Le Jupon Rouge

Deux hétéros tombent amoureuses mais leur histoire ne durera pas

Année de Production : 1987

Date de Sortie : 17 Juin 1987

Réalisation : Geneviève Lefebvre

Scénario : Nicole Berckmans, Geneviève Lefebvre

Avec : Marie-Christine Barrault (Manuela), Alida Valli (Bacha), Guillemette Grobon (Claude), Melissa Brown (Le mannequin), Michel Favory (Jean-Pierre), Anna Miklas (L’amie de Bacha), Jean Negulesco (David)

Nationalité : Française

Genre : Drame, Romance

Durée : 1h 25min.

Titre Original : Manuela's loves

Le Jupon Rouge : Résumé

Bacha est une Polonaise déportée de 70 ans qui a perdu l’homme qu’elle aimait, mort tragiquement dans un accident de voiture. Depuis, elle vit seule et travaille pour Amnesty International. Elle n’a qu’une véritable amie, Manuela, une femme de 44 ans qui l’aide à écrire ses romans et qui s’isole volontairement des gens en restant très secrète.

Un jour, Bacha présente Claude, l’une de ses amies âgée de 27 ans, à Manuela. L’attirance entre les deux femmes est immédiatement réciproque. Alors qu’elles débutent une liaison amoureuse, Manuela s’éloigne pour la première fois de Bacha et profite de son nouveau  bonheur. Cette dernière ne le supporte pas et s’enferme dans un profond mutisme renforcé par ses horribles cauchemars…

Bacha est une Polonaise déportée de 70 ans qui a perdu l’homme qu’elle aimait, mort tragiquement dans un accident de voiture. Depuis, elle vit seule et travaille pour Amnesty International. Elle n’a qu’une véritable amie, Manuela, une femme de 44 ans qui l’aide à écrire ses romans et qui s’isole volontairement des gens en restant très secrète. Un jour, Bacha présente Claude, l’une de ses amies âgée de 27 ans, à Manuela. L’attirance entre les deux femmes est immédiatement réciproque. Alors qu’elles débutent une liaison amoureuse, Manuela s’éloigne pour la première fois de Bacha et profite de son nouveau  bonheur.…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Une liaison lesbienne touchante.

Note des lectrices : Soyez la première !
65

Le Jupon Rouge est un film tourné en 1987, cinq ans seulement après la dépénalisation de l’homosexualité en France. Il est important de resituer le contexte pour pouvoir comprendre la pudeur et la manière de montrer la relation amoureuse entre Manuela et Claude.

Donc, déjà, commençons par le début. Le scénario est très intéressant. On a trois personnages complexes souffrant chacun d’une importante blessure qui vont s’aider les uns les autres jusqu’à ce que leurs relations soient plus néfastes que bénéfiques. L’actrice Alida Valli interprète une déportée polonaise de manière admirable. Elle est époustouflante et joue avec une intensité grave. On a rarement l’occasion de voir des personnages de ce genre aujourd’hui dans nos productions. Elle a eu sa vie gâchée par les nazis et elle essaie de trouver des raisons de continuer à vivre sans réaliser que la seule personne qui la maintient en vie c’est Manuela et sa douceur, sa disponibilité, son écoute et son sourire.

Manuela, jouée par Marie-Christine Barrault est le personnage le plus secret du film puisque ses motivations ne nous seront pas vraiment communiquées ou alors juste à demi-mot. Quand Claude lui dit qu’elle n’est pas responsable de l’holocauste, cette déclaration résonne avec les celles de Bacha quelques minutes plus tôt, qui la traitait de fille de nazi. Il est possible que Manuela n’ait pas directement été responsable mais qu’elle se sente redevable du mal fait par ses parents.

J’ai trouvé l’actrice superbe et quand Claude a dit son âge j’ai réagi en me disant que le botox n’est vraiment pas utile pour toutes les femmes. Waouh ! 44 ans, j’espère que je serais comme ça à 44 ans. On peut toujours rêver. Bref, elle est belle et téméraire. Malgré des relations uniquement hétérosexuelles, c’est elle qui va aller au devant de Claude et l’embrasser. C’est elle qui va être l’instigatrice de cette relation même si je me suis demandée si Claude, par son regard et son attitude n’avait pas déjà eu des liaisons avec d’autres femmes. Nous ne le saurons jamais.

Bon, par contre, faut être honnête, malgré un scénario intéressant et une très belle photographie, le film a quelques petits défauts qui plombent son discours. Déjà une relation lesbienne quasi inexistante. On ne vous dirait pas qu’elles sont ensemble, vous en douteriez. Une scène d’amour, chorégraphiée à souhait mais très froide, un baiser rapide sous la pluie, une main sur une épaule nue et un massage dans une baignoire… On a oublié de leur dire qu’au début, un couple, ça passe son temps à s’envoyer en l’air. Elles ne sont vraiment pas démonstratives là. Ensuite, Claude, l’actrice joue mal et son personnage est le plus difficile à cerner et du coup à apprécier. Enfin, Bacha. J’avais parié avec moi-même qu’elle allait faire une TS (Tentative de Suicide) et j’ai perdu. Elle m’a rappelé ma mémé qui passe son temps à se plaindre sauf que ma mémé n’a pas été déportée et non, la comparaison n’est pas flatteuse du tout pour Bacha (ni pour ma mémé). Dernière chose, aujourd’hui, une personne fait ce qu’à fait Bacha et personne ne se pose de question, c’est l’HDT direct (Hospitalisation à la Demande d’un Tiers). Ça je peux vous dire, c’est pas crédible.

Je sais pas, le principe de départ est certainement intéressant mais j’ai eu du mal à accepter que si elle était vraiment amoureuse, Manuela foire volontairement sa relation amoureuse pour Bacha. Parce qu’aujourd’hui les gens sont tellement égoïstes qu’une trame de ce genre ne prend pas.

À vous de juger.

Le Jupon Rouge : Critiques Presse et Récompenses

Présenté au Festival de Cannes en 1987.

Le Jupon Rouge : Extraits

BACHA : Ça t’ennuie pas au moins que je dorme ici ?
MANUELA : Qu’est-ce qui te prends. C’est la première fois en 20 ans que tu me sors un truc pareil.
BACHA : Excuse-moi, je suis lasse.
MANUELA : Tu as le cafard ?
BACHA : Un peu. Mon écrivain sud-africain me tracasse. La mission que j’organise piétine.
MANUELA : Je te connais. Tu vas finir par y arriver.
BACHA : J’espère.
MANUELA : Bonne nuit.
BACHA : C’est à cause de moi, n’est-ce pas… que tu n’as pas suivi David ?
MANUELA : Mais non, voyons. Tu sais bien qu’il y a des choses dont je ne parle jamais. Même à toi.
BACHA : Tu sais ce soir, en vous regardant toi et Claude, je me disais que j’aurais aimé vous avoir pour filles et raconter des niaiseries à mes petits enfants en leur préparant des confitures.
MANUELA : Pour moi c’est un peu râpé côté enfant mais pour Claude tous les espoirs te sont permis. Effectivement, tu ne racontes pas de niaiserie, tu écris des livres importants. Et je suis heureuse d’y participer. Il est tard, il faut dormir. Pour David, disons que je ne l’aimais pas assez.

CLAUDE : Yes ! I’m coming ! Oh Bacha, je croyais que c’était Manuela qui me faisait une farce. […]
BACHA : Manuela est absente ?
CLAUDE : Non, enfin oui. Elle doit arriver d’un instant à l’autre, elle m’a téléphoné de l’opéra y a une demi-heure, elle en partait et ensuite elle venait te prendre à Amnesty.
BACHA : Je ne savais pas que tu vivais là… totalement.
CLAUDE : Ben oui. Manuela trouve totalement crétin de dépenser tant d’argent dans les hôtels mais je croyais qu’elle te l’avait dit.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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