Un Talent Mortel de Laurie King

Un Talent Mortel de Laurie King

Titre Français : Un Talent Mortel

Titre Original : A Grave Talent

Auteur : Laurie King

Date de Sortie : 1993

Nationalité : Américaine

Genre : Thriller

Nombre de Pages : 396 pages

Éditeur : Pocket

ISBN : 2-266-07805-4

Un Talent Mortel : Quatrième de Couverture

Depuis toujours, la peinture d’Eva Vaughn déchaîne autour d’elle d’étranges passions. Déjà, à dix-sept ans, entre son art et Andy Lewis, elle n’avait pas hésité longtemps avant de le congédier. Quelques jours plus tard était découvert le cadavre dénudé de Jemima, la petite fille que gardait Eva. Accusée, jugée puis condamnée, elle purgera sa peine avant d’élire domicile près de San Francisco, mais à l’écart du monde, dans une petite communauté où personne ne connaît cette histoire.

Pourtant, bientôt le calme est rompu. Trois fillettes sont retrouvées assassinées dans les mêmes circonstances que la petite Jemima dix-huit ans plus tôt. Le cauchemar recommence.

Souvent comparée à P.D. James et à Ruth Rendell, Laurie King est passée maître dans l’art difficile de faire naître le suspense à travers la psychologie de ses personnages. « Un talent mortel » a été couronné par le prix Edgar du meilleur premier roman policier 1993.

Un Talent Mortel : Avis Personnel

Laurie King fait preuve d’un incroyable talent avec ce premier roman. Un excellent suspens, des personnages humains et imparfaits, une histoire complexe, des fausses pistes.

Le plus impressionnant et le plus passionnant reste à mon avis la psychologie des personnages. En quelques lignes elle dépeint l’inspecteur Al Hawkin, un vieux de la vieille rompu aux enquêtes difficiles à qui l’on assigne une petite nouvelle fraîchement promue. Mais ces deux flics que tout oppose apprennent à se connaître durant leurs investigations et un respect mutuel les rapproche rapidement.

Casey, Kate pour les intimes, est une jeune femme qui a toujours du se battre pour se faire une place et se faire respecter. Le lecteur apprend à la connaître petit à petit et comprend ses réticences à parler de sa vie privée. Elle cherche à se préserver un espace à elle, où l’horreur qu’elle côtoie quotidiennement ne peut l’atteindre. C’est une fois l’histoire bien avancée que l’on comprend que la personne qui partage sa vie, Lee, est une femme.

Un beau portrait, complexe à souhait qui donne rapidement au lecteur l’impression de connaître et de comprendre cette femme. Ses peurs, ses attentes, sa vie. En plus la fin est loin du happy end habituel et l’auteure prend le risque de mettre ses héros en grandes difficultés.

Incontournable.

Un Talent Mortel : Extraits

« – Qui ?

Son visage épuisé grimaça comme s’il humait une odeur de pourriture – ce qui n’était pas loin de la réalité.
– Katharina Cecilia Martinelli, qu’on appelle K.C., ou Casey, si vous préférez.
– Dieu tout-puissant, Ted ! Il y a un cinglé qui tue des petites filles, j’ai la moitié de la Californie du Nord sur le dos et tu me refiles je ne sais qu’elle Madonna en uniforme, qui, la semaine dernière, distribuait probablement encore des contraventions pour stationnement interdit.
– Elle a été nommée inspecteur il y a un an, expliqua patiemment le lieutenant Patterson. Elle est nouvelle ici, mais elle a fait des études des plus brillantes et, à San José, elle a eu droit à une citation reconnaissant officiellement sa très grande compétence.
– « Compétence ! » Ca veut dire qu’elle est soit invivable dans le travail, soit tellement nerveuse qu’elle est capable de se tirer une balle dans le pied. » (Page 16)

« Kate somnola tandis que les phares blancs venaient à leur rencontre et que les feux arrières rouges se fondaient les uns dans les autres. Il faisait chaud dans la voiture, qui sentait le café, et aussi le tabac, ce qui ne lui déplaisait pas. Elle retapa le coussin et y posa la tête.
– Tu es réveillée ? demande doucement Hawkin sans quitter la route des yeux.
– Oui.
– Est-ce que je peux te poser une question ?
– Tu peux essayer, dit-elle en tentant d’émerger.
– Es-tu lesbienne ?

Hawkin étudia sa réaction à la question. Rien. Une petite surprise, peut-être, très intéressante.
– Tu me le demandes en tant que flic, en tant qu’homme ou en tant qu’ami ?
– Disons. en tant qu’ami.
– Al, en tant qu’ami, j’espère que tu ne t’en offenseras pas si je te dis que je ne pense pas que nous nous connaissions assez bien pour que tu me poses une telle question. Retente le coup dans deux mois, dit-elle en refermant les yeux.
– Et en tant qu’homme ?
– Tu ne me l’as pas demandé en tant qu’homme.
– Et si je l’avais fait ?
– Si tu l’avais fait, ma réponse aurait été un peu différente.

Ni l’un ni l’autre ne mentionna la troisi ème possibilité. » (Pages 224-225)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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