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« Si l’amour embellit les femmes, les femmes, elles, embellissent l’amour. » (Anne Bernard)


« Ce n'est définitivement pas une adaptation de la Cage aux Folles que nous propose Queer As Folk, encore moins une fiction peuplée de « Gérard » des navrantes Filles d'à côté, mais bien une plongée dans la culture gay. Rendez-vous est donc pris avec Brian, Michael et Justin, les trois protagonistes de cette histoire, qui sont chacun à un tournant important de leur vie. Justin a 17 ans et décide de vivre sa sexualité, Michael a la trentaine et n'arrive pas à se caser. Quant à Brian, il se perd dans de multiples relations sans lendemain. Ah, j'oubliais un détail, tous les trois sont homosexuels. Peu à peu, nos trois héros, mais aussi leurs amis et leur famille, vont évoluer au fil des rencontres et des expériences quotidiennes, confrontés aux mêmes problèmes et aux mêmes joies que les hétéros. Cette série ne s'adresse donc pas qu'à la communauté gay. Elle permet ainsi de briser de nombreux clichés, encore bien présents dans la société actuelle. Elle montre les couples homos et lesbiens vivant des situations similaires à celles vécues par ce que l'on appelle encore aujourd'hui un couple « normal ». Remake de l'excellente minisérie britannique éponyme diffusée par Channel Four, Queer As Folk US reprend l'ensemble des ingrédients de sa grande sour, allant même jusqu'à réutiliser la quasi-totalité des scénarios originaux dans ses premiers épisodes. Quel est donc son intérêt, demanderez-vous ? C'est la question que l'on peut se poser en regardant le début de cette série. Et puis, le chemin s'éclaircit. Les personnages secondaires de QAF UK deviennent des personnages de premier plan et sont largement étoffés. Le couple lesbien, notamment, est beaucoup plus présent. Les histoires vont également plus loin et traitent de sujets difficiles plus en profondeur (la relation de Michael avec un homme séropositif, par exemple). Bref, tout ce qu'une minisérie n'a pas le temps de faire. Evidemment, l'adaptation ne s'est pas faite sans douleur. Ce qui manque le plus à la version américaine, c'est cette sensation So British présente dans la version originelle. Les scènes de sexe, qui en montrent plus, sont parfois tellement « chorégraphiées » qu'elles en deviennent paradoxalement plus lisses. Soit, ne boudons cependant pas notre plaisir, QAF US, sous ses airs de série légère, arrive à nous toucher, à rendre attachants ses personnages, et ce, que l'on soit proche ou non du milieu gay. Il est assez étonnant qu'une telle série ait pu voir le jour aux Etats-Unis où les lignes religieuses et puritaines sont si influentes. Le fait qu'elle soit diffusée sur une chaîne payante ne doit pas y être pour rien. Ceci dit, que de chemin parcouru depuis le Steven Carrington de Dynastie ou le Ricky d'Angela, 15 ans. »

Alex Marlier

Génération Séries numéro 41 (Janvier - Février - Mars 20003)

 

« Brian, Michael, Emmett et Ted sont quatre amis trentenaires qui passent le plus clair de leur temps à sortir et à draguer sur Liberty Avenue, la grande artère gay de Pittsburgh. Chacun d'entre eux assume à sa manière son homosexualité. L'arrivée dans ce petit cercle de l'ingénu Justin va bouleverser l'ordre établi et contraindre chacun à se remettre en question...

Il s'agit d'un remake de la série britannique du même nom, les 10 premiers épisodes sont une copie presque conforme des épisodes britanniques.

Il s'agit de la première série ouvertement gay qui a pour objet la vie au quotidien de cinq homos à Pittsburgh. La série explore les thèmes du sexe, de la drogue, des relations amoureuses et amicales, mais traite aussi de questions politiques et de santé. Queer As Folk brise tous les stéréotypes qu'on peut avoir sur les gays en montrant divers styles d'homos et pas seulement des "folles".

Chaque personnage possède ses qualités mais aussi ses petits travers, ce qui les rend si crédibles et si réalistes. »

Annuseries.com

http://www.leflt.com/annuseries/encyclopedie/series.php?series=32

 

« Queer As Folk est une série américaine qui traite de la vie de gays (en grande partie) et de lesbiennes de nos jours à Pittsburgh, aux Etats-Unis. Brian, Michael, Emmett et Ted sont quatre amis trentenaires homosexuels qui passent leur temps à trainer dans Liberty Avenue, le quartier gay de Pittsburgh. Chacun assume son homosexualité à sa manière. L'arrivée de Justin 17 ans dans le groupe va remettre en question le petit groupe ...

Remake américaine de la série anglaise du même nom, Queer As Folk est une des premières séries ouvertement gay. Pas de censure, la série va encore plus loin que son homologue anglais et explore les thèmes du sexe, de la drogue, des relations amoureuses et amicales. La série brise les tabous et montre, pour une fois, des homosexuels de tous types et pas uniquement des "folles". Une série réaliste diffusée sur Showtime aux Etats-Unis et sur Jimmy en France. »

SeriesLive.com

http://www.serieslive.com/fiche_serie-serie.php?n=91

 

« Du cul, des cigarettes, des fous rires et un peu d'amour posé au milieu. Ça devient rare à la télévision. Encore plus dessalée que les deux premières années, cette troisième saison inédite de Queer As Folk démarre sec. Et, aussi ravis que de croiser des amis après de longues vacances, nous retrouvons la bande de copains gays de Pittsburgh, Pennsylvanie, gravitant autour de leur astre noir, Brian le séducteur ; il y a Justin, son blondinet au visage d'ange parti voir ailleurs, Michael l'ami d'enfance, Ted à la figure un peu triste, Emmett la grande folle et le couple de filles, Mel et Lindsay, plongées dans un nouveau projet de maternité.

Comme à l'accoutumée, le dîner où officie la mère exubérante de Michael, ainsi que la boîte de nuit Babylon où se trémoussent ces beaux gosses au milieu de gym queens à moitié vêtus, sont les deux points d'ancrage du groupe. On s'y rejoint, s'y dispute, s'y envoie du poppers et/ou des mecs. Cette dimension purement hédoniste ­ et assez excitante ­ de la consommation sexuelle donne à Queer As Folk une allure de soap opera pédé. Pourtant, quand les personnages se posent, se mettent à parler de fidélité, d'amour ou de la difficulté de vivre ensemble, percent des sentiments universels, et notamment le constat (qui devrait être déjà fait par tout le monde) que gay ou hétéro, c'est la même panade (ou presque).

Apparaît cependant, en pierre angulaire de cette série créée en Grande-Bretagne puis adaptée aux Etats-Unis, une spécificité bien homosexuelle et militante. En somme : on ne va pas se laisser humilier ni hacher menu parce qu'on est gay. C'est le côté éducatif de Queer As Folk, et c'est aussi le dilemme qui agitera Brian au fil des épisodes, hésitant entre l'attrait du pouvoir et la volonté de combattre l'homophobie d'un de ses clients.

Sinon, cette saison, plus concise que les précédentes (quatorze épisodes au lieu de vingt), séduit toujours par la justesse des acteurs. Et de son scénario. Hormis les deux lesbiennes trop caricaturalement réduites à leur désir de procréation, les personnages sont engagés dans des histoires compliquées (et donc crédibles) tout en continuant d'offrir des scènes hilarantes, dont cette leçon de fellation dispensée à la mère de Michael par les copains de son fils, godemichés à l'appui. Autant dire : drôlement addictif. »

Libération (30 Avril 2005)

 

« A force de revendiquer une visibilité égale à celle des hétéros, les gays auraient-ils gagné ? Finis les rôles de folles tordues ou de vieux garçons dépressifs, ex figures emblématiques de l'homosexualité, ce douloureux problème. A en croire les séries américaines, scrupuleux reflet de l'évolution de la société, les voilà même au summum de leur notoriété, propulsés héros de programmes comme Six Feet Under et plus encore dans Queer As Folk. La saison deux de la série est devenue remarquable, elle a gagné en épaisseur après la terrible agression homophobe de la première saison. Les personnages de Queer As Folk ont pris l'élan des héros de la vie quotidienne avec vie de couple, vieillesse, sexualité, sentiments, famille, homoparentalité, recherche de paternité, problèmes de layette, discrimination scolaire, boulot, dodo, homo... Terminés les parias d'hier, on a presque l'impression de gens ordinaires affectés des mêmes joies et difficultés de la vie quotidienne que leur congénères hétéros.

Décidément, cette saison deux mérite le prix de l'Education nationale. Un vrai bijou d'éducation au respect pour une différence pas si différente que ça, mais honteusement victime d'hétérosexisme et d'homophobie. »

Télérama (Octobre 2003)

 

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