Citation de la semaine
« Si l’amour embellit les femmes, les femmes, elles, embellissent l’amour. » (Anne Bernard)
UN ROMAN D'AMOUR ENFIN : INTERVIEW DE L'AUTEURE, CY JUNG
(SUITE)
Dans des entrevues vous avez manifesté votre opposition à l’homoparentalité et au mariage gay car vous trouvez dommage que l’homosexualité gâche sa spécificité politique pour se fondre et se confondre dans la société hétéronormée. Quelle est votre vision personnelle de la spécificité homosexuelle ?
Il me faudrait un très long développement pour vous répondre. Puis-je renvoyer vos lecteurs à un texte sur le sujet que j’ai écrit en 1998 pour feu le magazine Ex Aequo : « Le Pacs, point de chute du désir homosexuel ».
Ce texte est en lecture partielle, parce que c’est le seul moyen que j’ai trouvé de lutter contre le copi-llage. Mais je l’envoie en pdf à qui le demande.
Craignez-vous l’effet du regain de popularité de la droite à travers le monde sur les droits des LGBT ?
Dans nos sociétés occidentales, les atteintes directes aux droits des LGBT par des gouvernements réactionnaires sont toujours l’occasion d’un regain de militantisme. Nos droits ne risquent donc pas grand-chose.
Par contre, nos libertés… Ce que je crains le plus, c’est l’embourgeoisement, celui qui fait que défendre la sécurité (notamment celle de son patrimoine) prime la liberté, celui qui transforme les citoyens en une armée silencieuse de Vo-Pos de l’ordre bourgeois.
Plus que les droites, ce sont les intégrismes religieux qu’il faut surveiller et craindre, car eux ne font pas dans la dentelle. C’est le droit de vivre des homosexuels qui est ici en cause. C’est sans doute là que devraient se concentrer nos efforts, là où les gens sont en danger de mort. Nous avons le devoir de faire du bruit, autant que nous le pouvons. Ici encore, c’est la visibilité qui fera avancer les choses ; pas la souscription commune d’un crédit à la consommation !
Pouvez-vous nous donner un avant-goût de ce que votre plume nous réserve ?
Vaste question !
Je viens de terminer un roman rose qui met en scène une retraitée de l’Éducation nationale à qui il arrive tous les malheurs du monde et je mets la dernière touche au troisième volet de la trilogie amorcée avec Mathilde, je l’ai rencontrée dans un train suivie d’Un roman d’amour, enfin : le premier traitait du désir, le second de l’amour, le troisième vise à se débarrasser de tout cela. Si mes éditeurs prennent ces textes, ce seront les prochains publiés.
En même temps, j’ai participé à deux concours de nouvelles avec des textes où il est question de déficience visuelle, sujet que j’ai peu abordé en dépit de mon livre témoignage sur mon amblyopie. Un de mes textes a été retoqué ; j’attends le verdict sur le second.
Je réfléchis à écrire un roman policier, et j’ai quelques intrigues d’avance pour des romans roses. Voilà, ce doit être tout pour l’instant… avec au moins un personnage bisexuel, promis !
Interview Originale sur le Site La Cité Bisexuelle






