Tu M’Aimes

Un téléfilm allemand sur la famille et le désir

Affiche : Tu M’Aimes

Année de Production : 2000

Réalisation : Maris Pfeiffer

Scénario : Maris Pfeiffer

Avec : Julia Richter (Kathrin Wedel), Naomi Krauss (Elena), Oliver Stokowski (Peter Wedel), Yannick Dittmann (Nicki), Iris Radunz (Doris), Gabriela Maria Schmeide (Susanne), Max Hopp (Entraîneur), Andrea Royé (Sonja)

Nationalité : Allemande

Genre : Drame, Romance

Durée : 1h 20min.

Titre Original : Lieb Mich

Tu M’Aimes : Résumé

Kathrin, la trentaine, est mariée à Peter depuis plusieurs années. Ils ont un fils ensemble, Nicki, qui est à l’école primaire. Investie à la fois auprès de son mari qui est travailleur indépendant et de la vie scolaire de son fils, Kathrin s’ennuie. Un jour, elle rencontre la nouvelle institutrice de Nicki, Elena. Celle-ci attire tout de suite Kathrin, qui est intriguée par cette femme sensuelle et mystérieuse.

Lorsque Kathrin découvre qu’Elena est lesbienne, elle prend conscience que son désir est réciproque. Rapidement une liaison passionnée naît entre les deux jeunes femmes…

Kathrin, la trentaine, est mariée à Peter depuis plusieurs années. Ils ont un fils ensemble, Nicki, qui est à l’école primaire. Investie à la fois auprès de son mari qui est travailleur indépendant et de la vie scolaire de son fils, Kathrin s’ennuie. Un jour, elle rencontre la nouvelle institutrice de Nicki, Elena. Celle-ci attire tout de suite Kathrin, qui est intriguée par cette femme sensuelle et mystérieuse. Lorsque Kathrin découvre qu’Elena est lesbienne, elle prend conscience que son désir est réciproque. Rapidement une liaison passionnée naît entre les deux jeunes femmes…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
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Lez/Bi Qualité

Résumé : Une hétéro tombe amoureuse d'une lesbienne...

Note des lectrices : 0.95 ( 3 votes)
65

Tu m’aimes est un téléfilm allemand abordant la question de l’homosexualité comme certains téléfilms de ce genre savent le faire. C’est-à-dire qu’au même titre que La Rivale, il ne centre pas son histoire sur la question du coming-out. Et pourtant, il pourrait. Une femme de trente ans, mariée, installée dans la vie, qui rencontre une femme, voit son existence bouleversée, tombe amoureuse et décide de vivre cette histoire jusqu’au bout. À un moment où à un autre la question de « l’aveu » s’impose.

Et pourtant, l’histoire et le scénario donnent peu d’importance à ces étiquettes. Kathrin s’est éloignée de son mari depuis longtemps. Cela s’est fait petit à petit, à cause de la routine. Lorsqu’elle rencontre Elena, elle est troublée par sa force, son indépendance, sa liberté et quand elle réalise que cette dernière est lesbienne. Elle comprend que son trouble peut être nommé même s’il ne le sera pas.

Leur histoire débute rapidement mais s’essouffle tout aussi vite. Elena va petit à petit révéler ses blessures et ses souffrances et Kathrin va prendre de la distance pour ne pas perdre son fils et son époux. La redécouverte de son mari est finalement quelque chose de bien fait. Elena aurait pu être un homme, elle aurait eu le même effet.

Ce qui est intriguant et surprenant, c’est la fin. Cette fin loin d’être politiquement correcte où la femme retourne auprès de son mari après avoir tout de même tenté l’expérience de la vie à trois et où la maîtresse se retrouve enceinte… dudit mari et décide d’avoir l’enfant. Elena va élever cet enfant avec sa nouvelle compagne et rester proche du père biologique et donc de Kathrin. Cette nouvelle vision de la famille où l’amour est visible et établit des liens forts entre les individus dépasse les frontières habituellement bien marquées des téléfilms.

Alors, même si l’image ne m’a pas particulièrement emballée, même si les dialogues sonnent parfois faux, même si certaines longueurs sont étouffantes, même si les actrices ne sont pas des top-modèles, la fin de l’histoire et la prise de position qui en découle méritent à elles seule le visionnage de cette fiction.

Tu M’Aimes : Extraits

KATHRIN : Si vous voulez vous pouvez aller dans le jardin, il faut encore que je me change.
ELENA : Vous êtes très jolie comme ça.
KATHRIN : Vous trouvez ?
ELENA : Oui, oui.

KATHRIN : Vous partez déjà ?
ELENA : Oui.
KATHRIN : Excusez-moi pour tout à l’heure. Je suis parfois un peu trop directe.
ELENA : Il n’y a pas de mal.
KATHRIN : Et ça n’est pas à cause de Peter que j’ai dit ça, c’est à cause du mari de mon amie Doris. Il est plutôt du genre volage et comme Doris est ma meilleure amie…
ELENA : Rassurez-la. Les hommes ne me branchent pas.
KATHRIN : Les hommes ne vous branchent pas ?
ELENA : Non.
KATHRIN : C’est-à-dire ?
ELENA : (hésite, gênée)
KATHRIN : Pardon. Excusez-moi.
ELENA : Il n’y a pas de quoi. Au revoir.

KATHRIN : Je peux vous poser une question ? Sur ce que vous avez dit l’autre jour ?
ELENA : J’avais sans doute beaucoup trop bu.
KATHRIN : Comment c’est entre femmes ?
ELENA : Vous n’avez jamais essayé ? Même pas à l’école ? À 14 ans ? Même pas un baiser ?
KATHRIN : Non.
ELENA : Et maintenant vous avez envie de savoir. (Elle s’approche lentement et l’embrasse légèrement puis elle se recule et part) C’est comme ça.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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