On Ecrase Bien les Cafards de Katherine V. Forrest

On Ecrase Bien les Cafards de Katherine V. Forrest

Titre Français : On Ecrase Bien les Cafards

Titre Original : The Beverly Malibu

Auteur : Katherine V. Forrest

Date de Sortie : Septembre 2001

Nationalité : Américaine

Genre : Roman Policier

Nombre de Pages : 191 pages

Editeur : H&O Éditions

ISBN : 2-84547-030-4

On Ecrase Bien les Cafards : Quatrième de Couverture

Atroce. Telle fut la mort d’Owen Sinclair, réalisateur de série Z, que l’on a retrouvé menotté à son lit, empoisonné à la strychnine. Pourtant, en arrivant sur place, la détective Kate Delafield et son équipier Ed Taylor découvrent que ni la famille, ni les autres habitants de l’immeuble où habitait la victime, près de Beverly Hills, n’ont l’air de beaucoup le regretter. Il semble même que chacun avait de bonnes raisons de lui en vouloir. En fait, Owen Sinclair était une véritable ordure, un nuisible, odieux avec ses voisins, escroc à ses heures et ancien délateur au temps du maccarthysme.
Dès lors, malgré son antipathie, Kate devra faire son devoir et mener l’enquête dans le monde clos de ce petit immeuble rempli de personnages hauts en couleur : stars déchues d’Hollywood, scénaristes ratés, acteurs aigris… Heureusement, un couple de femmes illumine l’endroit de sa présence. Paula Grant et sa nièce Aimee, toutes deux d’une beauté fascinante, aideront Kate à faire enfin le deuil de sa compagne disparue.

Après le remarquable Meurtre au Nightwood Bar, en cours d’adaptation au cinéma, cette deuxième enquête de la détective Kate Delafield nous plonge dans un huis clos étouffant où planent encore les fantômes d’une époque troublée de l’histoire américaine.

Katherine V. Forrest est l’auteur d’une douzaine de romans, dont sept de la série des « Kate Delafield », plusieurs fois primée. Elle a été directrice de collection chez Naiad Press pendant dix ans et a écrit de nombreux articles critiques. Elle vit actuellement avec sa compagne à Lake Tahoe en Californie.

On Ecrase Bien les Cafards : Avis Personnel

On Ecrase Bien Les Cafards est le second roman de Katherine V. Forrest édité par H&O Editions. Je reconnais que j’avais eu du mal à entrer dans le premier et qu’il m’avait fallu m’habituer à l’écriture que je ne trouvais pas d’une qualité exceptionnelle. Cependant une fois le livre refermé il m’était resté une bonne impression. Force est de constater que ce n’est pas le cas avec cette suite.

J’ai eu autant de mal à entrer dans l’histoire. Les débuts sont laborieux, les descriptions ne font que freiner le déroulement de l’enquête et un chapitre par suspect c’est le meilleur moyen de me perdre tellement il y a de protagoniste. Et puis soudain, l’intérêt d’une trame oubliée s’est fait sentir, le communisme, le rideau de fer, le maccarthisme, une page d’histoire s’ouvrait devant mes yeux racontée par une lesbienne.

Malheureusement à force de nous expliquer que les homosexuels ont été persécutés, qu’ils risquent leur vie à chaque coin de trottoir et ne sont pas considéré comme égaux aux hétérosexuels, Katherine V. Forrest m’a perdu. Je n’ai plus supporté cette manière de stigmatiser une communauté. Et pourtant j’ai essayé de suivre mes propres conseils, « faut le replacer dans le contexte ». Oui mais non. Ca a peut-être marché la première fois mais pas là.

A vous de voir. Il y a de bons passages notamment avec la concierge qui promène son mari en morceaux. Le pauvre a été incinéré et elle l’a partagé dans plusieurs urnes, une pour chaque pièce afin que ce soit plus facile. Mais en cas de conseil de guerre, elle les réuni. C’est une touche amusante, l’histoire policière n’est pas si mal, la vie sexuelle de Kate Delafield devient enfin intéressante. Seulement je persiste à dire que j’ai été déçue.

On Ecrase Bien les Cafards : Extraits

« Dans les quartiers est, songea Kate avec tristesse, une fusillade entre gangs aurait à peine eu droit de cité aux informations, mais un homicide commis si près de Rodeo Drive ne pouvait qu’attirer tout un cirque médiatique.
Tournant le dos à ce spectacle, elle étudia les lieux du crime, un immeuble à un étage en stuc beige, orné d’une inscription tape-à-l’œil en lettres dorées : Le Beverly Malibu. L’entrée et les fenêtres de l’étage étaient encadrées d’une mosaïque turquoise incrustée d’or étincelant. La végétation se résumait aux deux massifs d’oiseaux de paradis qui flanquaient l’entrée.
Ce bâtiment constituait une anomalie, une incongruité, en comparaison de ses voisins, plus récents et plus élégants. Il occupait la totalité d’un terrain de dimensions modestes, bordé de chaque côté par une petite allée aboutissant à une barrière en bois fermée par un cadenas. Les six places de parking surplombées par le fronton ne suffisaient sans doute pas aux besoins de tous les occupants, ce qui indiquait ainsi que l’édification du Beverly Malibu remontait à plusieurs décennies, avant la loi de construction du comté de Los Angeles qui avait imposé un emplacement de stationnement par foyer d’habitation.
Kate sortit de son sac un calepin pour y consigner l’heure : 9h23, la date : 24 novembre 1988, et une première note : seulement trois véhicules garés devant l’immeuble. Puis elle épingla son badge sur sa veste et se glissa sous la bande jaune de sécurité des services de police. » (Page 8)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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