L’Insoutenable Légèreté De l’Être

La vie, l'amour, la mort

Année de Production : 1987

Date de Sortie : 02 Mars 1988

Réalisation : Philip Kaufman

Scénario : Jean-Claude Carrière, Philip Kaufman D’après l’oeuvre de Milan Kundera

Avec : Daniel Day-Lewis (Tomas), Juliette Binoche (Tereza), Lena Olin (Sabina), Erland Josephson (L’ambassadeur), Derek de Lint (Franz), Pavel Landovsky (Pavel), Stellan Skarsgard (L’ingénieur), Bruce Myers (L’éditeur tchèque)

Nationalité : Américaine

Genre : Drame

Durée : 2h 51min.

Titre Original : The Unbearable lightness of being

L’Insoutenable Légèreté De l’Être : Résumé

L’Insoutenable Légèreté De l’Être se déroule à Prague, en 1968. Tomas est un jeune neurochirurgien qui collectionne les conquêtes. Il voit régulièrement Sabina, une artiste avec laquelle il a une excellente entente sexuelle. Un jour, il croise Tereza, une jeune femme douce et sensible qui tombe sous son charme. Celle-ci quitte sa ville natale pour suivre Tomas et s’installe chez ce dernier.

Tomas et Tereza tombent amoureux et se marient bientôt. Tomas n’en cesse pas moins de la tromper avec d’autres femmes. Tereza devient photographe et rencontre Sabina qui lui donne du travail. Malheureusement le bonheur est de courte durée.

Prague est envahie par les Soviétiques et Sabina, Tereza et Tomas prennent la route de l’exil pour Genève.

L'Insoutenable Légèreté De l’Être se déroule à Prague, en 1968. Tomas est un jeune neurochirurgien qui collectionne les conquêtes. Il voit régulièrement Sabina, une artiste avec laquelle il a une excellente entente sexuelle. Un jour, il croise Tereza, une jeune femme douce et sensible qui tombe sous son charme. Celle-ci quitte sa ville natale pour suivre Tomas et s'installe chez ce dernier. Tomas et Tereza tombent amoureux et se marient bientôt. Tomas n'en cesse pas moins de la tromper avec d'autres femmes. Tereza devient photographe et rencontre Sabina qui lui donne du travail. Malheureusement le bonheur est de courte durée.…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Pas lesbien.

Note des lectrices : Soyez la première !
37

Un film intéressant et fort qui s’attache à la vie d’un jeune chirurgien durant la période du Printemps de Prague, à la fin des années 60. Au niveau des acteurs, je dois bien reconnaître que Daniel Day-Lewis ne possède pas encore le charisme dont il fera preuve dans Le Dernier des Mohicans et il est extrêmement commun avec les cheveux courts. Juliette Binoche est toute jeune et Lena Olin emplit littéralement l’écran de sa grâce et de son charme. J’ai découvert cette actrice avec la série Alias et je dois bien avouer que j’ai été ravie de la retrouver dans ce long-métrage. Elle est tout simplement époustouflante et séduisante en diable.

Ce long-métrage possède une photographie magnifique, des acteurs convaincants et un scénario construit de manière efficace bien que trop long. Presque 3 heures, c’est excessif. C’est pour cette raison que j’adore les séries télévisées, pour leur côté rapide et sans temps mort.

L’insoutenable Légèreté de l’Être a été classé dans la catégorie film lesbien alors qu’il n’a rien à y faire. Bien sûr, il possède ce magnifique et sublime passage où Tereza prend des photos de Sabina nue. Mais c’est tout. Lorsque Sabina décide d’inverser les rôles et d’aider Tereza à se déshabiller, il n’y a pas de connotation sexuelle, du moins pas au début. Ensuite, il y a une caresse et un baiser mais c’est tout. Ce n’est pas une relation amoureuse ou sexuelle qui unit les deux jeunes femmes. C’est tout simplement le désir d’être libre et indépendante couplé au fait qu’elles aiment toutes les deux le même homme.

Une belle fresque historique avec son lot d’invraisemblances (je n’ai jamais vu un chirurgien travailler aussi peu et avoir autant de temps libre) mais porté par un trio de grands Comédiens. À découvrir pour l’inoubliable prestation de Lena Olin.

L’Insoutenable Légèreté De l’Être : Critiques Presse et Récompenses

Nommé aux Oscars en 1989 dans la Catégorie Meilleure Image pour Sven Nykvist.
Nommé aux Oscars en 1989 dans la Catégorie Meilleur Scénario pour Jean-Claude Carrière, Philip Kaufman.
Vainqueur d’un BAFTA Award en 1989 dans la Catégorie Meilleur Scénario pour Jean-Claude Carrière, Philip Kaufman.
Nommé aux Golden Globes en 1989 dans la Catégorie Meilleur Film.
Nommé aux Golden Globes en 1989 dans la Catégorie Meilleur Second Rôle Féminin pour Lena Olin.

L’Insoutenable Légèreté De l’Être : Extraits

TOMAS  : Il faut que j’y aille.
SABINA  : Tu n’as jamais passé une nuit complète avec une femme ?
TOMAS  : Jamais.
SABINA  : Que se passe-t-il quand une femme vient à ton appart ?
TOMAS  : Je lui dis que je suis insomniaque ou autre chose. Et puis je ne possède qu’un lit bien étroit.
SABINA  : Auriez-vous peur des femmes, docteur ?
TOMAS  : Bien sûr.
SABINA  : C’est pourquoi tu me plais tant Tomas. Tu es tout le contraire du kitsch. Au royaume du kitsch, tu serais un monstre !

CHIRURGIEN CHEF : Vous parlez sérieusement ? Mais on a compté plus de 100 000 personnes emprisonnées, torturées, exécutées sous leur régime. Et maintenant ces mêmes hommes proclament qu’ils n’étaient au courant de rien, qu’on les a trompés ou manipulés. Bref, qu’ils sont innocents.
TOMAS  : Pas innocents. Mal renseignés, peut-être bien.
JIRI  : Oh, je t’en prie. Ils savaient bien ce qu’ils faisaient, sinon ce serait impensable.
TOMAS  : Jiri, ça n’a pas d’importance qu’ils aient su ou non. J’ai pensé à ce bon Oedipe Roi.
SABINA  : Ce bon vieil Oedipe. Alors faire l’amour avec sa mère serait le même crime ?
CHIRURGIEN CHEF : Comme vous y allez !
TOMAS  : Quand Oedipe se rendit compte qu’il avait tué son père, sans le savoir. Sans le savoir, tué son père et qu’il avait fait l’amour avec sa mère, et qu’à cause de ses crimes, des fléaux s’étaient mis à ravager sa cité, il ne songea pas un instant à supporter ça. Il se creva les yeux et s’en fut. Au lieu de feindre l’innocence, il voulu se punir lui-même. Mais nos dirigeants, au contraire d’Oedipe, se sont sentis innocents. Et quand les atrocités de la période stalinienne ont été connus, ils ont prétendu qu’ils ignoraient tout : « On ne savait pas ce qui se passait ! On a la conscience tranquille. » Mais la différence c’est une différence importante, ils sont restés au pouvoir.
SABINA  : Alors, ils auraient dû se crever les yeux.
TOMAS  : Tout ce que je prétends c’est que la morale a tout changé.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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