Ne Le Dis A Personne

Un thriller français basé sur un livre américain

Année de Production : 2006

Date de Sortie : 01 Novembre 2006

Réalisation : Guillaume Canet

Scénario : Guillaume Canet, Philippe Lefebvre d’après le roman d’Harlan Coben

Avec : François Cluzet (Alexandre Beck (‘Alex’)), André Dussollier (Jacques Laurentin), Marie-Josée Croze (Margot Beck), Kristin Scott Thomas (Helene Perkins), Nathalie Baye (Elisabeth Feldman), François Berléand (Eric Levkowitch), Jean Rochefort (Gilbert Neuville), Guillaume Canet (Philippe Neuville), Gilles Lellouche (Bruno), Olivier Marchal (Bernard Valenti), Florence Thomassin (Charlotte Bertaud), Marina Hands (Anne Beck)

Nationalité : Française

Genre : Drame, Policier & Thriller

Durée : 2h 05min.

Titre Original : Ne Le Dis à Personne

Ne Le Dis A Personne : Résumé

Alexandre Beck est pédiatre et vit uniquement pour son métier depuis que sa femme Margot a été sauvagement assassinée il y a plusieurs années. Le meurtre de cette dernière a été perpétré par un serial killer aujourd’hui derrière les barreaux.

Devenu l’ombre de lui-même depuis qu’il est veuf, Alex ressasse les années de bonheur passé en permanence. Alors qu’il n’a toujours pas tourné la page plus de huit ans après, il reçoit un jour un mystérieux e-mail anonyme. Il clique. Une image apparaît et au milieu de la foule il parvient à reconnaître Margot, sa femme.

Persuadé dès lors qu’elle est toujours en vie, Alex va tout faire pour la retrouver.

Alexandre Beck est pédiatre et vit uniquement pour son métier depuis que sa femme Margot a été sauvagement assassinée il y a plusieurs années. Le meurtre de cette dernière a été perpétré par un serial killer aujourd’hui derrière les barreaux. Devenu l’ombre de lui-même depuis qu’il est veuf, Alex ressasse les années de bonheur passé en permanence. Alors qu’il n’a toujours pas tourné la page plus de huit ans après, il reçoit un jour un mystérieux e-mail anonyme. Il clique. Une image apparaît et au milieu de la foule il parvient à reconnaître Margot, sa femme. Persuadé dès lors qu’elle…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Intérêt lesbien minime.

Note des lectrices : 3.03 ( 2 votes)
50

Ne le Dis à Personne est l’adaptation cinématographique du roman policier d’Harlan Coben, un maître dans le genre. Avant de débuter la critique, je dois reconnaître que j’avais lu le livre avant de voir le film. Et dans ces cas-là, j’ai immanquablement le sentiment que l’adaptation est ratée parce que justement je m’étais déjà fait mon propre long métrage.

Donc, j’ai été déçue. Déçue par le côté français. Tout d’abord parce que je n’aurais jamais choisi un tel casting. Le mien aurait été beaucoup beaucoup plus cher et international, je crois que le budget entier du film serait d’ailleurs passé dans le salaire des acteurs. Trêve de plaisanterie, j’avais donné des visages aux héros et ils ne correspondent pas à ceux de Guillaume Canet. J’avais également rendu l’histoire américaine. Elle se déroulait aux Etats-Unis, ce n’était pas la Gendarmerie qui arrivait, la cité n’était pas aussi clean…

Mais par-dessus tout, c’est le fait que l’histoire ait été à ce point simplifiée notamment sur la fin qui m’a laissée sur ma faim. Je n’ai pas retrouvé le douloureux questionnement de Margot parce qu’elle ne pouvait pas apparaître autant que dans le livre. Je n’ai pas non plus retrouvé toute la complexité du père et de ses choix. Et au final, sans révéler la différence entre les deux fins, j’ai été déçue et ennuyée que Guillaume Canet n’aille pas jusqu’au bout et préfère rendre le docteur tout gentil et tout beau…

La seule raison pour laquelle j’ai regardé le film jusqu’à la fin c’est pour voir ces différences que je n’ai cessé de compter et recompter et également pour la superbe Kristin Scott Thomas. J’avoue, en toute franchise que Kristin Scott Thomas en lesbienne qui mate les fesses de sa nouvelle serveuse vaut à elle seule la location du dvd. Elle est naturelle, simple, et amusante, elle est sublime, complexe et pas si parfaite que cela. Elle est inoubliable même si elle n’a qu’une seule similitude avec la Shauna du bouquin qui quand elle « entre quelque part, c’est toujours en trombe, comme dans une forteresse ennemie. Elle est mannequin grandes tailles, l’une des rares à être connue seulement par son prénom. Shauna. Comme Cher ou Fabio. Elle mesure un mètre quatre-vingt-trois et pèse quatre-vingt-quinze kilos. Inutile de dire qu’elle ne passe pas inaperçue. » Le seul rapport c’est que Kristin Scott Thomas non plus ne passe pas inaperçue et que tout le monde se retourne aussi sur son passage.

Si vous n’avez pas lu le livre, je pense que vous pouvez passer un excellent moment parce que l’histoire s’enchaîne bien, sans temps mort et que le scénario est vraiment intéressant. Si vous avez lu le livre préparez-vous un saladier de pop-corn pour jouer à relever les erreurs.

Ne Le Dis A Personne : Critiques Presse et Récompenses

 « Il y a déjà eu, au cinéma, quelques façons remarquables de raconter une histoire d’amour alliant force, pudeur et dignité. En voici une inédite. C’est une bonne nouvelle. » Ghislain Loustalot (Première)

« Tout est dans la manière, nerveuse, brutale, quasi incandescente dont les jalons de cette histoire – pourtant à haute teneur en improbabilité – s’orchestrent, donnant une réelle sensibilité au thriller. » Grégory Alexandre (Rolling Stone)

 « Scènes d’action haletantes (…) meurtres saisissants, casting prestigieux, seconds rôles marquants, rien ne manque à ce thriller amoureux pour damner le pion aux productions américaines. » Alain Spira (Paris Match)

 « (…) scénario très bien ficelé (…) Le rythme, souligné par la musique de Matthieu Chedid, est haletant de bout en bout. Tous les interprètes donnent le meilleur d’eux-mêmes (…) Un film brillant, à ne pas rater… » Alain Grasset (Le Parisien)

 « (…) vrai thriller français, à la réussite finalement sans précédent. » Bayon (Libération)

 « L’acteur cinéaste a plus d’un tour dans son intrigue, un sens affûté de la mise en scène et la complicité active d’un casting haut de gamme. » Julien Barcilon (Télé 7 Jours)

 « La mécanique est diabolique, l’intrigue particulièrement tordue. Seul bémol, la fin longue et très explicative. » Danielle Attali (Le Journal du Dimanche)

 « (…) une sincérité désarmante dans l’expression amoureuse, les choix musicaux et le casting coup de coeur. Si le film s’essouffle parfois, c’est d’avoir trop couru. Ce qu’on ne saurait, évidemment, lui reprocher. » Vincent Guignebert (Score)

 « Ne le dis à Personne (…) joue la carte du polar d’action à suspense avec poursuite sur le périphérique et retournements de situation à gogo, le tout dans une tonalité finalement chaleureuse, et même empreinte de bonnes intentions. » Stéphane Moïssakis (Mad Movies)

 « (…) là où le récit nécessitait de la fluidité, Guillaume Canet a bâti un film boursouflé, multipliant inutilement les effets visuels. » Franck Garbarz (Positif)

 « S’il commet des maladresses de mise en scène (…) ses courses-poursuites, en revanche, filmées au ras du périph, sont réalistes et accrocheuses. Surtout, en bon faiseur obéissant à la grande tradition du polar à la française, il sait s’en remettre à ses acteurs (…) » Guillemette Olivier-Odicino (Télérama)

 « Ambitieux et travaillé, mais un peu confus et dense. » La Rédaction (Ouest France)

 « « Pas mal », c’est ce qui vient spontanément à l’esprit. (…) Ou « ni fort ni faible », juste assez sympathique pour qu’on y croit un peu, à ce thriller relativement bien bricolé où François Cluzet culmine en compensant la candeur de son réalisateur. » Jérôme Dittmar (Fluctuat.net)

 « Guillaume Canet s’essaye au thriller sentimental. Une oeuvre hybride, bourrée de maladresses mais non exempte de savoir-faire, et portée par une distribution aux petits oignons. » Marie Bernard (aVoir-aLire.com)

 « Hélas, [l]e rythme infernal épuise vite. Et l’on sort étourdi par tant de mouvements de caméra. » Françoise Delbecq (Elle)

 « (…) des maladresses à la pelle, et le potentiel humain des situations sacrifié sur l’autel de la religion du récit, laquelle assure à Ne le dis à Personne le minimum vital, autant qu’elle le limite. » François Bégaudeau (Cahiers du Cinéma)

 « (…) un film ni bon ni mauvais, juste un entre-deux qui nous laisse sur notre faim. » Emmanuele Frois (Le Figaroscope)

 « (…) la prestation magistrale de François Cluzet. D’une sobriété et d`une justesse remarquables, il vaut le détour sur le chemin tortueux de ce suspense amoureux. » Charlotte Lipinska (TéléCinéObs)

 « Une débauche d’acteurs et de moyens pour un polar raté. » Emily Barnett (Les Inrockuptibles)

Ne Le Dis A Personne : Extraits

BECK : Bon. Écoutez, on se connaît pas bien mais je vais me permettre de contredire votre médecin traitant. On va arrêter la cortisone parce que je pense pas que ce soit avec ça qu’on va guérir son eczéma. En revanche, ce qui lui ferait du bien, à votre enfant, c’est que vous la laissiez vivre, un peu. Alors vous savez ce que je lui proposerais comme programme le mercredi, dorénavant ? Dessins animés au réveil, des frites pour le déjeuner et les copines tout l’après-midi avec barbies, Nutella et tout le toutim. Et bien sûr, entre les deux, télé, télé, télé, télé.

HELEN : Ok, donc demain soir à huit heures et quart tu vas recevoir un nouveau message, c’est ça ?
BECK : Ouais.
HELEN : Bon, c’est où ça ?
BECK : Je sais pas. Pas en France parce qu’il fait jour.
HELEN : Mais comment tu peux croire que c’était elle. L’image est dégueulasse. Ne rentre pas là dedans Alex. Si tu commences à croire des trucs pareils tu vas devenir fou.
BECK : Je sais.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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