Orphea Trois de Mireille Best

Orphea Trois de Mireille Best

Titre Français : Orphea Trois

Titre Original : Orphea Trois

Auteur : Mireille Best

Date de Sortie : 1991

Nationalité : Française

Genre : Nouvelles

Nombre de Pages : 190 pages

Éditeur : Gallimard

ISBN : 2-07-072156-6

Orphea Trois : Quatrième de Couverture

Le mythe d’Orphée est increvable, bien qu’il ait déjà « pas mal servi », comme le rappelle l’héroïne de la première nouvelle du recueil. Mais Orphée – ou Orphea – cherche toujours son Eurydice. Avec obstination. Avec fureur et endurance. Avec maladresse et étourderie. Car les Hommes changent peu, même quand ils sont des femmes.

La quête, bien sûr, est difficile et douloureuse : en enfer, contrairement aux idées reçues, il fait froid – « Nous sommes entrées en glaciation », dit l’héroïne de la dernière nouvelle – et il règne une clarté meurtrière.

Pourtant on rit. Pourtant un enfant cavale dans les ruelles, les bras chargés de roses. Pourtant on roule au volant d’une auto, à quarante à l’heure parce qu’on a cassé ses lunettes. On se fait engueuler, on se rebiffe, on est la désastreuse vedette d’un jour.

Et tandis que Bee, qui est « folle », interroge la couleur de la mer, Morgane astique les miroirs en déclamant des alexandrins à tue-tête.

Alors la lune, qui était « morte », tout à coup reparaît au ras des collines.

Orphea Trois : Avis Personnel

Orphea Trois se compose de plusieurs nouvelles, quatre pour être exacte. Il y a Orphea Trois, Promenade en hiver, Le Messager et Lune Morte. Chacune des histoires nous plonge dans une vie, dans un univers particulier. Il faut quelques instants avant de se laisser happer et puis on se laisse gagner par cette écriture intelligente et fluide.

Mireille Best nous offre un recueil de nouvelles loin des histoires lesbiennes habituelles. Profond, sensible et humain ce livre nous plonge dans le quotidien de plusieurs jeunes femmes pas si éloignées de nous que ça.

Un roman inclassable et difficile à définir qui reste à découvrir.

Orphea Trois : Extraits

« « Bassement jalouse ». Parce que j’avais fini par lui dire – j’ai si peu de secrets pour Isa – que cette femme me posait un problème avec sa fuite perpétuelle et ses soudains accès d’audace.

Il y a quelques jours, elle m’avait donné rendez-vous dans un café minable de notre quartier, avec un air qui procédait du chien battu et de la conspiratrice étremblée.

– Mais pourquoi as-tu accepté ?

Mais parce que. Parce que pourquoi pas. Parce qu’autrement elle en aurait fait une maladie, j’en était sûre Parce qu’on ne peut pas toujours dire non à tout le monde Pour voir Est-ce que je sais. Elle m’inquiète et je lui fais peur. Tu trouves ça normal, toi ? » (Pages 20 -21)

« Le moins qu’on puisse dire est que je m’applique : à quarante à l’heure vitesse de pointe, le nez à ras du pare-brise comme si le paysage était collé derrière et qu’ainsi je puisse mieux le voir, je me fais copieusement klaxonner par les conducteurs impatients de me dépasser. Et dès qu’ils peuvent le faire, certains ralentissent pour demeurer quelques secondes à ma hauteur et m’insulter, défigurés par des spasmes de colère ou de mépris Paumée Connasse Mal baisée Mémère Andouille Pétasse. Quand, impatientée à mon tour, j’ai osé lever un petit doigt par la portière, j’ai d’abord failli me faire assommer :

– C’est des claques dans la gueule que tu cherches ?

Pour ma survie, j’ai dû confier à ce monsieur que j’avais cassé mes lunettes et que j’étais à la recherche d’un cache-aérateur. Il est reparti pas tranquille, ça m’a un peu remonté le moral. » (Page 134)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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