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« Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille. » (Napoléon Bonaparte)


THE GIRL  : UN FILM LESBIEN SENSUEL ET EROTIQUE

 

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FICHE TECHNIQUE :


Année de Production : 2000

Réalisatrice : Sande Zeig

Scénariste : Monique Wittig et Sande Zeig

Avec : Claire Keim (The girl), Agathe de La Boulaye (la narratrice, peintre), Cyril Lecomte (l'homme), Sandra Nkake (Bu Savè)

Nationalité : Américano-Française

Genre : Drame

Durée : 1h 30min.

Titre Original : The Girl



RÉSUMÉ :


A Paris, une femme peintre, la narratrice, fréquente les night-clubs. Dans l'un d'eux, elle rencontre The Girl, une chanteuse et lui propose une nuit de passion. Celle-ci accepte et l'entraîne à l'hôtel où elle vit. Les deux jeunes femmes couchent ensemble. La chanteuse explique dès le début que cette liaison ne durera pas plus d'une seule et unique nuit. Cependant, contre toute attente, elles finissent par se revoir.

En parallèle de cette liaison torride, chacune continue à entretenir d'autres relations. The Girl rencontre régulièrement des hommes et la narratrice persiste à coucher avec Bu Savé, la femme qu'elle aime.

Un soir, un étrange inconnu fait son apparition au club où travaille The Girl. Il donne l'impression de la connaître et ne la quitte pas des yeux. Intriguée, la narratrice remarque cet homme. Elle décide de l'épier puis finit par le suivre. La jeune femme réalise bientôt que cet individu est une menace pour The Girl.

Une relation étrange s'instaure alors entre la narratrice, The Girl et l'homme.



AVIS PERSONNEL :


L'histoire principale traite du désir, de l'obsession et de la dépendance amoureuse. Les personnages restent très mystérieux du début à la fin du récit. C'est ce qui rend ce couple universel. La mise en scène est élégante et sobre. La place est laissée aux actes plutôt qu'aux discours inutiles. En effet, les protagonistes parlent très peu et les silences prennent donc tout leur sens.

Ce mystère qui entoure les personnages, cette absence d'explication fait que par certains aspects, le film semble très opaque. Qui est cet homme qui poursuit The Girl ? Pourquoi la narratrice continue-t-elle à voir The Girl alors qu'elle avoue ne pas être attirée par la jeune femme ? Pourquoi The Girl continue-t-elle à voir la narratrice alors qu'elle avait assuré que c'était simplement pour une nuit ? Pourquoi continue-t-elle à coucher avec une femme alors qu'elle avoue n'aimer que les hommes ?... Autant de questions sans réponses.

Claire Keim et Agathe de La Boulaye sont tout simplement magnifiques. Elles illuminent le film de leur présence. Et il existe une telle alchimie et une telle vérité dans leur relation que le téléspectateur se retrouve prisonnier de leur liaison.

« L'histoire de Monique Wittig était au départ très visuel. Les relations sont très distinctes, et les personnages sont à la fois passionnés et distants. Pour exprimer l'humour et la poésie du texte, j'ai choisi un style épuré. » Sande Zeig, la réalisatrice.

Un superbe film noir et sombre. Un long métrage lesbien torride, érotique et sensuel comme il en existe peu.



CRITIQUES PRESSE & RÉCOMPENSES :


Sélection officielle du festival de Berlin

Sélection officielle du festival de Toronto

 

« De mémoire récente, les ébats lesbiens les plus chauds » (New York Post)

« Stylé, irrésistible et intelligent.De quoi retrouver la foi dans le cinéma queer ! » (Girlfriends Magazine)

« Une pièce accomplie de metteur en scène... un triomphe d'ambition et de beauté » De Loren (Globe De Boston)

« Un tango visuel parfait de chaleur érotique... Une percée dans le cinéma lesbien » Jim Fouratt (LGNY)



EXTRAITS :


« La première fois que je lui demande, elle m'emmène chez elle. Elle ne me demande pas mon nom. Moi, je l'appelle Agnus Dei. »

 

« The Girl me donne un nom. Elle m'appelle Lover. »

 

« Elle use de sa nudité comme d'une armure. La nuit lui appartient. La ville lui appartient. »

 

« Elle ne me pose pas de question. Elle ne sait rien de moi. Quand je ne suis pas avec elle, je n'existe plus. A la rigueur, elle sait que je suis peintre. « On s'en fout » et « pourquoi pas ? » sont ses expressions favorites. Elle a raison. On s'en fout ! »

 

BU SAVE  : Les délices violents ont des fins violentes.

Isabelle B. Price (Juin 2005)

 

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