Mes Parents Sont Homosexuels

Un documentaire tout en justesse sur l'homoparentalité

Affiche : Mes Parents Sont Homosexuels

Année de Production : 2012

Réalisation : Andrea Rawlins-Gaston

Scénario : Andrea Rawlins-Gaston

Avec : Marjolaine, Alice, Asa

Nationalité : Française

Genre : Documentaire

Durée : 50 minutes

Titre Original : Mes Parents Sont Homosexuels

Mes Parents Sont Homosexuels : Résumé

Aujourd’hui, en France, selon les associations, 100 à 300 000 enfants auraient au moins un parent homosexuel. Âgés de 3 à 45 ans, certains d’entre eux s’expriment devant les caméras. Nés d’une précédente union hétérosexuelle, adoptés, conçus grâce à un don de sperme anonyme ou par une mère porteuse, ils vivent en ville, en banlieue ou à la campagne. Sans faux-semblant, ils ont accepté de répondre aux questions liées à l’homoparentalité : les enfants d’homosexuels souffrent-ils dans leur évolution de l’absence volontaire d’un père ou d’une mère ? Comment racontent-ils leur famille ? Comment se construit leur identité sexuelle ? Quels hommes et quelles femmes deviennent-ils à l’âge adulte ?

Aujourd'hui, en France, selon les associations, 100 à 300 000 enfants auraient au moins un parent homosexuel. Âgés de 3 à 45 ans, certains d'entre eux s'expriment devant les caméras. Nés d'une précédente union hétérosexuelle, adoptés, conçus grâce à un don de sperme anonyme ou par une mère porteuse, ils vivent en ville, en banlieue ou à la campagne. Sans faux-semblant, ils ont accepté de répondre aux questions liées à l'homoparentalité : les enfants d'homosexuels souffrent-ils dans leur évolution de l'absence volontaire d'un père ou d'une mère ? Comment racontent-ils leur famille ? Comment se construit leur identité sexuelle ?…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Des enfants de parents homos.

Note des lectrices : Soyez la première !
74

Mes Parents Sont Homosexuels est un magnifique documentaire sans le moindre parti pris, ni en faveur de l’homoparentalité ni contre cette dernière. Il s’applique tout simplement à faire découvrir une réalité en interrogeant de manière pudique et en même temps sans langue de bois des parents homosexuels et des enfants élevés par ces derniers. Aujourd’hui, en France, on estime qu’il y a entre 100 000 et 300 000 enfants élevés par au moins un parent homosexuel. C’est cette réalité que la journaliste Andrea Rawlins-Gaston a décidé de mettre en lumière. J’ai trouvé son approche très juste, jamais militante mais toujours très instructive. Peut-être que ses différents documentaires sur les enfants et le fait qu’elle soit elle-même la mère d’un enfant adopté l’ont aidé dans son approche. Il n’empêche que j’ai vraiment adoré.

Plusieurs familles se sont dévoilées devant les caméras. Mais, à aucun moment on a le sentiment d’avoir été intrusif ou d’avoir été trop loin dans les questions ou l’intimité de ces personnes. Jamais. Au contraire, on a l’impression de discussions qu’on aurait pu avoir, comme ça, autour d’un verre. Les familles sont très variées. Il y a un couple de femmes mères d’une petite fille vivant à Paris et un autre couple de femmes, plus âgées, vivant dans un petit village, mères de trois garçons. Il y a deux papas qui ont fait appel à une mère porteuse à l’étranger et cet autre couple de femmes qui a élevé les deux filles d’une précédente union de l’une d’entre elles. Bref, la plupart des situations étaient représentées sauf celle, plus ou moins connue, qui veut qu’un gay et une lesbienne, en couple ou non, décident d’avoir un enfant qu’ils élèveront de manière alternée. Un tout petit manque qui n’enlève rien à la qualité de ce documentaire.

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est la pluralité des situations et puis surtout ce sentiment qu’on a à faire à de vraies familles. J’ai particulièrement été sensible à ces parents d’enfants en bas âge qui essaient de faire tenir tranquilles leurs marmots pendant la scène de présentation où ils sont censés être filmés debout, devant leur maison, sans bouger. Et ça, c’est pas facile. Entre la petite de trois ans qui fait un sourire crispé de toutes ses dents et le garçon de quatre ans qui se cache du soleil en se balançant d’un pied sur l’autre : on sent que le boulot de parent est en continu.

Il y a de très bons moments. Par exemple quand le jeune de dix-neuf ans élevé par ses deux mamans explique qu’il a été conçu par IVG au lieu d’IAD et que son grand frère et ses deux mères éclatent de rire et le taquinent c’est juste génial. Tout comme lorsqu’il explique que quand il crie « maman ! » en rentrant chez lui, des fois les deux lui répondent ou aucune des deux pensant qu’il appelle l’autre. Et puis il y a cet autre jeune de dix-neuf ans qui explique qu’il a très bien pris quand son père lui a annoncé qu’il était homosexuel, sans parvenir à se souvenir des termes exacts, et que le père raconte ensuite sa version des faits qui n’a absolument rien à voir du tout.

Il ressort de ce documentaire un bel état des lieux des familles homosexuelles actuelles. Il montre à quel point il est important que la loi légifère rapidement pour donner une existence réelle et protéger ces familles et surtout ces enfants.

Un très beau documentaire à découvrir de toute urgence.

Mes Parents Sont Homosexuels : Extraits

FILS 1 : C’est moi qui ai posé la question et j’ai le souvenir que vous m’aviez répondu, en m’expliquant que j’avais été conçu donc par IVG (rires).
MÈRE 1 : Mais non, mais par IA…
MÈRE 2 : […] IA (rires)… IAD !
MÈRE 1 : Ça ressemble, ça ressemble !
FILS 1 : C’est un sigle IVG, il y a trois lettres.
FILS 2 : Il y a trois lettres et ça commence par un I.

HOMME 1 : Je suis convaincu et heureusement qu’un homme peut avoir ce rôle maternel, peut avoir ce maternage et peut remplacer… et peut remplacer une mère. On peut être homme et entre guillemets au niveau « maternant ».
HOMME 2 : Effectivement en tant qu’homosexuel, je pense qu’on a cassé des carcans et qu’on laisse s’exprimer une part féminine que beaucoup d’hétéros ont et qu’ils laissent aussi maintenant s’exprimer, mais pour moi la référence féminine avec une poitrine des cheveux longs, enfin il y a des femmes qui sont plates et qui ont des cheveux courts… La référence féminine ils vont aller la piocher en dehors parce qu’il y a des tatas, des mamies, des nounous… il y en a partout.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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