interview de Jane Lynch, l’interprète de Joyce Wischnia

Interview liée à la série The L-Word

Jane Lynch

Interview accordée à Bad Machine le 31 Janvier 2007 pour le site Afterellen.com

Il y a quelques années de cela, si je mentionnais le nom “Jane Lynch” à quelqu’un, vous pouviez avoir un gros blanc. Mais après sa performance en tant que propriétaire lesbienne d’un chien (avec Jennifer Coolidge) dans Best in Show et la mielleuse avocate Joyce Wischnia dans The L-Word, vous êtes maintenant plus à même d’obtenir un « Je l’adore ! ». Les performances comiques de Lynch (en la prenant également en compte dans For Your Consideration et A Mighty Wind) sont aussi sèches, subtiles et dignes d’un bourdonnement qu’un bon martini.

J’ai récemment chatté avec Lynch concernant le fait d’être sexuellement inappropriée, de faire son coming-out à Hollywood et de pourquoi Joyce Wischnia n’a pas de petite amie.

Comment était-ce de tourner Spring Breakdown, votre film à venir avec Rachel Dratch, Amy Poehler et Parker Posey ?

Ca a été un très bon moment de tourner ce film, et nous étions beaucoup sur la plage. C’est juste un grand trio. Ce sont vraiment des filles amusantes.

A propos de quoi est-ce ?

C’est à propos d’un groupe de filles qui étaient du genre nerd (ringard) au lycée et ils disent toujours « Oh, votre temps viendra quand vous serez plus âgées. » Et bien sûr, cela ne vient pas, donc elles décident de revenir et de changer pour elles. Je joue la boss de Parker Posey.

Etiez-vous une ringarde quand vous étiez à l’école ?

Non, non, non. Je peux m’infilter de manière très facile. Je me mêlais aux enfants populaires et aux enfants ringards parce que j’aimais le théâtre et j’aimais chanter dans les choeurs et j’aimais également les soirées. Donc je pouvais facilement glisser des uns aux autres.

Vous participez à tellement de nombreuses séries télé différentes c’est encore un peu comme ça aujourd’hui.

Ca l’est, ça l’est ? Ca y ressemble beaucoup mais c’est plus sous le titre de la « comédie » mais je suis un peu partout.

Peu d’autres peuvent dire qu’ils étaient à la fois dans The West Wing et Family Guy.

Oh. Exact. [Rires] Je parie qu’ils ne peuvent pas.

Est-ce que le fait d’être gay entre toujours en ligne de compte quand vous auditionnez pour un rôle ?

Non, j’en doute vraiment. Je pense que les temps ont changé, et je pense que nous pouvons remercier Ellen [DeGeneres] pour ça, pour avoir fait son coming-out de cette manière il y a plus de dix ans.

Quel conseil pouvez-vous donner à de jeunes acteurs gays ?

Soyez un acteur en premier et un gay en second, troisième, quatrième, cinquième… L’une des choses que j’adore à propos de T.R. Night de Grey’s Anatomy c’est que quand il dit « J’espère que vous ne trouverez pas que ma sexualité est la chose la plus intéressante me concernant. » je fais écho à cela. [En tant qu’acteur] votre travail est d’expérimenter un grand nombre de personnes, différents styles de vie, diverses histoires, donc vous devez faire attention à ne pas vous étiqueter vous-même. Ne vous inquiétez pas que la société vous étiquette ou que Hollywood vous étiquette. Ne vous étiquetez pas vous-même. Restez ouvert.

Si l’on fait exception de Best in Show où Jennifer Coolidge et vous interprétez un couple de lesbiennes propriétaires d’un chien, vos personnages ont rarement une vie amoureuse.

Je sais. Je suis toujours celle qui est réellement sexuellement inappropriée.

Pas que je sache quoi que ce soit à ce sujet…

[Rires] J’ai joué un grand nombre de personnages qui recherchent simplement l’amour aux mauvais endroits et n’en sont absolument pas conscients. Ils sont juste inconscients du fait que leur charme n’opère pas.

C’est ce qui me plait à propos de Joyce Wischnia dans The L-Word. Je ne sais pas si c’est l’écriture ou la manière dont vous l’interprétez si parfaitement. Joyce est une telle narcissique.

Très bien ; c’est narcissique. Elle est le poster du narcissisme pour les enfants.

Qu’en est-il de l’utérus géant sur le mur du bureau de Joyce ?

[Rires] Elle s’enveloppe toute seule dans les secrets de son identité, vous savez, et le fait d’avoir un énorme utérus sur le mur va avec son identification d’elle-même en tant que grande sauveuse des femmes.

Joyce a besoin d’une petite amie.

Hé bien, regardez la saison entière. Vous verrez quand vous serez à la fin. Quelque chose de très joli arrive à Joyce.

Vraiment ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Je ne dirai rien à personne, je le promets.

Je ne veux pas le trahir. C’est probablement mieux d’attendre, mais ça arrive à la toute fin. C’est comme le début de quelque chose qui pourrait grandir.

Juste un indice ?

Joyce ne fait pas de confidence.

Traduction Isabelle B. Price

Interview Originale sur Afterellen.com

Jane Lynch

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A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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