LOSE IT : AUSTRA

FICHE TECHNIQUE :
Extrait de l'Album : Feel It Break
Date de Sortie : 2011
Paroles : Katie Stelmanis
Musique : Katie Stelmanis
Nationalité : Canadienne
Genre : Electro, Pop
Durée : 4 : 40 minutes
Titre Original : Lose It
PAROLES :
Don’t wanna lose ya, don’t wanna lose,
Don’t wanna lose ya, don’t wanna lose.
I never knew ya, I never knew,
I never knew ya, I never knew.
Your body’s harmful, the very shape.
The cracks are deeper on every plate.
(O-o-oh oh-oh oh-oh ooooooh)
Don’t wanna lose ya, don’t wanna lose,
Don’t wanna lose ya, don’t wanna lose.
I get impatient, with every word.
The more you ask me, the more I’ve heard.
This is a thirst that I’ve never had,
I’ve never bled for another man.
(O-o-oh oh-oh oh-oh ooooooh)
Don’t wanna lose ya, don’t wanna lose,
Don’t wanna lose yaa, don’t wanna lose.
My heart face screams, my face screams,
My face screams without an emotion.
In the darkness comes, another another
Hold her by the thumbs, the other the other
In the darkness comes, another another
Hold her by the thumbs, the other the other
In the darkness comes, another another
Hold her by the thumbs, the other the other
TRADUCTION FRANÇAISE :
Je ne veux pas te perdre, pas te perdre,
Je ne veux pas te perdre, pas te perdre.
Je ne savais pas, je ne savais pas,
Je ne savais pas, je ne savais pas,
Ton corps est nocif, le très essentiel.
Les fêlures sont profondes sur chaque assiette.
(O-o-oh oh-oh oh-oh ooooooh)
Je ne veux pas te perdre, pas te perdre,
Je ne veux pas te perdre, pas te perdre.
Je deviens impatiente avec chaque mot.
Plus tu m’interroges, plus j’entends.
C’est une soif que je n’ai jamais eue,
Je n’ai jamais saigné pour un autre homme.
(O-o-oh oh-oh oh-oh ooooooh)
Je ne veux pas te perdre, pas te perdre,
Je ne veux pas te perdre, pas te perdre.
Mon cœur fait face aux cris, mon visage crie,
Mon visage crie sans aucune émotion.
Les ténèbres arrivent, un autre un autre
La tient par les pouces, l’autre l’autre
Les ténèbres arrivent, un autre un autre
La tient par les pouces, l’autre l’autre
AVIS PERSONNEL :
Austra est un trio de musique électro formé à Toronto, d'où est originaire Katie Stelmanis, chanteuse et leader du groupe. De ces amours opposées et pourtant complémentaires naît un parcours artistique original : Stelmanis crée d'abord le groupe Galaxy, dans un registre post-rock riot Grrrl. Elle y rencontre la batteuse Maya Postepski avec qui elle continuera de collaborer. Puis, en 2008 elle sort un album solo mélange de pop et d'électro, intitulé Join Us. Son univers féminin, personnel et décalé, contient notamment une reprise d'Aretha Franklin « (You Make Me Feel Like) A Natural Woman ». L'année suivante, Stelmanis souhaite à nouveau collaborer avec Maya Postepski et le bassiste Dorian Wolf. C'est ensemble qu'ils bâtissent le projet Austra autour de références esthétiques et plastiques fortes : un noir et blanc austère et mystérieux, des visuels évoquant des personnages fantastiques. Le trio accorde donc une place prépondérante à l'esthétique de leurs disques. Le premier est un EP, sorti en février 2011, Beat and the Pulse. Le single homonyme capte immédiatement l'attention des médias et des internautes via un clip des plus aguicheurs. Il officialise la signature du groupe canadien sur le label anglais Domino Records. En mai 2011, paraît le premier album d' Austra, minimaliste et noir, Feel It Break.
Si j'en parle ici c'est que Katie Stelmanis est lesbienne et ne s'en cache pas, loin de là : quand on lui demande si tout son groupe est homosexuel voilà ce qu'elle répond : « Non, c'est un mix de sexualités. Maya -la batteuse- et moi, on s'identifie comme lesbiennes, notre bassiste est hétéro. Mais je crois qu'on pourrait dire que le groupe est plutôt queer. » Ça a le mérite d'être clair. Katie Stelmanis a, par ailleurs, expliqué que révéler son homosexualité "n'a pas été un choix". "Je n'ai jamais vraiment réfléchi à s'il fallait que je le dise ou non. Je l'ai dit en interview quand on m'a posé la question. C'est sorti comme ça. C'est le fait d'être canadienne qui me fait en parler si librement. Ça choque sans doute certaines personnes".
Leur single qui m’a le plus secoué est de loin « Lose It », qui m’a très vite plongé dans plusieurs univers, entre un Klaus Nomi version hyper moderne, mais pas tant, femme mais tout aussi gay-queer. Et ce que j’ai avant tout aimé ce sont les montées en puissance, les démarrages timides qui finissent en éclat de voix mélodique, qui se complètent parfaitement avec les rythmiques électro bien martelées. Donc un son à la fois rétro mais très neuf et très frais, qui va chercher plus loin dans un style qui tombe souvent dans l’auto-parodie.
Caroline Pintupie (19 Décembre 2011)






