Le Jeu du Fou de Laurie King

Le Jeu du Fou de Laurie King

Titre Français : Le Jeu du Fou

Titre Original : To Play The Fool

Auteur : Laurie King

Date de Sortie : 1995

Nationalité : Américaine

Genre : Thriller

Nombre de Pages : 291 pages

Éditeur : Pocket

ISBN : 2-266-08076-8

Le Jeu du Fou : Quatrième de Couverture

Les meurtres, Kate Martinelli et Al Hawkin, as de la Criminelle de San Francisco, ils connaissent ! Mais des SDF qui incinèrent l’un des leurs au crâne fracassé dans le Golden Gate Park, ça ils ne l’avaient encore jamais vu.

Pour percer le mystère, ils doivent plonger dans une véritable cour des miracles, sur laquelle dit-on règne Frère Erasme, le grand prêcheur du parc, sorte de théologien des bas-fonds. Persuadés que ce « fou » peut les aider, Kate et Al se heurtent alors à une difficulté inédite : l’étrange personnage ne s’exprime qu’avec des citations empruntées à la Bible, à Shakespeare et à la langue du Moyen Âge.

Laurie King vit avec son mari à Watsonville, en Californie. Publié en 1993, « Un talent mortel » a remporté l’Edgar du premier roman, prix littéraire couronnant le meilleur policier de l’année. Depuis, comparée à Ruth Rendell ou P.D. James, elle a publié trois autres romans.

Le Jeu du Fou : Avis Personnel

Le Jeu du Fou est le second roman de Laurie King mettant en scène les inspecteurs Kate Martinelli et Al Hawkin. Après s’être découvert durant Un Talent Mortel, ils continuent aujourd’hui à travailler ensemble et semblent plus liés que jamais. Malgré le grave accident qui a ébranlé sa vie et l’a touché de prêt, Kate a repris le service. Plus marquée qu’elle ne veut l’admettre, elle se lance à corps perdu dans cette nouvelle enquête.

Un SDF assassiné a été brûlé au milieu du Golden Gate Park par Frère Erasme et plusieurs autres sans domicile fixe. Kate et Al sont chargés de l’affaire. Alors qu’ils interrogent les suspects et essaient de comprendre, ils se heurtent à Frère Erasme. Un homme qui a tout d’un fou et parle uniquement par citations.

Essayant de communiquer avec Frère Erasme, Kate chercher de l’aide et mêle une nouvelle fois Lee à l’enquête. Lee qui commence à reprendre goût à la vie petit à petit et tente de se remettre avec difficulté de ses blessures.

Une enquête corsée, des personnages haut en couleurs, le respect et la complémentarité des deux inspecteurs, tout cela fait de ce livre un excellent roman. En plus, la relation de Kate et Lee se complique mais survit à l’horreur du précédent volume. A découvrir.

Le Jeu du Fou : Extraits

« – Dieu tout-puissant, murmura Kate Martinelli, je parie que Jon a prévu un barbecue pour ce soir.
Kate et Al Hawkin observaient les hommes du médecin légiste qui embarquaient le corps. En brûlant, le cadavre avait adopté la pose classique du pugiliste, et les hommes eurent beaucoup de mal à rentrer les poings dans le sac et à le charger dans la camionnette. L’air froid devint presque irrespirable.
– Tu sais, remarqua Al en louchant sur un arbre, c’est la première vanne que tu fais depuis combien ? Six Mois ?
– Ce n’en est pas une.
– Ca y ressemble bien.
– La vie n’a pas été drôle, Al.
– Tu as raison. Comment va Lee ?
– Plutôt bien. Elle a enfin déniché une chaise roulante confortable, et la nouvelle kiné à l’air de connaître son métier. Elle voudrait que Lee essaye un déambulateur dans une ou deux semaines. Mais si tu bavardes avec Lee, n’en parle pas. Ce n’est pas le moment.
– Je m’en souviendrai.
– Tu sais qu’elle reçoit à nouveau des patients ? » (Page 21)

« Kate hocha la tête et s’éloigna d’un pas rapide.
Al Hawkin la suivit des yeux : elle se dirigeait vers le groupe des sans-abri, le dos bien droit, l’air aussi calme et indépendant qu’avant. Pourquoi diable est-elle revenue ? se demanda-t-il.
Les derniers mois avaient dû la marquer au fin fond de son être, mais à part la lassitude accrue du regard, elle n’en montrait rien. Ah oui, il y avait aussi la terreur avec laquelle elle contemplait les trois journalistes penchés sur les enregistrements de la police.
Le printemps précédent, les médias s’étaient emparés d’elle avec ravissement, une vraie lesbienne de San Francisco, une femme flic, dont la maîtresse avait reçu une balle qui avait failli être mortelle, tirée par un sociopathe cherchant à détruire Eva Vaughn, la grande artiste peintre mondialement connue – ce mélange de culture, de pathos et de scandale était irrésistible, même pour la presse sérieuse. Pendant près de deux semaines, le visage carré de Kate, ses yeux sombres égarés avaient rempli les pages des journaux à scandale comme des hebdomadaires de luxe, et ABC avait même consacré une émission d’une demi-heure à l’homosexualité dans la police. » (Page 22-23)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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