Citation de la semaine
« Si l’amour embellit les femmes, les femmes, elles, embellissent l’amour. » (Anne Bernard)
TRIPLE MINORITY : UN COURT-MÉTRAGE D’AMBER SHARP



FICHE TECHNIQUE :
Année de Production : 2005
Réalisatrice : Amber Sharp
Scénariste : Amber Sharp
Avec : Ruth Ricks (Clair Collins), Kathleen Davison (Rebecca Laws), Mark Berry (Robert Collins), Selma Pinkard (Debra Collins), Corliss Bennett (Mrs. Lovejoy), Kalena Knox (Ms. Lovejoy), Rashawn Underdue (Dominique), Avear Carey (Agnus), Natasha Dyer (Lynette)
Nationalité : Américaine
Genre : Court Métrage
Durée : 16 : 30 minutes
Titre Original : Triple Minority
RÉSUMÉ :
Clair est une jeune lesbienne noire. Elle souhaite se réconcilier avec sa famille et notamment ses parents très religieux, sans pour autant compromettre son identité. Rebecca Laws, sa petite amie, l’aide à trouver la force de leur faire face.
AVIS PERSONNEL :
Sur MySpace il y a cette catégorie « Qui j’aimerais rencontrer ». En ce qui me concerne, Amber Sharp entre dans cette catégorie. Scénariste et réalisatrice de 29 ans, elle a étudié le cinéma à l’Université de Californie et a tourné le pilote d’une nouvelle série lesbienne basée sur un groupe d’amis en proposant plusieurs personnages de butch, Don’t Go. Malheureusement elle n’a encore trouvé personne pour distribuer cette série potentielle.
Passionnée par les sujets de religion, de couleur de peau et de lesbianisme, elle a abordé toutes ces questions en 2005 avec son premier court-métrage, Triple Minority. Triple minorité parce que son héroïne, Clair, est une femme noire et lesbienne.
Certains courts-métrages se découvrent et ne s’oublient pas tant ils montrent une parfaite maîtrise dans le propos et la réalisation. Triple Minority fait partie de ceux-ci. L’image est parfaite et la caméra se déplace avec fluidité et douceur d’un visage à un autre pour montrer toute l’étendue des sentiments qui déchirent la famille Collins.
Touchante, forte et bouleversante, l’histoire défile et on ne peut s’empêcher de souhaiter que le père et la fille puissent enfin se réconcilier. Après tout, la mère de Clair semble avoir dépassé l’homosexualité de sa fille et l’avoir acceptée pour la garder dans sa vie, pourquoi son père ne pourrait-il pas faire de même ?
Un court-métrage vraiment réussi à découvrir d’urgence.
CRITIQUES PRESSE & RÉCOMPENSES :
Prix du Public dans la Catégorie Meilleur Court Métrage Féminin au Festival Gay et Lesbien du Film de Long Island en 2006.
Meilleur Scénario Lesbien International de Court métrage au Festival Annuel du Film LGBT de Tel Aviv en 2007.
Prix du Public au Festival International Gay et Lesbien du Film de Sacramento en 2006.
EXTRAITS :
REBECCA : Tu te rappelles quand on s’est rencontrées pour la première fois ?
CLAIR : Oui.
REBECCA : Parfait, où ?
CLAIR : Où ?
REBECCA : Ouais.
CLAIR : Maman ?
DEBRA : Clair, est-ce que tu vas bien ?
CLAIR : Oui, je vais bien. Ça fait un moment. Je prépare un repas du dimanche ce week-end. Peut-être que papa et toi…
DEBRA : Oh on adorerait… Mais tu sais, ton père doit aller à l’église et…
CLAIR : Pensez-y juste maman. Je dois y aller. Je vous aime.
DEBRA : Je t’aime aussi Clair.
DEBRA : On va manger chez Clair dimanche.
ROBERT : Je n’irai pas.
DEBRA : Robert, ça fait suffisamment longtemps !
ROBERT : Je n’irai pas.
DEBRA : Et bien, j’irai. Avec ou sans toi.
ROBERT : Tu es une…
CLAIR : Une quoi ? Une lesbienne ! Une homosexuelle, un cas, une pécheresse ! Et ta fille ? Toute ma vie j’ai été tout ce que tu voulais que je sois. Tu voulais l’écrivain, tu voulais le professeur.
ROBERT : Je ne voulais pas la pécheresse.
CLAIR : Mais papa, je suis heureuse !
Isabelle B. Price (23 Avril 2008)








