Mosquita Y Mari

Premier amour sur fond d'égalité des chances

Année de Production : 2011

Réalisation : Aurora Guerrero

Scénario : Aurora Guerrero

Avec : Fenessa Pineda (Yolanda), Venecia Troncoso (Mari), Joaquín Garrido (Mr. Olveros), Laura Patalano (Mrs. Olveros), Dulce Maria Solis (Mrs. Rodriguez), Marisela Uscanga (Vicky), Melissa Uscanga (Vero), Omar Leyva (Mr. Galvez), Armando Cosio (Don Pedro), Tonita Castro (Dona Herlinda), Paul Alayo (Pablo)

Nationalité : Américaine

Genre : Adolescence, Drame

Durée : 1h 25min.

Titre Original : Mosquita Y Mari

Mosquita Y Mari : Résumé

Yolanda et Mari sont deux collégiennes de quinze ans qui vivent dans le même quartier, principalement mexicain, de Huntington Park à Los Angeles. Dans la même classe, elles sont amies depuis que Mari s’est posée en protectrice de Yolanda qu’elle a baptisée Mosquita. Leur relation se renforce lorsque Yolanda devient la tutrice en géométrie de Mari.

Le temps passe et Yolanda prend conscience de son attirance et de son amour pour son amie. Mais, en tant que fille unique de parents émigrés très travailleurs, pèse sur elle une importante pression, à la fois sociale et familiale…

Yolanda et Mari sont deux collégiennes de quinze ans qui vivent dans le même quartier, principalement mexicain, de Huntington Park à Los Angeles. Dans la même classe, elles sont amies depuis que Mari s'est posée en protectrice de Yolanda qu'elle a baptisée Mosquita. Leur relation se renforce lorsque Yolanda devient la tutrice en géométrie de Mari. Le temps passe et Yolanda prend conscience de son attirance et de son amour pour son amie. Mais, en tant que fille unique de parents émigrés très travailleurs, pèse sur elle une importante pression, à la fois sociale et familiale...

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Une jeune fille tombe amoureuse de sa meilleure amie.

Note des lectrices : 3.7 ( 1 votes)
54

J’attendais avec impatience Mosquita y Mari depuis sa diffusion au festival de Sundance et les bons échos que j’avais pu lire sur les sites anglophones. Soyons clair, Mosquita y Mari n’est pas un film lesbien. Le limiter à ce simple qualificatif serait une erreur. Nous avons d’un côté Yolanda, surnommée Mosquita, brillante élève latino dont les parents se saignent aux quatre veines pour pouvoir lui offrir un avenir. Pas de divertissement, pas d’histoire de cœur, rien ne doit détourner Mosquita de ses études. Signe de cette recherche incessante de l’excellence : Mosquita accroche ses devoirs estampillés de « A » sur le frigo familial, comme un médecin accrocherait ses diplômes sur les murs de son bureau. De l’autre côté on trouve Mari. Elle vient d’emménager avec sa mère et sa jeune sœur. De l’autre côté de la rue, c’est un tout autre univers qui attend Mari. Elle est mauvaise élève, insolente, on ne lui promet aucun avenir. Mais lorsque l’on commence à rentrer peu à peu dans sa vie, on comprend cette insolence, ce non-intérêt pour les études, car les préoccupations de Mari sont bien au-delà de ça. S’occuper de sa petite sœur, du foyer, arrondir les fins de mois en distribuant des flyers, Mari est confrontée malgré elle à des problèmes d’adultes, de factures impayées et de menaces d’expulsions.

Lorsque Mosquita rencontre Mari et lui propose de l’aider à remonter son niveau en géométrie, cette dernière est d’abord réticente puis accepte finalement dans le seul but de montrer à ses professeurs que non, elle n’est pas une moins que rien. Les deux jeunes filles passent ainsi tout leur temps ensemble. Mari fait sortir Mosquita de son cocon et la dévergonde. Mosquita quant à elle pousse Mari à travailler.

Le rapprochement entre les deux jeunes filles est subtile, fin, on attend à tout moment le baiser, l’acceptation de leur amour mutuel. Mais je vais certainement vous décevoir en vous disant qu’il n’y aura pas de baiser. Et ce qui est étonnant c’est que cette absence de baiser n’est pas gênante. On peut sentir toute la tension amoureuse dans les yeux de Yolanda, sa façon de regarder Mari, de penser à elle, d’essayer de la rendre jalouse. Leurs regards complices et leur attitude l’une envers l’autre se suffisent amplement. La scène où les deux jeunes filles font la sieste sur le canapé et où Yolanda caresse le ventre de Mari est très bien réalisée et d’une justesse incroyable pour décrire l’émoi de deux jeunes filles.

Ce que je retiendrais dans ce film est avant tout sa réalisation : très poétique, des scènes très réalistes entrecoupées de flous, de caméras à l’épaule qui nous embarquent avec les deux jeunes filles. Les deux actrices sont excellentes. Mention spéciale pour l’actrice qui joue Mari. Malgré son jeune âge, elle nous touche et nous montre toute sa détresse lorsqu’après avoir accepté de se prostituer pour rapporter l’argent attendu à la fin du mois elle s’effondre sur le trottoir en pleurant. Et la fin sans véritable dénouement nous laisse le loisir d’imaginer nous-même une suite à la vie de ces deux adolescentes.

Mosquita y Mari est avant tout un film poignant sur l’égalité des chances et la rencontre de deux jeunes filles qui se soutiennent et se complètent l’une et l’autre. À voir absolument si vous aimez le genre indépendant !

Mosquita Y Mari : Critiques Presse et Récompenses

Sélection Officielle au Festival du Film de Sundance en 2012.
Sélection Officielle au Festival du International du Film de San Francisco en 2012.
Sélection Officielle au Festival du Film de Cineffable en 2012.

Mosquita Y Mari : Extraits

YOLANDA : Dis-moi quelque chose. Quelque chose que tu n’as jamais dit à personne.

MARI : Mosquita et Mari emmerdent les autres !

YOLANDA : Il te va bien Mari. (en parlant du collier)
MARI : Oui ?
YOLANDA : Oui.

YOLANDA : Comment c’était quand tu as rencontré papa ?
SA MÈRE : De quoi tu parles ?
YOLANDA : Tu sais, les trucs de la vie.
SA MÈRE : On a été parfaitement clairs sur le fait que la seule chose dont tu dois te préoccuper c’est l’école ! Je ne me crève pas le cul tous les jours pour que tu foutes tout ça en l’air.

A propos de Gaëlle Carrion

Gaëlle Carrion
Chargée de communication digitale dans la vraie vie je partage mes coups de cœur sur le site d'Univers-L !

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