Citation de la semaine
« Si l’amour embellit les femmes, les femmes, elles, embellissent l’amour. » (Anne Bernard)
PLUS BELLE LA VIE : VIRGINIE & SYLVIE, UNE RUPTURE CONSOMMEE



Lors du premier article nous avions laissé Virginie reprendre sa démission dans l’épisode 929 du 03/04/08 après avoir été convaincu par Céline Frémont. Céline lui avait en effet déclaré qu’elle reprenait le chantier de la station d’épuration dans sa totalité.
Débarrassée de Vincent et heureuse de l’amitié qu’elle est en train de tisser avec Céline, Virginie se rend au travail le sourire aux lèvres durant cet épisode 930 du 04/04/08. Elle discute avec Sylvie en se dirigeant vers sa moto. Leur complicité semble réelle, conséquence d’une longue relation. Elles se complimentent, se taquinent jusqu’à ce que Sylvie aille trop loin.
SYLVIE : Mais je me demande jusqu’à quel point l’idée de travailler avec Céline Frémont a motivé ta décision, c’est tout.
VIRGINIE : Tu… tu… tu me fatigues avec tes crises de jalousie. Non mais c’est vrai, on est là en train de discuter tranquillement, je te dis que je suis bien avec toi et qu’est-ce que tu fais ? Tu me balances des vacheries.
Virginie se dirige vers sa moto, dépitée. Elle quitte Sylvie sur ces quelques mots et sa bonne humeur semble avoir totalement disparue. Elle ne supporte plus la suspicion de Sylvie. Elle ne supporte plus que cette dernière doute d’elle à chaque instant. Elle ne supporte plus d’avoir à se justifier en permanence.
A midi, Virginie retrouve Céline au Mistral. Céline a encore réservé une table et a profité de l’absence de Virginie pour discuter avec Mélanie. La serveuse s’est d’ailleurs amusée du fait que Céline ne cesse de dîner au restaurant depuis quelques jours. Céline a reconnu que c’était vrai et que c’était plus agréable que le bureau même si cela nuisait un peu à la concentration. Et puis Mélanie déclare :
MELANIE : Bon ben c’est bien en tout cas. Je vois que vous vous entendez bien avec Virginie, c’est cool.
CELINE : Ben, l’inverse serait difficile. C’est une jeune femme pertinente, pleine d’énergie, souriante…
MELANIE : Non, ouais, c’est vrai que c’est une fille étonnante même si elle est un peu différente des autres.
CELINE : Vous la connaissez bien ? Non parce que en fait moi je réalise que je ne sais pas grand chose d’elle.
MELANIE : Oh non mais moi non plus. Enfin j’en sais peut-être un peu plus que vous mais rien de précis. Enfin ! Le plus important c’est que le travail se fasse bien.
CELINE : À ce niveau là je suis ravie. Et pourtant je peux vous assurer qu’au début j’étais partie sur de très mauvaises bases.
MELANIE : Ah bon ?
CELINE : Et oui. J’étais persuadée que Vincent voulait l’embaucher parce que c’était sa maîtresse.
MELANIE : Mais quelle drôle d’idée ?
CELINE : Ben attendez, je le connais bien. Il en serait tout à fait capable.
MELANIE : Mais non mais c’est pour Virginie que je vous dis ça. Ben je l’imagine pas dans les bras de Vincent. Enfin ouais… je sais pas pourquoi je vous dis ça… Excusez-moi, c’est idiot.
Comme à son habitude, Mélanie a du mal à tenir sa langue. Elle sait des choses, tente d’orienter Céline mais en découvrant que cette dernière ne sait rien de l’homosexualité de Virginie préfère renoncer. Et heureusement l’arrivée soudaine de Virginie lui permet de retourner travailler et de disparaître en toute discrétion. Je passe sur le fait que Virginie commande une nouvelle fois du champagne. Ces déjeuners professionnels vont finir par leur coûter cher…
Elles mangent ensemble puis retournent travailler chacune de leur côté. Lorsqu’elle se recroisent dans les bureaux de Phénicie, Virginie déclare qu’il lui reste encore une longue journée de travail. Mais elle s’arrête et commence à se masser les tempes. Céline lui demande ce qui ne va pas et Virginie lui confie qu’elle sent pointer le début d’une migraine. Elle a en effet passé la journée au milieu des marteaux piqueurs. Céline confirmant qu’elle « connaît ça, malheureusement », Virginie lui demande si elle n’a pas un cachet. Céline n’a rien mais propose d’envoyer son assistante acheter quelque chose. Refusant de déranger, Virginie répond que ce n’est pas la peine, qu’elle attendra d’être rentrée chez elle.
C’est alors que Céline se rappelle qu’elle connaît « une méthode imparable » pour faire disparaître la migraine. Elle lui demande sa main, lui dit de lui faire confiance et après l’avoir entraîné vers le canapé où elle l’aide à s’asseoir, Céline lui explique qu’elle va juste « lui faire un petit massage ».
Aussi incroyable que cela paraisse, la migraine de Virginie semble déjà avoir pris la poudre d’escampette au vu du sourire qu’elle arbore. Très polie, elle lui explique tout de même qu’elle n’est pas obligée mais Céline rétorque que « ça [lui] fait plaisir ». Céline lui masse donc la main en lui expliquant « qu’il y a une terminaison nerveuse ici qui est directement reliée à la boîte crânienne. » Elles sont très proches l’une de l’autre. Séparées par un souffle.
Lorsque Céline regarde Virginie en lui parlant, on se dit qu’elle sait, qu’elle a compris et qu’elle flirte. Ca paraît tellement évident. Virginie ferme les yeux et tente de se relaxer… mais l’arrivée inopinée de Sylvie coupe court à cet instant d’intimité entre la blonde et la brune. Sylvie demande si elle ne les dérange pas. Inconsciente de ce que son geste pourrait laisser supposer, Céline déclare que ce n’est pas le cas. Virginie qui a senti arriver les problèmes retire sa main des mains de Céline et se lève.
Sylvie explique à Céline qu’elle doit lui parler si elle n’est pas trop occupée. Son agacement est clair mais Céline semble ne pas le voir. C’est avec douceur et politesse qu’elle lui dit qu’elles peuvent tout à fait parler. Virginie profite alors de l’occasion pour se sauver. Elle déclare à « Mlle Frémont » qu’elle la verra le lendemain et ne jette même pas un regard à Sylvie en récupérant ses affaires. Elle ne s’adresse qu’à Céline et on sent que le vent a tourné…
Une fois en tête à tête, Céline s’assoit et déclare à Sylvie qu’elle l’écoute. L’exaspération et la jalousie de Sylvie sont à leur comble.
CELINE : Je vous écoute.
SYLVIE : Je pense que vous vous doutez de la raison pour laquelle je me suis déplacée.
CELINE : Absolument pas.
SYLVIE : Je voulais que vous sachiez que votre petit jeu est très clair à mes yeux.
CELINE : Quel petit jeu ? De quoi parle-t-on ?
SYLVIE : Ca va, faites pas l’innocente, hein.
CELINE : Je sais que c’est grâce à vous que nous avons obtenu ce chantier mais ça ne vous permet pas de me parler sur ce ton.
SYLVIE : Et vous, qu’est-ce qui vous donne le droit d’abuser de votre position ?
CELINE : D’abuser ?
SYLVIE : Vous ne vous êtes pas arrangée pour travailler en duo avec Virginie peut-être ?
CELINE : Ben si, effectivement. Enfin vu ce qui s’est passé avec Vincent Chaumette, nous avons pensé que c’était ce qu’il y avait de plus judicieux. Je vois pas en quoi ça vous perturbe.
SYLVIE : Vous passez tout votre temps avec elle et vous vous demandez pourquoi ça m’énerve ?
CELINE : Mais enfin c’est vous qui avez… tenu à ce qu’on l’engage.
SYLVIE : Oui. A ce moment là je ne savais pas que vous étiez une salope !
CELINE : Mme Nollet, il y a certainement une raison à votre colère mais là je pense que vous allez un peu trop loin.
SYLVIE : C’est vous qui êtes allée trop loin. Alors si vous ne voulez pas avoir à faire à moi ne vous avisez plus jamais de draguer ma femme !








