Un Amour Prodigue de Claudine Galea et Colombe Clier

Un Amour Prodigue de Claudine Galea et Colombe Clier

Titre Français : Un Amour Prodigue

Titre Original : Un Amour Prodigue

Auteur : Claudine Galea et Colombe Clier

Date de Sortie : 03 Juin 2009

Nationalité : Française

Genre : Jeunesse

Nombre de Pages : 253 pages

Éditeur : Editions Thierry Magnier

ISBN : 978-2-84420-756-2

Un Amour Prodigue : Quatrième de Couverture

À seize ans, ça passe plus vite ? Je ne dirais pas ça à Philippine, c’est ce que les vieux répètent aux jeunes, et c’est irrecevable évidemment. Qu’est-ce qui passe ? L’amour ou la douleur ? La douleur, j’ai pensé. On ne la tient pas au chaud. On ne referme pas ses bras dessus. On la rejette de toutes ses forces. On a d’autres forces en soi.

Une série de photographies dont il ignore tout est confiée à un écrivain. Il s’aventure alors dans l’écriture d’un roman où ces photographies croiseront la vie du héros pour la transformer.

Un Amour Prodigue : Avis Personnel

La présentation de l’éditeur en dit beaucoup plus que la quatrième de couverture. Elle révèle une partie très intéressante de l’histoire : « Léa, la cinquantaine apaisée, veuve depuis quelques années vit dans la montagne une existence assez retirée. Philippine, sa petite fille de dix-sept ans, traverse une épreuve sentimentale et se réfugie chez sa grand-mère. Le chagrin d’amour de Philippine résonne très fortement dans la tête de Léa, trente-cinq ans plus tard l’histoire se répète et Léa qui a si bien gardé le secret de son premier amour va enfin le partager avec sa petite fille et oser rouvrir une boîte de photos qu’elle ne regardait plus. Ce premier amour avec une femme n’a pas empêché Léa de se marier d’avoir une fille, pourtant elle sait qu’elle n’a jamais aimé personne plus qu’Elle. »

La couverture du roman m’a tout de suite attirée tout comme le principe : envoyer une série de clichés à un auteur qui ignore tout du contexte dans lequel ils ont été pris et doit ensuite les placer au cœur d’une histoire. Claudine Galea a choisi de placer les photographies qui lui sont parvenues au cœur d’une histoire d’amour. De deux histoires d’amour en fait. La première vient de se terminer et permet de découvrir la seconde, la plus intéressante, la principale.

J’ai passionnément adoré cette histoire et la manière dont elle est écrite. J’ai aimé le parallélisme entre ce que vit aujourd’hui Philippine, 16 ans et ce qu’a vécu, 34 ans plus tôt, sa grand-mère, Léa, au même âge. Le sentiment amoureux est analysé, décortiqué et la vision qui en ressort est tellement forte et positive qu’on en ressort avec la folle envie d’aimer, d’aimer vraiment.

J’ai découvert que ce roman était classé dans la catégorie des adolescents entre 12 et 15 ans. J’avoue que je me rappelle qu’à cet âge-là j’avais dévoré l’intégralité des Enid Blyton Bibliothèque Rose qui se trouvaient au collège et à la bibliothèque municipale. Par contre j’avais un tel retard question histoires d’amour qu’il m’aurait été impossible de comprendre et de saisir toutes les subtilités de cette œuvre. Là, à 25 ans, j’avoue que j’ai adhéré du début à la fin à cette histoire en miroir entre une jeune femme de 16 ans qui découvre la vie et une femme de 50 ans qui est persuadée qu’elle a déjà vécu.

Un roman pour enfants qui s’adresse à tout le monde. Une œuvre superbement positive et attachante. À découvrir d’urgence.

Un amour prodigue  ( Broché )

par Claudine Galéa, Colombe Clier

Prix : EUR 16,30
11 neufs & occasions à partir de EUR 7,81

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Un Amour Prodigue : Extraits

« C’est Lili qui avait appelé la veille, un dimanche. Lili n’appelait pas souvent, uniquement pour les anniversaires ou les nouvelles vraiment importantes. Et quand elle commençait en disant : « Maman », c’est que c’était grave.
– Maman, tu peux peut-être faire quelque chose pour Philippine. Je n’arrive pas à la raisonner. Elle est complètement butée. Elle ne mange rien, s’enferme dans sa chambre, elle a annulé le stage d’anglais, oui, elle devait faire un stage à Londres, elle ne va même plus à la piscine, ne veut rien savoir rien entendre. Elle est désagréable avec ses sœurs. Nathan n’en tire rien non plus. En fait, je ne l’ai pas dit à son père.
– Qu’est-ce que tu n’as pas dit à son père ? Qu’est-ce qu’elle a, Phili ? Une histoire d’amour ?
– Oui, enfin, c’est ce qu’elle dit. J’appellerais plutôt ça une erreur, un égarement passager. Elle a déjà eu des histoires, avec des garçons, ça n’a jamais pris cette proportion. C’est grotesque et, franchement, ça ne mérite pas qu’on s’y attarde. Je ne supporterai pas qu’elle passe tout l’été à faire la gueule et à écouter des chansons en boucle dans sa chambre fermée à clé. Je ne veux pas qu’elle se bousille la vie, tu comprends, maman, je veux que ma fille ait une vie normale, qu’elle puisse être heureuse.

Quelque chose sonnait faux, Lili hésitait sur certains mots, prenait des précautions, contournait des obstacles, de toute évidence, elle voulait dissimuler une information, mais je n’arrivais pas à savoir laquelle. Même pas à connaître le nom de ce garçon qui faisait tellement souffrir ma petite-fille chérie, ma Phili adorée. Déjà je ne l’écoutais plus, j’avais demandé à parler à Phili, et Lili était allée lui apporter le téléphone dans sa chambre.
Philippine avait une voix éteinte. Elle n’était pas en colère, ça devait être salement sérieux, son affaire.
– Mani, ça va pas. Ça va pas du tout. Tu sais, je…
Les larmes tout de suite.
– Je peux venir chez toi ? Ici j’y arriverai pas, maman supporte pas que je pleure et moi je supporte personne. J’ai pas envie, tu comprends, j’ai pas envie.
– Phili, qu’est-ce qui se passe ? C’est une histoire d’amour, c’est ça ?
– Oui. » (Pages 17-18-19)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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