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THE L-WORD : INTERVIEW DE L’ACTRICE KELLY MCGILLIS L’INTERPRÈTE DE GILLIAN DAVIS

 

Interview accordée à Brandon Voss le le 21 avril 2011 pour le magazine The Advocate.com.

 

Kelly McGillis n’est pas un exemple.

 

Kelly McGillis, qui joue une nonne en cavale dans le nouveau film post-apocalyptique de vampires Stake Land, explique pourquoi elle refuse de lire les courriers de ses fans, pourquoi elle ne devrait pas écrire ses mémoires, et n’a que faire d’être une source d’inspiration lesbienne.

Après nous avoir coupé le souffle dans des films cultes des années 80 tels que Witness, Les accusés, et, oui, Top Gun, Kelly McGillis a ressenti le besoin de ralentir. Alors qu’elle était en semi "mode veille" à Hollywood afin d’élever ses deux filles, elle a aussi divorcé de son second mari, a surmonté ses addictions à la drogue et à l’alcool, et a officiellement fait son coming out en 2009. Aujourd’hui mariée à sa petite amie de longue date et sobre depuis presque 10 ans, elle revient sur grand écran dans Stake Land, de Jim Mickle (sorti aux USA le 22 avril), en nonne terrorisée face à Connor Paolo – Eric van der Woodsen, l’ado gay dans Gossip Girl, en jeune chasseur de vampires. Et dans sa première entrevue avec The Advocate, l’actrice de 53 ans révèle les responsabilités encore plus terrifiantes qui découlent du coming out.

 

Le genre vampire est très en vogue en ce moment. En quoi Stake Land se démarque-t-il des autres ?

Vous demandez à la mauvaise personne. Je ne sais pas parce que je n’ai jamais vraiment vu d’autres films de vampires à part la saga des Twilight, qui ne fait pas vraiment peur.

 

Quels genres de films regardez-vous ?

Je regarde des films très ordinaires. Je peux regarder n’importe quoi mais je n’aime pas regarder des films effrayants parce que ça perturbe mon sommeil. J’ai besoin de bien dormir.

 

Vous faites une entrée très remarquée dans Stake Land, en hurlant à perdre haleine et en fuyant vos assaillants vêtue d’un habit de nonne ensanglanté. En tant qu’actrice, avez-vous dû explorer le côté obscur pour y parvenir ?

C’est drôle quand les gens posent ce genre de questions, parce que si vous vous investissez dans le moment et que vous y croyez de toutes vos forces, alors boum, vous y êtes. Je ne veux pas avoir à explorer le côté sombre pour faire mon travail. J’ai connu des endroits sombres par le passé, et je ne veux pas y retourner. 

 

Vous jouez une nonne remettant sa foi en cause dans un monde post-apocalyptique où des groupes de Chrétiens fondamentalistes sont aussi mortels que les vampires. Pour quelqu’un qui a dit un jour : « Beaucoup de choses me sont arrivées qui m’ont convaincue que Dieu me punissait parce que j’étais lesbienne. » pourriez-vous vous identifier à ces thèmes religieux ?

Ouais, une des choses qui m’ont interpelée dans ce film, c’est l’idée que l’extrémisme est dangereux. C’est vrai pour tout, que ce soit la religion ou l’alimentation, mais ça m’a vraiment parlé.

 

Votre prestation pourrait être qualifiée de courageuse et d’audacieuse, en grande partie car elle est faite sans maquillage et sans fard. Était-ce intimidant ou ce genre de rôles vous attirent-ils ?

J’ignore si ça m’attire professionnellement, mais c’est en tout cas comme ça que je suis dans la vraie vie. C’était très libérateur de ne pas avoir à mettre de maquillage ou autre. J’ai vraiment apprécié l’expérience. Quand je mets tous ces artifices, j’ai tendance à plus me focaliser sur l’extérieur que sur l’intérieur, conséquence directe d’avoir des gens qui vous pomponnent toute la journée. Donc c’était agréable de ne rien en avoir à foutre.

 

J’ai lu que vous refusez de vous teindre les cheveux pour les besoins d’un rôle.

Écoutez, si quelqu’un m’offrait un paquet de pognon ? Bien sûr ! Mais la vérité c’est que mes cheveux en sont à un stade où ils ne veulent pas rester teints, et il y a un moment où vous devez juste lâcher l’affaire. Même si devenir grisonnante a été une transition quelque peu douloureuse, au final, ça a été vraiment merveilleux  parce que vous atteignez un degré de total épanouissement de soi.

 

Stake Land est votre premier long métrage en dix ans, et vous apparaissez aussi dans The Innkeepers, le film d’horreur de Ti West dont la sortie est prévue plus tard dans l’année. Les gens disent que 2011 est l’année de votre come back.

Je ne sais même pas ce que ça veut dire. C’est étrange. Est-ce que ça signifie que je suis partie puis revenue ? Parce que ce n’est pas ce que j’ai fait. J’ai toujours continué à jouer ; c’est seulement que mes enfants sont devenus ma priorité dans ma vie et que le cinéma est passé en second. J’ai tourné ces dix dernières années, mais pas aussi souvent. J’ai le sentiment de n’être jamais partie.

 

Vous avez étudié l’art dramatique à Juilliard. Maintenant que vous pouvez plus vous centrer sur vous-même, ressentez-vous la même passion quand vous tournez que dans les années 80 ?

Pour moi, interpréter des rôles est une véritable passion. Au moment où je le fais, c’est l’expérience la plus exaltante de ma vie. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais c’est comme un foutu saut en chute libre. C’est incroyable. Mais j’ai atteint la cinquantaine et le nombre de rôles intéressants a énormément diminué. Il y a aussi une grosse part de – je ne sais pas ce que c’est, mais c’est là, et je ne sais pas ce que c’est, mais je n’en fais pas partie. Je suis en dehors, et je n’ai pas envie de consacrer ma vie à essayer d’en faire partie. Est-ce que je me fais comprendre ? J’ai tellement d’autres centres d’intérêt, et j’ai vraiment commencé à penser à comment je pourrais donner en retour. Donc ce n’est pas que je n’ai pas d’amour pour le cinéma, mais il y a aussi d’autres choses que je veux faire dans ma vie avant de partir.

 

En refaisant des films, vous approchez la machine hollywoodienne en femme ouvertement lesbienne pour la première fois. Ressentez-vous une différence ? Hollywood vous regarde-t-il différemment ? 

Je n’en ai aucune idée et je m’en fiche complètement. Je ne fais pas du tout partie de ce monde. Si je m’en souciais, je n’aurais jamais rien dit. Si tout ceci avait de l’importance pour moi, j’aurais gardé ma bouche fermée.

 

Vous avez fait un coming out très sobre en 2009. Au lieu d’un « Yep, je suis lesbienne ! » en couverture d’un magazine People ou d’une interview dans Today, vous avez fait un commentaire désinvolte sur le fait « d’en avoir fini avec les hommes » dans une interview pour SheWired.com. Est-ce que c’est comme ça que vous aviez imaginé les choses ? 

Je ne me l’étais jamais imaginé. Je ne pensais pas que ça arriverait tout court, donc je n’avais aucun scénario en tête. C’était l’un de ces beaux moments dans la vie où une question m’a été posée et j’y ai répondu aussi honnêtement et ouvertement que je le pouvais, parce que c’était le bon moment. Je n’avais pas d’idée précise de comment ça aurait dû être, parce que je ne vis plus ma vie de cette manière maintenant. J’ai passé le plus clair de mon existence à souffrir en pensant que les choses auraient dû être autrement qu’elles ne le sont en fait.

 

L’idée de faire votre coming out ne vous a jamais traversé l’esprit en 2008, quand vous jouiez un colonel de l’armée dans le placard dans The L Word ? Ou quand vous avez tourné ces scènes lesbiennes torrides dans The Monkey’s Mask [Cercle Intime] en 2000 ?

Non, parce que j’avais des enfants dont je devais prendre soin. On vivait dans un endroit où les gens avaient peur de la moindre différence. Mes enfants ont toujours été ma priorité.

 

Kelly McGillis

 

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