Citation de la semaine
« Il n'y a pas de réussite facile ni d'échecs définitifs. » (Marcel Proust)
LE TOP 10 DES MEILLEURES SERIES TELEVISEES LESBIENNES
(SUITE)
Numéro 4 : The L-Word est LA première série lesbienne jamais écrite et jamais produite. Diffusée sur Showtime dès 2004, elle révolutionna la représentation lesbienne sur le petit écran. Adulée ou critiquée, elle n'en reste pas moins une référence tant elle présente une quantité importante d'homosexuelles, différentes les unes des autres. Créée par Ilene Chaiken, elle a vu travailler quelques unes des scénaristes et réalisatrices lesbiennes les plus douées de cette génération à savoir Angela Robinson, Rose Troche et Guinevere Turner. Disposant d'un casting de rêve et de superbes guest-stars, la série a pourtant déçu lors des seconde et troisième saisons avant de retrouver un excellent niveau au cours de la quatrième. En définitive, The L-Word est aux lesbiennes ce que Queer As Folk est aux gays. Une représentation osée, sexy et chaude de la vie d'un groupe d'amies, sans tabou ni censure.
Numéro 3 : Sugar Rush est une série britannique décomplexée, sexy et osée, débarquée sur Channel 4 en 2005. Basée sur le roman de Julie Burchill, la série explore la vie de Kim (Olivia Hallinan), une adolescente de quinze ans amoureuse de sa meilleure amie, Sugar (Lenora Crichlow). Pas de longues réflexions et prise de tête, pas de peur panique, pas de coming-out violent, la série est avant tout centrée sur ce qui obsède les ados : le sexe. Totalement désinhibée, obsédée et en manque, Kim ira d'ailleurs jusqu'à essayer de droguer Sugar pour la violer. Heureusement, elle renoncera au dernier moment. Mais ne voulant pas être lesbienne, elle couchera avec Tom, le fils de ses voisins, et ce sera bien évidemment un fiasco total. Sugar de son côté, baise avec tout ce qui a une queue. Sur une musique pop rock actuelle et originale, la série explore l'univers déjanté de Kim, ses désirs et ses attentes avec humour, autodérision, injures et gros mots. Une grande réussite britannique où la seconde saison est à la hauteur de la première et voit les héroïnes vieillir et devenir plus matures. De la grande série télévisée.
Numéro 2 : Bad Girls est également une série britannique créée en 1999. Elle relate l'histoire de la prison de Larkhall où se côtoient prisonnières et gardiens dans une atmosphère lourde chargée de corruption, de violence, de drogue et de viol. Comportant 8 saisons, elle reste à ce jour la série ayant présenté le plus grand nombre de lesbiennes et de relations homosexuelles (en faisant abstraction de The L-Word). Les plus marquantes furent l'histoire Helen-Nikki puis la liaison Cassie-Roisin en passant par la relation Kris-Selena et enfin la romance Pat-Sheena. Des portraits très variés sans oublier les autres relations annexes qui firent la force de la série et fidélisèrent le public. Jamais une série n'avait osé aller aussi loin dans la visibilité lesbienne n'hésitant pas rendre ses histoires aussi intéressantes et complexes que la plupart des relations hétéros dans les soap operas. Culte !
Numéro 1 : Buffy contre les Vampires est l'une des séries les plus intéressantes en matière de représentation lesbienne. Cette série américaine apparue sur les écrans en 1997 et achevée en 2003 au terme de 7 saisons, raconte l'histoire de Buffy Summers (Sarah Michelle Gellar) la tueuse de vampires et son arrivée à Sunnydale pour protéger la ville de la bouche de l'enfer. Aidée de ses amis, Alex (Nicholas Brendon) et Willow (Alyson Hannigan), elle combat le mal sous toutes ses formes. Alors pourquoi Buffy est-elle LA série numéro 1 ? Tout d'abord parce que Willow se révèle lesbienne seulement à partir de la quatrième saison, le personnage étant hétéro jusque là et amoureux de son meilleur ami, Alex. Ensuite parce qu'à travers trois portraits, et 4 saisons, la série a exploré des romances et des sentiments qu'aucun autre show n'avait fait jusque là. Tara (Amber Benson) est tout d'abord une jeune femme timide, sensible et en retrait qui se dissimule derrière sa frange. Mais son histoire d'amour avec Willow lui permet de prendre de l'assurance et de la confiance en elle. Elle devient une combattante. Willow découvre qui elle est grâce à son histoire avec Tara. Elle découvre l'amour, la stabilité et la magie et plonge dans une dépendance terrible. Après une rupture et une réconciliation, Tara se fait assassiner révélant le mal absolu qui se cache en chacun de nous et le désir profond de vengeance qui fait perdre la tête à Willow. Mais Will, arrêtée par son meilleur ami, renonce à détruire le monde et apprend à maîtriser ses pouvoirs. Lorsqu'elle revient à Sunnydale, elle rencontre Kennedy (Iyari Limon), une tueuse potentielle sexy et sûre d'elle qui la drague ouvertement et agressivement, la laissant sans voix. Kennedy et Will apprennent à se connaître rapidement et fin du monde imminente oblige, développent une relation amoureuse passionnée et sexuelle. Combattant la censure et la critique, la série Buffy a su évoluer avec son temps en proposant trois portraits de lesbiennes et deux relations très différentes l'une de l'autre. Jamais égalé, intouchable et culte !
Isabelle B. Price (09 Février 2007)




