Le Premier Qui Meurt de Anne Alexandre

Le Premier Qui Meurt de Anne Alexandre

Titre Français : Le Premier qui Meurt…

Titre Original : Le Premier qui Meurt…

Auteur : Anne Alexandre

Date de Sortie : Septembre 2005

Nationalité : Française

Genre : Roman Policier

Nombre de Pages : 185 pages

Editeur : KTM Éditions

ISBN : 2-913066-23-2

Le Premier qui Meurt… : Quatrième de Couverture

Bruno Randoin, médecin à Clermont-Ferrand, est retrouvé mort dans son cabinet. Apparemment il s’agit d’un suicide, mais son épouse n’y croit pas et demande à Me Pauline Vogel de découvrir la vérité.
D’abord réticente, l’avocate accepte et s’adjoint la collaboration d’Antoine, un ancien policier. La juge Laurence Le Vigan se propose de les seconder.
Cette nouvelle affaire sera peut-être l’occasion pour les deux femmes de se rapprocher, à moins qu’Antoine ne vienne jouer les trouble-fêtes…

Comme son héroïne, Anne Alexandre est avocate. C’est pour donner une vision plus réaliste de ce métier et du monde judiciaire qu’elle a créé le personnage de Pauline Vogel dont voici, après La Table du Mort, la seconde enquête.

Le Premier qui Meurt… : Avis Personnel

J’avais déjà accroché avec le premier roman d’Anne Alexandre. J’avais apprécié l’écriture de cette auteure qui connaissait l’Auvergne de mon enfance et j’avais aimé sa manière de présenter la profession d’avocat. D’habitude, quand vous entendez parler d’avocat, vous imaginez des personnes hautaines, bien habillées, avides de pouvoir et d’argent se moquant de leurs clients. L’héroïne d’Anne Alexandre, Pauline Vogel est tout le contraire. Elle défend des personnes pour des délits divers et « fait plus de social » que je ne l’aurais pensé.

Nous retrouvons donc Pauline, qui reçoit dans son cabinet une veuve éplorée. Cette dernière lui confie qu’elle est persuadée que son mari ne s’est pas suicidé mais qu’il a été assassiné. Aucune preuve, seulement une impression et une conviction personnelle.

L’enquête est bien menée. Elle évolue tranquillement, avec des temps mort et des fausses pistes, des désillusions et des retours en arrière mais une volonté farouche de découvrir la vérité.

Et en parallèle de cette histoire policière, il y a la romance entre Pauline et Laurence Le Vigan. Laurence, la juge hétéro dont Pauline était tombée raide dingue dans le premier opus et qui se rapproche aujourd’hui de notre avocate. Une relation qui prend le temps de se construire entre peur et désir, regards et gestes, intimité et rencontres publiques.

Au final on sort de ce roman avec la furieuse envie de découvrir le troisième volet de la saga.

À lire de toute urgence.

Le Premier qui Meurt… : Extraits

« Je tourne et retourne la carte postale dans ma main, je reste perplexe. Laurence Le Vigan est une énigme. Je ne sais toujours pas ce qu’elle attend de moi. Je n’ai pas eu de nouvelles depuis le déjeuner qu’elle m’a arraché in extremis et durant lequel je pensais pouvoir déterminer sa stratégie à mon égard. J’ai encore exhumé mon cahier d’écolier pour me plaindre. On verra ça plus tard. Donc sans nouvelles depuis, sauf « bonjour, bonsoir » au palais de Justice « comment ça va ? », « on se téléphone pour un dîner ? » etc. Rien de plus. Une carte postale et ce n’est même pas pour les vœux de fin d’année, elle fait partie d’une série éditée sur les Vierges des églises romanes auvergnates, toutes représentant une Vierge en majesté. La Vierge de l’église de Sainte-Marie des Chazes.
Je plisse les yeux, sortant ma longue-vue, ou mon don de double vue. Voyons voir, cette église isolée sur les bords de l’Allier, dominée par une impressionnante coulée de basalte. Oui, je me suis rendue à la faveur d’une randonnée dans ce très joli coin d’Auvergne. La Vierge, en bois polychrome, qu’elle abrite, passe pour être un chef d’œuvre de l’art roman. La légende indique « statue au visage étonnamment jeune ». C’est en effet ce qui m’a frappée lorsque je l’ai eue sous les yeux. Le visage lisse, d’un ovale allongé, affiche une expression grave, concentrée. Le nez est mince, aquilin, les yeux immenses et doux, la bouche sensuelle. Les cheveux sont tirés en arrière en un chignon très petit. Elle est assise, dans une robe bleue, répandue en de nombreux plis. L’enfant Jésus se tient de face sur ses genoux, habillé d’une tunique aux tons rouges. Il tourne le dos à sa mère. Elle le retient des deux mains posées sur le haut de ses bras. Elle ressemble à une jeune femme moderne veillant sur sa progéniture. Sur la carte, de la main de Laurence, je lis : « Pour avoir le plaisir de visiter les musées ensemble, et particulièrement les Vierges en majesté de toutes les églises d’Auvergne (ce qui semble être votre violon d’Ingres), que dois-je entreprendre ? »
Je soupire. Je ne comprends décidément rien à cette femme. » (Pages 11-12)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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