenta de sourire. Sheridan dirigea son fauteuil entre Fiona et le garçon – Michael ? – qui lui sourit de toutes ses dents.
– C’est vraiment ton nom Sheridan ? demanda-t-il.
– Oui, vraiment. Pourquoi ?
– Je pensais que c’était un nom de garçon. Il y en a un dans la classe de Sean qui s’appelle Sheridan et c’est un vrai garçon.
– Je sais. Quand j’étais petite, les autres enfants se moquaient de moi en disant que je ressemblais à une fille. Ils étaient très surpris quand ils découvraient que j’étais vraiment une fille.
Sean et Michael éclatèrent de rire en envoyant des miettes de gâteau à travers la table. Cela brisa vite la glace et Sheridan se retrouva au centre de l’attention et soumise à un sympathique interrogatoire.
Puis les enfants commencèrent à poser des questions personnelles.
– Tu as un petit copain ?
– Non.
– Une petite copine alors ?
Avant que Sheridan puisse répondre, Lark vint à son secours en détournant l’attention :
– Son chien s’appelle Frank. » (Pages 138-139)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre