Une Saison Morte de Cécile Bailly

Une Saison Morte de Cécile Bailly

Titre Français : Une Saison Morte

Titre Original : Une Saison Morte

Auteur : Cécile Bailly

Date de Sortie : 15 Février 2002

Nationalité : Française

Genre : Roman d'Amour

Nombre de Pages : 209 pages

Editeur : KTM Éditions

ISBN : 2-913066-10-0

Une Saison Morte : Quatrième de Couverture

Seule après le décès de son père, K se heurte à l’implacable réalité du quotidien. Refusant les compromis, c’est auprès des femmes qui croisent sa route qu’elle cherche à apaiser sa révolte.
Mais entre amour et amitié, K oscille, son corps vacille.
Qui de H ou de Lilas parviendra à interrompre son errance ?

Après Malice et Emois, et moi, Cécile Bailly nous livre des bribes de sa vie nomade. Avec ce roman intimiste, elle confirme son aptitude à se renouveler et à surprendre.

Une Saison Morte : Avis Personnel

L’histoire de K n’est pas une histoire facile, elle est même plutôt triste. L’héroïne du roman, adoptée alors qu’elle n’est qu’une enfant par un homme grand, fort et généreux, se retrouve seule à la mort de ce dernier. Elle n’a alors que 18 ans, la fille qu’elle aimait et avec laquelle elle se voyait vivre heureuse, Lilas, l’a quittée pour d’autres horizons et elle ne s’imagine aucun avenir.

K traîne aussi sa souffrance et son mal-être dans les rues de sa ville. Jamais véritablement chez elle, toujours solitaire. Elle se met en retrait de la société et coupe petit à petit les liens qui la retiennent aux autres. Elle vend l’appartement hérité de son père, loue un petit endroit où vivre, finit par partir dans un van pour faire « les saisons » en femme débrouillarde, travailleuse acharnée et indépendante.

Elle se perd, s’oublie et hésite entre une femme qu’elle aime et qui l’a quittée et une amie sincère avec laquelle elle peut partager qui elle est, mais qui refuse d’aller plus loin…

J’ai été surprise par le fractionnement de l’histoire et ces chapitres qui ne se suivent pas, allant une fois en arrière, une fois en avant. Pas toujours évident de suivre la chronologie. Le choix des lettres, H et K, m’a mise en difficulté dès le premier instant. Je me suis dit que j’allais avoir du mal à les distinguer l’une de l’autre et il m’a bien fallu la moitié du roman pour y parvenir. Parfois, je peux être très longue. Mais ensuite je me suis demandé comment j’avais pu les confondre.

En toute franchise, j’ai eu des difficultés à accrocher sur ce roman et tout comme sur l’écriture. Trop « intimiste » peut-être, trop extrême, trop en marge, je ne sais pas. Pourtant, lorsque j’ai refermé le livre après l’avoir terminé, K m’a manqué.

Une Saison Morte : Extraits

« Elles ne s’étaient jamais décidées à nommer leur relation. Simplement car il n’existait pas de mot pour celle-ci, ou alors, les mots, à force d’usage, par n’importe qui, n’avaient plus la poétique puissance qu’elles mettaient, elles, dans l’exceptionnalité de leur relation. K avait tenté platement d’appeler cela « amitié », un jour, sans conviction, et elle s’était heurtée à la véhémence de H : « J’en ai rien à foutre, d’avoir des amis. Ca ne m’intéresse pas. Moi je veux l’Amour. Une meuf. Ma meuf. » C’était pourtant elle, H qui avait émis le souhait de nommer, de définir la terminologie. K n’y avait pas songé. « Tu crois que c’est quoi, entre toi et moi ? » Pudique, tout autant que H mais pas de la même manière, K avait tenté de ne pas rougir et répondu confusément « amitié », tout en sachant que cela ne lui convenait pas non plus à elle, que c’était bien au-dessus de ce qu’évoque ce terme. Pourtant, elle aimait ce mot, elle avait pleuré en lisant des amitiés adolescentes, dans des internats XIXe siècle, d’associations envers et contre tous, de sang mêlés, qui avaient forcément viré au drame, de ces amitiés passionnelles auxquelles on n’osait tout simplement pas accoler le mot « amour ». Car « amour », s’il signifiait quelque visée idéale, ne voulait plus rien dire du tout. Surtout pour K. » (Page 9)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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